Partout dans le monde, les pays s’efforcent de ralentir la propagation du VIH/SIDA grâce à plusieurs méthodes. Au Brunei, un petit pays d'Asie du Sud-Est, l'objectif de l'épidémie de VIH/SIDA est d'y mettre fin d'ici 2030. Selon l'International AIDS Society (IAS), depuis que le pays a signalé son premier cas confirmé de VIH en 1986, le nombre de cas est resté relativement faible.
Pourtant, de nouveaux cas d’infection ont continué à apparaître lentement. En 2020, un total de 289 Brunéiens et résidents permanents avaient reçu un diagnostic de VIH/SIDA au Brunei. Sur ce nombre total, 75 % vivent toujours avec le VIH.
Obstacles : stigmatisation et discrimination
Brunei continue de faire face à la stigmatisation et à la discrimination, ce qui crée des obstacles pour les communautés vulnérables à la recherche d'opportunités et de soutien. Ces défis existent parmi les jeunes handicapés (YWD), qui ont souvent du mal à entrer sur le marché du travail en raison de préjugés et d'idées fausses sur leurs capacités. Ces obstacles peuvent empêcher les JF de devenir financièrement indépendantes et de participer pleinement à la société.
Un schéma d’exclusion similaire touche les personnes vivant avec le VIH/SIDA au Brunei. La discrimination et l'homophobie peuvent décourager les individus de rechercher des services de dépistage, de traitement et de soutien du VIH. Par exemple, en vertu de la loi sur les maladies infectieuses, introduite par Brunei en 2003, les personnes diagnostiquées séropositives sont confrontées à des restrictions juridiques liées à la transmission et à la divulgation. Les défenseurs du VIH soutiennent que ces politiques peuvent accroître la stigmatisation et créer la peur, rendant les individus moins susceptibles d'accéder aux soins de santé.
Réponse du Brunei au VIH/SIDA : accès et sensibilisation
Cependant, le VIH/SIDA au Brunei est soutenu par le système de santé et les organisations communautaires locales qui s'efforcent de surmonter les obstacles auxquels sont confrontées les populations vulnérables, notamment les jeunes marginalisés touchés par les défis sociaux et économiques. Ces efforts visent à accroître la sensibilisation, à encourager le dépistage du VIH, à réduire la stigmatisation et à améliorer l'accès aux soins de santé. Voici tTrois faits sur la réponse du Brunei au VIH.
1. Accès au dépistage du VIH
En 2020, Brunei a élargi l’accès au dépistage rapide du VIH en proposant des dépistages gratuits dans sept cliniques privées. Les cliniques partenaires sont : la clinique médicale Ammaan, la clinique CY Lim, la clinique Dr Prema, la clinique médicale Riverview, la clinique de santé et de bien-être Vitaliv, la clinique Wholistica, le centre de bien-être et le centre de santé Panaga.
Le test rapide du VIH fournit des résultats en 15 à 20 minutes. Ensuite, le diagnostic précoce permet aux personnes vivant avec le VIH de rechercher des services de soutien à un stade précoce. L'initiative a été développée en collaboration avec le Conseil de lutte contre le sida du Brunei Darussalam, qui a souligné l'importance de créer des espaces de dépistage sûrs et sans jugement, tout en combinant les services médicaux avec des programmes d'éducation et de sensibilisation au VIH. En outre, le pays effectue chaque année environ 200 000 examens médicaux, notamment des tests de dépistage du VIH chez les femmes enceintes et les travailleurs étrangers.
2. Auto-test
Le ministère de la Santé a approuvé l’accès aux kits d’autotest du VIH. Parallèlement, des institutions comme Panaga Health (PH) donnent accès à ces kits d'autotest dans leurs établissements, afin que n'importe qui et ses partenaires puissent simplement se rendre au comptoir de PH et les acheter. L'autotest permet aux individus d'effectuer un test de dépistage du VIH dans l'intimité de leur domicile, les résultats étant disponibles en 20 minutes environ. De plus, l’autotest n’inclut ni aiguilles ni sang, uniquement de la salive.
PH est un établissement de santé qui fournit une gamme de services médicaux, notamment des soins de santé primaires, des soins dentaires, des services d'urgence et des programmes de protection de la santé. En 2022, PH a étendu ses services à une communauté plus large ; il ne soutenait que les travailleurs de l’industrie pétrolière et gazière. En augmentant l'accès aux tests confidentiels, PH contribue à réduire la peur de la discrimination, à réduire les obstacles aux soins et à orienter les individus vers un traitement en cas de besoin.
3. Éducation des jeunes
En plus d'élargir l'accès au dépistage et au traitement, Brunei s'est également concentré sur l'éducation sur le VIH auprès des jeunes générations. Le Programme de sensibilisation au VIH pour les pairs et les jeunes (HAPPY), géré par le Conseil du Brunei Darussalam sur le sida (Conseil BDAIDS), est une initiative axée sur les jeunes qui enseigne aux étudiants la transmission du VIH, la prévention et la santé sexuelle.
En 2026, le programme a touché environ 70 étudiants du Collège Sultan Omar Ali Saifuddien, où les participants ont appris comment le VIH se propage, discuté des idées fausses courantes et exploré les moyens de prendre des décisions éclairées concernant leur santé. En outre, la séance a souligné l'importance de fixer des limites saines, de comprendre les infections sexuellement transmissibles et de partager des informations précises avec les pairs et les familles.
Grâce à des activités interactives et du matériel éducatif local, HAPPY vise à réduire la désinformation et à encourager les jeunes à devenir des défenseurs de la sensibilisation au VIH dans leurs communautés.
Lutter contre le VIH/SIDA Conclusion
Le VIH/SIDA au Brunei est resté relativement faible grâce aux efforts du pays en matière de programmes de prévention, de dépistage et de traitement. La poursuite des investissements dans des services de santé inclusifs et la sensibilisation du public seront essentielles pour que le Brunei puisse atteindre son objectif de mettre fin au VIH/SIDA d'ici 2030. En outre, en éliminant ces obstacles, la riposte du Brunei au VIH contribue à empêcher que les problèmes de santé ne créent de nouveaux désavantages sociaux et économiques pour les communautés vulnérables.
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