Sécheresses zéro jour – Le projet Borgen

Sécheresses zéro jourSécheresses zéro jourPartout dans le monde, des millions de personnes s’approchent d’un point connu sous le nom de Jour zéro. C’est le moment précis où une région ou une ville manque d’eau et où les robinets se tarissent, les récoltes dépérissent et les moyens de subsistance s’effondrent. Les sécheresses du Jour Zéro sont plus que de simples catastrophes environnementales ; ils sont également des facteurs de pauvreté et de faim et remodèlent la vie dans de nombreux pays, notamment en Somalie, au Yémen et à Haïti.

La pénurie d’eau a de nombreux effets différents et de grande envergure. Sans eau, le bétail meurt, l’agriculture échoue et les prix des denrées alimentaires montent en flèche. Dans de nombreuses régions vulnérables qui sont actuellement aux prises avec des conflits et la pauvreté, un événement du Jour Zéro peut rapidement se transformer en une véritable crise humanitaire. En Somalie, actuellement, moins plus de 30% des Somaliens la population a accès à l’eau potable. Cela signifie que de nombreux ménages ruraux somaliens doivent compter sur des moyens coûteux et non durables pour accéder à une eau propre et utilisable.

Le lien entre pauvreté et eau

La Somalie a connu cinq saisons de pluies consécutives infructueuses, qui ont pratiquement dévasté les pâturages et les terres agricoles. Alors que les récoltes commencent à échouer et que les animaux commencent à mourir, de nombreuses communautés perdent leurs principales sources de revenus et de nourriture et les familles sont obligées de migrer à la recherche des choses les plus importantes dont elles ont besoin pour survivre : la nourriture et l'eau. De nombreuses familles sont contraintes de se retrouver dans des camps de déplacés surpeuplés et n’ont qu’un accès limité à une agriculture durable ou à l’eau potable, ce qui provoque la propagation de la faim et l’aggravation de la pauvreté.

Au Yémen, l’un des pays où l’eau est le plus rare au monde, le conflit en cours a complètement endommagé les infrastructures hydrauliques. Plus plus de 90% des disponibilités les ressources en eau sont utilisées pour l'agriculture ; l'inefficacité ou l'épuisement des eaux souterraines peuvent menacer non seulement les cultures mais aussi la survie des communautés rurales. De nombreux ménages du pays dépendent souvent de l'eau transportée par camion, ce qui peut coûter cher et absorber une grande partie de leurs revenus. Cela laisse de nombreuses familles incapables d’acheter suffisamment de nourriture, car le déclin de l’agriculture fait grimper les prix des denrées alimentaires dans tout le pays.

En Haïti, une combinaison d'ouragans et de sécheresses a détruit une grande partie des terres agricoles du pays et perturbé complètement les moyens de subsistance ruraux. De nombreux agriculteurs ont même du mal à irriguer leurs cultures, ce qui entraîne une famine généralisée et de mauvaises récoltes. À mesure que le cycle de sécheresse et de catastrophes se répète, de nombreuses communautés rurales sont incapables de se relever d’une crise et piégées dans la pauvreté.

L’impact mondial de Jour zéro sécheresse

Les sécheresses du Jour Zéro ne signifient pas seulement des robinets vides, mais aussi des assiettes vides. Lorsque l’eau disparaît et que la production alimentaire chute, l’agriculture s’effondre et la faim augmente également. À mesure que les effets de l’instabilité climatique s’accélèrent, les sécheresses du Jour Zéro deviennent de plus en plus fréquentes et graves, menaçant également de plus en plus la sécurité alimentaire mondiale.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) est la plus grande organisation humanitaire au monde. Il s’efforce de sauver des vies dans les situations d’urgence et utilise l’aide alimentaire pour ouvrir la voie à la stabilité, à la paix et à la prospérité pour les personnes qui se remettent d’un conflit, d’une catastrophe ou d’une catastrophe liée au climat. Cette organisation est présente dans plus de 120 pays et travaille sans relâche pour apporter des ressources vitales aux personnes dans le besoin.

Selon le PAM, 319 millions de personnes souffrent de faim aiguë et la famine menace 1,9 million de personnes dans le monde. Il indique également que les extrêmes climatiques sont un facteur clé de l’insécurité alimentaire et que la crise climatique exacerbe la faim chez de nombreuses personnes dans le besoin.

Des solutions innovantes porteuses d’espoir

Malgré cette grave crise, de nombreuses communautés s’efforcent de mettre en œuvre des solutions innovantes pouvant combiner agriculture durable, accès à l’eau potable et gouvernance locale dirigée par les communautés. En Somalie, le Fonds saoudien pour le développement (SFD) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) collaborent actuellement sur un projet visant à fournir un accès durable à l'eau aux communautés touchées par la sécheresse. Le projet promet d'aider plus de 120 000 personnes en exploitant l'énergie solaire.

Ce projet vise à renforcer la gouvernance locale de l'eau, en garantissant que les communautés locales ont accès à des sources d'eau durables. De plus, le programme Somalie de la Banque mondiale Projet de résilience urbaine La phase II est conçue pour renforcer la résilience urbaine en Somalie. Il vise à reconstruire les infrastructures, à améliorer l’approvisionnement en eau et à soutenir les familles déplacées et touchées par la sécheresse.

Au Yémen, le projet de gestion intégrée des ressources en eau du PNUD pour améliorer la résilience de l'agriculture et la sécurité alimentaire (GIRE-ERA) s'efforce de renforcer la sécurité alimentaire et la résilience agricole du pays. Pour ce faire, elle assure une gestion efficace, équitable et durable des ressources en eau. Le PNUD s'efforce également de construire des puits communautaires, d'améliorer la collecte de l'eau et de protéger les terres agricoles des inondations désastreuses.

En Haïti, la Banque mondiale a approuvé un investissement de 80 millions de dollars subvention pour améliorer l’accès des zones rurales à des services d’eau et d’assainissement décentralisés, durables et résilients. Le financement élargira également l’accès à des systèmes d’approvisionnement en eau résilients et durables dans les communautés rurales. De plus, le Fonds vert pour le climat (FVC) soutient la région de Trois-Rivières avec un projet qui combine agriculture durable, contrôle des inondations et meilleure gouvernance de la gestion de l'eau et des terres.

Comment l’aide américaine peut aider

Les États-Unis peuvent jouer un rôle central en aidant à prévenir de futures sécheresses. En soutenant les infrastructures hydrauliques durables, l’adaptation au climat et la résilience à la sécheresse grâce à l’aide internationale, les États-Unis peuvent faire une différence durable. Le financement américain de projets tels que les cultures résistantes à la sécheresse, les systèmes d’irrigation et la gouvernance de l’eau a le potentiel non seulement de sauver des vies, mais également de renforcer la sécurité alimentaire mondiale.

De plus, ces investissements ont le potentiel de créer des communautés stables et autosuffisantes, mieux équipées pour faire face aux défis actuels.

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