Comment la Chine contribue à réduire la pauvreté en RDC

Pauvreté en RDCLa République démocratique du Congo est l’un des plus grands pays d’Afrique subsaharienne, ayant accès à d’incroyables ressources naturelles, telles que des minéraux comme le cobalt et le cuivre, et à d’importantes terres arables. Malgré cela, la majeure partie du pays n’a pas bénéficié de cette richesse. Il fait partie des cinq pays les plus pauvres du monde. On estime que 69 % du pays est considéré sous le seuil de pauvreté, selon une enquête nationale de l'Institut national des statistiques, tandis que l'indice d'inégalité du pays est conforme à la moyenne de l'Afrique subsaharienne à 38,1.

Solutions internationales à la pauvreté en RDC

Les pays développés ont essayé d’aider ceux qui souffrent le plus. L’un d’eux, ces dernières années, a été la Chine, qui a offert plusieurs formes d’assistance visant à réduire la pauvreté en RDC, notamment à travers l’agriculture. Le 19 décembre 2024, la Chine et la RDC ont lancé leur première session de formation sur la coopération technique agricole dans la capitale Kinshasa. L’objectif de ce partenariat était de permettre à la RDC d’exploiter ses ressources agricoles, d’atteindre l’autosuffisance en matière de production alimentaire et, ce faisant, de réduire la pauvreté en général. La formation a duré un mois et a impliqué plus de 40 participants congolais.

Avec des objectifs similaires à l’esprit, en 2016, la Chine, en partenariat avec l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture, a signé un accord avec la RDC d’une durée de deux ans et d’une valeur de 1,5 million de dollars, dans le but d’améliorer la nutrition et la sécurité alimentaire dans le pays. Le projet s’est déroulé de 2017 à 2019 et a contribué à un changement mesurable. Des experts techniques ont fourni aux agriculteurs une assistance visant à accroître la production agricole. Au cours des deux années, la productivité et la rentabilité de plus de 2 200 ménages se sont améliorées. Les besoins de consommation de légumes et de céréales ont été satisfaits, contrairement à avant ; le revenu net s'est amélioré et les agriculteurs ont acquis de nouvelles technologies agricoles.

Pour faciliter la production agricole, les experts ont présenté diverses techniques aux agriculteurs locaux et leur ont montré comment détecter et éloigner les parasites. L'un des résultats a été que le rendement du riz a connu une augmentation de 133 % à 466 %. Des résultats similaires se sont produits dans l’horticulture, avec une augmentation de la production de choux, de poivrons, d’oignons et de tomates. Les techniciens ont fourni une assistance pour la construction des lits de semence, les techniques de semis, l'ameublissement du sol et la préparation du sol.

Réponse à l’épidémie d’Ebola

Début mai 2026, une épidémie d’Ebola touche la RDC. La maladie s'est propagée rapidement et, selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, il y a eu plus de 800 décès liés.

Plusieurs pays ont répondu avec de l'aide. Bien que les États-Unis aient envoyé une aide financière et des experts médicaux importants, les responsables américains ont déclaré que la réponse était de moindre ampleur que lors des épidémies précédentes, suite aux coupes budgétaires de l'USAID et au retrait du pays de l'Organisation mondiale de la santé. En juin 2026, la Chine a envoyé des experts médicaux anti-épidémiques à Kinshasa pour une mission de trois mois afin de soutenir la réponse de la RDC à l'épidémie, selon la Commission nationale chinoise de la santé. Deux équipes ont été dépêchées jusqu'à présent, dont 10 experts spécialisés dans les tests de laboratoire, l'épidémiologie et le traitement clinique, travaillant aux côtés du gouvernement local.

En juillet 2026, la Chine a contribué 2,5 millions de dollars supplémentaires en financement d’urgence aux Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), dont une grande partie est destinée à la RDC, portant sa contribution totale à 4,5 millions de dollars. Le financement est destiné à soutenir la surveillance, les services de laboratoire, la logistique, les opérations d'intervention de première ligne et l'engagement communautaire. Le directeur général du CDC Afrique, Jean Kaseya, a salué le soutien de la Chine, selon la chaîne de télévision publique chinoise CGTN, qualifiant les pays de partenaires fiables.

Une image plus compliquée du secteur minier

Les relations économiques plus larges entre la Chine et la RDC sont moins simples. En mars 2026, Kinshasa a signé un nouvel accord avec la Chine pour approfondir la coopération dans son secteur minier, comprenant des dispositions sur le partage de données, la protection des investissements et le traitement local. Les entreprises publiques chinoises contrôlent déjà la majorité des plus grandes mines de cobalt de la RDC, et Pékin reste le plus grand créancier bilatéral du pays.

Cette relation a fait l’objet d’un examen minutieux. La RDC a réexaminé les accords miniers chinois antérieurs au milieu d’allégations selon lesquelles les infrastructures promises n’auraient pas été construites et que certaines opérations dirigées par la Chine auraient sous-estimé le cobalt extrait ; un tribunal congolais a privé une grande société minière chinoise du contrôle de l'une des plus grandes mines de cobalt du pays à la suite d'un différend sur le paiement des redevances. La RDC a également signé des accords miniers concurrents avec les États-Unis ces derniers mois, et les responsables congolais ont déclaré qu’ils n’avaient pas l’intention de s’aligner exclusivement sur l’un ou l’autre pays.

Conclusion

La Chine est devenue une source importante d’aide et d’expertise pour la RDC, depuis la formation agricole jusqu’au financement de la réponse à Ebola, et les responsables des deux côtés décrivent cette relation en termes positifs. Dans le même temps, l'ampleur du rôle économique de la Chine dans le pays, notamment dans le secteur minier, reste un sujet d'examen permanent en RDC. Ces deux dynamiques illustrent comment l'implication d'un seul pays dans la lutte contre la pauvreté peut être à la fois une source de soutien tangible et un sujet de débat continu.

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