Principaux faits sur la violence de genre au Maroc

La violence de genre au MarocLe Maroc est une nation souveraine de la région du Maghreb en Afrique du Nord. Située sur la côte nord-ouest de l’Afrique, elle borde les mers Atlantique et Méditerranée, reliant l’Afrique et l’Europe. C'est une monarchie constitutionnelle à la culture riche et diversifiée, connue pour son mélange d'influences arabes, berbères et européennes, avec pour capitale Rabat.

Facteurs contributifs

  1. Plus de la moitié des femmes déclarent avoir été victimes de violence. En 2019, environ 57 % des les femmes au Maroc ont été ou sont actuellement victimes de violence domestique. Cela se traduit par six millions de personnes victimes de violence de la part de leur partenaire.
  2. La société n’est pas concernée. Selon le Département d'État américain, la police marocaine traite la violence domestique comme un problème social plutôt que comme une affaire pénale.
  3. La violence prend de nombreuses formes, pas seulement physiques. Il s’agit notamment des agressions sexuelles, ainsi que des abus psychologiques et émotionnels. La violence psychologique est la plus courante, touchant plus de 95,8 % des femmes non célibataires en 2018.
  4. L’environnement domestique est un lieu majeur de maltraitance au Maroc. Une grande partie de la violence se produit au sein des relations familiales ou conjugales. Parmi les adolescentes, plus de la moitié déclarent avoir subi une forme de violence. Cela met en évidence la violence domestique comme un facteur majeur de violence basée sur le genre au Maroc.
  5. La sous-déclaration est courante. Seulement environ 3% des survivants signaler officiellement les violences, souvent dues à la stigmatisation ou à la peur. Ceci est souvent lié à la pression familiale, où les abus sont traités comme une affaire privée qui ne doit pas être divulguée publiquement. Les survivants sont découragés de dénoncer les faits, notamment par les voies légales, en raison des inquiétudes quant aux conséquences. Il s’agit notamment des enfants qui grandissent sans père et de la perte de la protection ou du soutien financier perçu de la part des maris.
  6. Les normes culturelles contribuent au silence. La dépendance économique et les dynamiques de pouvoir inégales entre les sexes sont fréquemment citées comme des obstacles à la fin d’une relation abusive.
  7. Des dizaines de milliers de cas sont enregistrés chaque année. Entre juillet 2024 et juin 2025, 28 980 cas de violences contre les femmes ont été signalées au Maroc.

Appel à l'action

Pour lutter contre la violence basée sur le genre, le Maroc a mis en œuvre des politiques concernant les lois sur le mariage d'enfants et le mariage forcé à la suite l'affaire Amina Filali. Filali était une jeune fille de 16 ans qui s'est suicidée après avoir été forcée d'épouser son violeur. Le gouvernement marocain a réformé son code pénal pour relever l'âge légal du mariage, criminaliser les mariages forcés et accroître la protection des victimes de violences sexuelles.

Au-delà de la législation, le Maroc a également mis en place des refuges pour les survivants, des lignes d'assistance téléphonique pour signaler les abus et des campagnes de sensibilisation pour éduquer le public sur la violence sexiste. En outre, les organisations non gouvernementales (ONG) telles que Association Démocratique des Femmes Marocaines fournir une aide juridique, un soutien psychologique et une formation professionnelle pour aider les survivants à devenir indépendants et à échapper à des environnements abusifs.

Conclusion

La violence contre les femmes au Maroc existe depuis des siècles. Cela remonte aux structures sociales historiques façonnées par les systèmes familiaux patriarcaux, les traditions tribales et de parenté et les normes juridiques qui donnaient aux hommes une plus grande autorité au sein des ménages. Pendant une grande partie de l'histoire du Maroc, la dépendance économique des femmes, l'accès limité à l'éducation et les attentes sociales autour du mariage et de l'obéissance ont renforcé les dynamiques de pouvoir inégales.

Les affaires domestiques étaient souvent traitées comme des questions familiales privées plutôt que comme des préoccupations juridiques. Cependant, des efforts ont été récemment déployés pour changer cette situation, notamment avec l'adoption de la loi 103-13 (Maroc) en 2018. La loi criminalise certaines formes de violence à l'égard des femmes et vise à améliorer les efforts de protection et de prévention.

Cependant, malgré ces réformes juridiques, les structures sociales historiques continuent aujourd’hui d’influencer les attitudes à l’égard de la violence domestique.

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