Les Comores se classent parmi les principaux producteurs mondiaux de parfums, aux côtés de Madagascar et de Mayotte. Dans le pays, le fleur d'ylang-ylang fait bien plus que produire des parfums de luxe. Il fait vivre des milliers de ménages ruraux et constitue une source de revenus et de croissance économique stable et respectueuse de l’environnement.
Cette industrie renforce également l’économie nationale. L'agriculture représente environ un tiers du PIB des Comores et les cultures d'exportation telles que l'ylang-ylang, la vanille et les clous de girofle sont à l'origine d'une grande partie de cette croissance.
Des pratiques plus vertes, des revenus plus solides
L'ylang-ylang crée des opportunités économiques directes pour de nombreuses familles aux Comores. Environ 10 000 producteurs cultivent cette plante, notamment sur l'île d'Anjouan. Les agriculteurs et les ouvriers gagnent un revenu stable en récoltant et en vendant les fleurs. Les femmes jouent un rôle central, passant de longues heures à récolter les fleurs pour les vendre au kilo.
Étant donné que les producteurs peuvent récolter les fleurs d’ylang-ylang plusieurs fois par mois, cette culture génère des revenus toute l’année. Ce cycle de croissance plus verte aide les ménages à gérer leurs dépenses et réduit l’instabilité des revenus. L’industrie soutient également une activité économique plus large.
Les petites distilleries achètent des fleurs auprès d'agriculteurs indépendants, permettant même aux petits producteurs de participer aux marchés d'exportation. Ces entreprises créent des emplois et renforcent les compétences locales en matière de transformation et de production. Les exportateurs agréés aident à maintenir les normes de qualité et à connecter les Comores aux marchés mondiaux.
En conséquence, même les communautés éloignées bénéficient du commerce international. En 2022, exportations d'ylang-ylang générées environ 5,56 millions de dollars, faisant de cette récolte l'un des produits d'exportation les plus précieux des Comores. Les principaux marchés sont la France, la Suisse, les États-Unis et le Royaume-Uni. Cette demande mondiale apporte de précieux revenus étrangers au pays.
L'industrie de l'ylang-ylang aux Comores
Les développements récents améliorent à la fois la durabilité et la résilience économique de l'industrie de l'ylang-ylang aux Comores. Les producteurs modernisent leurs équipements de distillation pour réduire les coûts et améliorer l’efficacité. Les fours améliorés et les alambics en acier inoxydable utilisent moins de bois, réduisant ainsi les dépenses de production et rendant les opérations plus durables.
Les agriculteurs plantent également des arbres tels que les manguiers et les arbres à pain pour sécuriser les sources de carburant tout en protégeant les forêts naturelles. Ces efforts soutiennent la productivité à long terme et contribuent à préserver les ressources dont dépendent les moyens de subsistance.
Un avenir ancré dans la prospérité
Les nouveaux programmes environnementaux créent également des flux de revenus supplémentaires pour les communautés rurales. Les ONG paient désormais les agriculteurs, appelés « gardiens de l’eau », pour restaurer les forêts et protéger les systèmes d’approvisionnement en eau. Ces initiatives offrent des incitations financières tout en renforçant les écosystèmes locaux.
En liant la conservation à la génération de revenus, ces programmes contribuent à réduire la pauvreté et à renforcer la sécurité économique. L'ylang-ylang génère déjà des revenus d'exportation, des emplois et des revenus stables pour les communautés rurales. Aujourd’hui, des méthodes de production plus vertes améliorent l’efficacité, protègent les ressources naturelles et créent de nouvelles opportunités.
Grâce à ces changements, la « fleur des fleurs » peut continuer à stimuler la croissance économique tout en aidant les communautés à sortir de la pauvreté. À l’avenir, des investissements accrus dans la production d’ylang-ylang pourraient encore accélérer la réduction de la pauvreté aux Comores. Former les agriculteurs aux techniques de récolte améliorées pourrait augmenter les rendements et augmenter les revenus sans nécessiter davantage de terres agricoles.
L’expansion de la capacité locale de distillation permettrait également aux communautés de capter davantage de valeur avant l’exportation, créant ainsi des emplois supplémentaires. Des infrastructures améliorées, notamment de transport et de stockage, pourraient réduire les déchets et accroître la rentabilité. Alors que la demande internationale de parfums durables augmente, les Comores sont bien placées pour s’imposer comme un fournisseur éthique haut de gamme.
Ce changement pourrait renforcer les recettes d’exportation tout en soutenant les moyens de subsistance des ruraux. En combinant durabilité et productivité, la production d’ylang-ylang offre une voie pratique vers une croissance économique inclusive et une réduction de la pauvreté à long terme.
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