La Guinée équatoriale, un pays situé juste au-dessus de la ligne de l'équateur, compte 1,4 million d'habitants. Le gaz et les combustibles fossiles fournissent 69 % de l’énergie consommée dans le pays. Les 31 % restants de l’énergie consommée proviennent de l’hydroélectricité, en grande partie de la centrale hydroélectrique de Dijibloho. Voici plus d’informations sur les énergies renouvelables en Guinée équatoriale.
Réduction des gaz à effet de serre
En 2023, le gouvernement équato-guinéen a annoncé son objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 35 % d’ici 2030. Le gouvernement ne peut réaliser cet objectif qu’en investissant davantage dans les énergies renouvelables. L’expansion de nouveaux projets hydroélectriques pourrait non seulement contribuer à cet objectif, mais également fournir des emplois stables à de nombreux citoyens. La construction du barrage de Dijibloho entre 2008 et 2012 démontre les avantages potentiels des investissements hydroélectriques, comme en témoigne la croissance rapide de la production d'énergie renouvelable dans les années qui ont suivi la mise en service du barrage. En 2011, la Guinée équatoriale consommait seulement 4 % de son énergie à travers l'hydroélectricité. En 2015, troisième année de fonctionnement du barrage de Dijibloho, ce pourcentage est passé à 33 %.
Expansion de l’hydroélectricité
S'appuyant sur ses récents investissements dans l'hydroélectricité, le gouvernement de Guinée équatoriale intensifie ses efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et augmenter la production d'énergie renouvelable grâce à la construction du projet hydroélectrique de Sendje. Ce barrage, dont les plans se préparent depuis 2020, est en cours et entièrement financé par le gouvernement équato-guinéen. Le nouveau projet devrait atteindre une capacité de 200 MW, ce qui éclipserait de loin la capacité de 120 MW du barrage de Dijibloho. Par conséquent, lorsque ce projet hydroélectrique de Sendje sera achevé, la consommation énergétique du pays pourra commencer à évoluer vers une dépendance plus élevée à l'hydroélectricité qu'à celle des combustibles fossiles.
Les effets bénéfiques du recours à l’hydroélectricité
Les grands projets comme le barrage de Sendje représentent l’impact que les investissements dans les énergies renouvelables en Guinée équatoriale peuvent avoir sur une communauté dans son ensemble. Les personnes vivant à proximité du barrage ont la possibilité d'accéder à un emploi durable non seulement grâce à la construction de la centrale, mais également à son entretien et à son exploitation. La création de nouveaux emplois reste l'outil le plus puissant pour réduire la pauvreté en fournissant des revenus ainsi qu'une identité sociale. Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le reconnaît et prévoit de continuer à investir dans les ressources naturelles du pays pour soutenir les secteurs non pétroliers en plein essor du pays.
Une énergie fiable peut également jouer un rôle important dans la réduction de la pauvreté parmi les résidents locaux que le projet n’employait pas directement. Environ 18 % des ménages de Guinée équatoriale n'ont toujours pas accès à l'électricité, avec des pourcentages plus élevés dans les zones rurales. Des projets comme le barrage de Sendje sont particulièrement bénéfiques pour ces communautés, car ils donnent accès à une électricité fiable qui peut être produite de manière plus durable et souvent à un coût à long terme inférieur à celui des énergies fossiles.
Regarder vers l'avenir
Les énergies renouvelables sont abondantes en Guinée équatoriale. Grâce au développement des infrastructures d'énergies renouvelables dans des projets tels que le barrage de Sendje, le pays peut réduire les émissions de gaz à effet de serre, créer des emplois et élargir l'accès à l'électricité. Ces développements contribuent à la fois à lutter contre la pauvreté dans les communautés rurales et à protéger le riche environnement naturel. La poursuite des investissements dans les énergies renouvelables a donc le potentiel de soutenir à la fois le développement économique et la préservation de l’environnement à travers le pays.
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