Programmes d'obtention du diplôme dans les pays en développement

Programmes d'obtention du diplôme dans les pays en développementLa pauvreté et les efforts pour y échapper vont au-delà des revenus gagnés. Le Réseau de pairs sur la pauvreté multidimensionnelle (MPPN) illustre cela dans son introduction au concept de pauvreté multidimensionnelle, affirmant qu'une personne peut souffrir de pauvreté en raison de l'accumulation de divers facteurs qui diminuent la qualité de vie, y compris, mais sans s'y limiter, le manque d'eau potable ou d'électricité, un travail de mauvaise qualité ou un accès limité à une éducation de qualité.

C’est pour cette raison que l’aide étrangère sous forme de transferts d’argent ou de biens, bien qu’extrêmement utile dans la lutte contre la pauvreté mondiale, ne constitue pas toujours une approche suffisamment globale pour garantir que le plus grand nombre possible de personnes soient touchées dans un souci de durabilité à long terme.

Les programmes d'obtention du diplôme comme solution

Une solution existe sous la forme de programmes de fin d'études, définis par l'Abdul Latif Jameel Poverty Action Lab (J-PAL) comme des programmes qui fournissent aux personnes vivant dans l'extrême pauvreté non seulement une aide en espèces, mais également des actifs commerciaux et une formation professionnelle afin qu'elles puissent avoir la chance de construire leur indépendance financière et de briser les cycles de pauvreté existants.

Selon J-PAL, les programmes de fin d'études ont été lancés pour la première fois par une organisation non gouvernementale (ONG) nommée BRAC en 2002. Ils auraient produit des résultats sociétaux positifs après un à deux ans de financement et ont été mis en œuvre dans au moins 20 pays.

Comment fonctionne l'approche

Comme mentionné précédemment, l’approche commence par la fourniture d’actifs commerciaux, tels que du bétail et des fournitures pour le commerce, suivie d’une formation professionnelle pour gérer ces actifs et d’un soutien à la consommation. J-PAL indique que le soutien à la consommation consiste en une aide financière ou alimentaire régulière pendant plusieurs mois à un an.

Ces programmes offrent également aux bénéficiaires un accès à des comptes d'épargne et à un soutien en matière de santé sous la forme d'une éducation sanitaire, d'un accès aux soins de santé et d'une formation aux compétences essentielles. Pour garantir la réussite des participants, des visites à domicile fréquentes sont effectuées par les membres du personnel pour assurer la responsabilité et l'encadrement nécessaire.

Le nom « programme de graduation » est dérivé de l’idée de « sortir » de la dépendance à l’égard de l’aide étrangère en un à deux ans et de passer à l’autonomie financière.

Preuves et rendements mesurés

J-PAL partage des données empiriques montrant que les rendements à long terme générés par l'approche du programme de fin d'études peuvent dépasser les coûts à court terme. Des études mesurant les résultats 18 mois à trois ans après l'obtention de leur diplôme indiquent que les bénéficiaires ont vu leurs revenus augmenter de 7 à 65 %, tandis que leur consommation a augmenté de 11 à 30 %.

De plus, Innovations for Poverty Action (IPA) a rapporté les résultats d'une étude de 2015 comprenant des évaluations randomisées dans six pays où des programmes d'obtention de diplôme ont été mis en œuvre. Les évaluations ont suivi 21 000 personnes en Éthiopie, au Ghana, au Honduras, en Inde, au Pakistan et au Pérou pendant trois ans :

  • Éthiopie – Coût du programme : 1 054 $ ; Rendement : 260 %.
  • Ghana – Coût du programme : 2 135 $ ; Rendements : 133 %.
  • Honduras – Coût du programme : 1 406 $ ; Rendements : -198%.
  • Inde – Coût du programme : 358 $ ; Rendements : 433 %.
  • Pakistan – Coût du programme : 1 160 $ ; Rendements : 179 %.
  • Pérou – Coût du programme : 2 697 $ ; Rendement : 190 %.

Regarder vers l'avenir

En résumé, les données collectées dans les pays où les programmes d’obtention de diplôme dans les pays en développement ont été utilisés démontrent des effets positifs en offrant des voies plus durables vers l’indépendance financière pour les ménages vivant dans une extrême pauvreté. Les retours sur investissement rapportés présentent également un argument financier en faveur du financement continu des programmes de fin d’études dans les pays en développement dans le cadre d’efforts plus larges de réduction de la pauvreté à l’échelle mondiale.

*