Guérir le fleuve : la schistosomiase à São Tomé et Príncipe

Lutte contre la schistosomiase à São Tomé et PríncipeLutte contre la schistosomiase à São Tomé et PríncipeLa schistosomiase ou bilharziose prospère là où les gens manquent d’eau potable et d’assainissement. La schistosomiase reste endémique à São Tomé et Príncipe, principalement causée par Schistosoma intercalatum. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) classe le pays comme nécessitant une chimiothérapie préventive, ce qui indique une transmission continue. Malgré plusieurs cycles d'administration massive de médicaments, la maladie persiste dans certaines communautés, en particulier près des ruisseaux et des rizières, où les enfants restent à risque. Une surveillance continue est essentielle pour surveiller et traiter les points chauds de transmission localisés.

Une menace faible mais tenace

Des études récentes confirment que São Tomé et Príncipe maintient un niveau faible mais persistant de transmission de la schistosomiase, principalement causée par Schistosoma intercalatum. Selon une étude publiée dans PLOS Neglected Tropical Diseases en 2023, la prévalence nationale reste faible après des cycles répétés d’administration massive de médicaments et de campagnes d’éducation sanitaire. La surveillance continue continue d'identifier une transmission limitée dans certaines communautés, soulignant la nécessité de mesures de contrôle durables sous la direction de l'Organisation mondiale de la santé.

Une dynamique depuis 2014

Après une enquête cartographique nationale en 2014, le ministère de la Santé a lancé une chimiothérapie préventive au praziquantel dans les écoles. Rien qu'en 2015, plus de 31 000 enfants d'âge scolaire ont reçu un traitement, une étape essentielle pour réduire les infections et protéger les personnes les plus à risque. La surveillance continue n’a révélé que des cas sporadiques, y compris un rare rapport de neuroschistosomiase en 2020, soulignant pourquoi la vigilance reste importante même si la prévalence diminue.

Une étape importante pour 2024 : arrêter l’administration massive de médicaments

Les partenaires régionaux soulignent désormais une réalisation majeure. Le programme ESPEN de l'OMS pour la région Afrique a rapporté dans son examen annuel de 2024 que São Tomé et Príncipe avait interrompu l'administration massive de médicaments (MDA) dans toutes les unités de mise en œuvre endémiques, marquant ainsi une étape clé vers l'élimination. Les mises à jour des données d'ESPEN pour 2025 répertorient également le STP parmi les pays qui n'ont pas mené de TMM en 2024, ce qui est cohérent avec une transition d'un traitement généralisé vers une surveillance et une réponse ciblées.

Eau, assainissement et hygiène : le jeu à long terme

Le traitement seul ne peut pas terminer le travail. Les progrès durables dépendent de l’eau potable, de l’assainissement et de l’hygiène (WASH), afin que les populations ne soient pas à nouveau exposées aux rivières et aux canaux d’irrigation. L'UNICEF rapporte des actions WASH récentes à STP, notamment le renforcement des comportements en matière de lavage des mains et la coordination d'une plateforme WASH multisectorielle – des efforts qui protègent les familles de la schistosomiase et d'autres infections. Les mises à jour mondiales du JMP de l'OMS/UNICEF montrent pourquoi c'est important : de nombreux établissements de santé et ménages dans le monde ne disposent toujours pas de services WASH de base, une lacune qui entretient la transmission des MTN.

Ce qui est nécessaire ensuite

São Tomé-et-Principe poursuit ses efforts nationaux alignés sur les directives de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour lutter contre la schistosomiase. Les travaux actuels comprennent la surveillance post-administration massive de médicaments, l’intégration de la surveillance dans les soins de santé primaires et la coordination avec les agences d’éducation et de l’eau pour pérenniser les acquis en matière de prévention. Le ministère de la Santé, avec le soutien de l'OMS et des partenaires internationaux, maintient la distribution de praziquantel dans les zones où la transmission persiste et suit les données sur les infections pour orienter les stratégies de contrôle. Ces initiatives en cours reflètent l'engagement du pays à atteindre les objectifs de l'OMS pour 2030 en matière de maladies tropicales négligées.

Pourquoi c'est important

L’élimination de la schistosomiase sauve les enfants de l’anémie, des douleurs abdominales et des cours manqués, et renforce les soins de santé primaires. Avec la pause du MDA et l’augmentation des investissements WASH, São Tomé-et-Principe a de réelles chances d’arrêter la transmission. Un financement durable pour la surveillance et les infrastructures hydrauliques peut aider les îles à transformer un succès discret en victoire permanente.

*