Investir dans le développement rural en Inde est non seulement essentiel pour élever les communautés rurales, mais également cruciale pour soutenir la croissance environnementale et économique du pays. La durabilité rurale cherche à améliorer la qualité de vie et le bien-être général des personnes vivant dans ces domaines. Un facteur clé qui stimule le besoin urgent d'avancement rural est la crise agraire en cours. La dépendance des agriculteurs marginaux à l'égard des intrants chimiques et la hausse du coût des matériaux agricoles ont dégradé des sols fertiles, ce qui donne un minimum de rendements économiques et une dette croissante – affectant finalement les moyens de subsistance des personnes qui dépendent de l'agriculture.
En réponse à ces défis, une solution prometteuse est apparue sous la forme d'une agriculture naturelle à budget nul (ZBNF), un système agricole efficace qui enrichit naturellement le sol en utilisant des matériaux tels que la bouse de vache, l'urine de vache, le jagré, la farine de pouls, etc. Cette approche améliore la santé des sols, renforce la résilience des cultures contre les extrêmes climatiques et améliore l'accès à des aliments sûrs et abordables. Le ZBNF détient un potentiel important pour transformer l'Inde rurale en favorisant l'équilibre écologique, la résilience économique et les moyens de subsistance durables.
Les pratiques et les principes de ZBNF
L'agriculture naturelle à budget zéro (ZBNF) a été initialement pratiquée par Masanobu Fukuoka, agriculteur et philosophe japonais, sur l'île de Shikoku. Cependant, la méthode a pris de l'importance au 21e siècle grâce au travail de l'agriculture indienne Subhash Palekar, qui s'est inspiré des techniques d'agriculture indien traditionnelles. Pour réitérer, le ZBNF est une approche écologique et à faible coût de l'agriculture qui cherche à remplacer les intrants chimiques par des ressources naturelles, permettant aux agriculteurs de cultiver sans dépendance aux prêts ou aux intrants achetés par le marché.
Palekar a développé quatre principes de base de ZBNF, appelés les quatre roues, chacun représentant un aspect fondamental de la pratique: Beejamrit, Jeevamrit, paillis et waaphasa. Beejamrit est un traitement microbien naturel appliqué aux graines avant le semis, fabriqué à l'aide de liquides de bouse de vache comprenant une bouse de vache locale, une urine de vache locale et est conçue pour stimuler une germination saine. Jeevamrit fait référence à l'amélioration des microbes du sol à l'aide d'un inoculum de bouse de vache, d'urine de vache et de jagré, favorisant la fertilité du sol par des moyens biologiques.
Le paillage consiste à couvrir le sol avec des résidus de culture, comme le paillis, pour conserver l'humidité et réguler la température du sol. Waaphasa se concentre sur la construction de l'humus du sol pour augmenter l'aération du sol, ce qui améliore la structure du sol et réduit la consommation d'eau. Selon cette méthode, l'irrigation – définie comme appliquant de l'eau aux cultures artificiellement – n'est effectuée qu'à midi et en sillons alternatifs.
L'impact
Les chercheurs ont de plus en plus observé que l'agriculture naturelle à budget zéro (ZBNF) a le potentiel d'améliorer considérablement la productivité agricole par rapport aux méthodes agricoles conventionnelles, qui reposent généralement sur des engrais synthétiques et des pesticides chimiques. Des preuves empiriques suggèrent que les pratiques de ZBNF ont augmenté jusqu'à 22% pour les cultures telles que le gramme, la lentille, le soja, le gramme noir et la purée rouge par rapport à l'agriculture inorganique. Cela indique une tendance prometteuse vers des systèmes agricoles plus durables mais productifs.
Soutenir davantage ces résultats, une enquête menée dans l'État du Karnataka a révélé que les agriculteurs qui ont adopté des techniques de ZBNF ont connu une augmentation impressionnante de 79% des rendements des cultures. Encore plus frappant, une étude distincte réalisée en Andhra Pradesh a enregistré une amélioration encore plus élevée du rendement, avec des augmentations atteignant jusqu'à 88% lors de l'utilisation des méthodes ZBNF.
Néanmoins, il est important de reconnaître que les pratiques agricoles sont rarement universellement efficaces et que les résultats peuvent varier considérablement en fonction des conditions régionales, du type de culture et des caractéristiques du sol. Par exemple, une étude menée dans l'État de Telangana a révélé que le maïs, dans ce cas particulier, a donné de meilleurs résultats lorsqu'il est cultivé en utilisant des méthodes agricoles conventionnelles plutôt que par le biais de pratiques ZBNF. Cela rappelle que si le ZBNF est très prometteur, il peut ne pas surpasser régulièrement les approches traditionnelles dans tous les contextes et systèmes de cultures.
Défis en cours
Malgré les avantages prometteurs de l'agriculture naturelle à budget zéro (ZBNF), elle reste l'objet d'une controverse valide, notamment, la préoccupation que pendant quelques décennies ou moins, le sol peut manquer de matière biologique, entraînant un accident catastrophique dans la production alimentaire à travers l'Inde. En d'autres termes, les experts craignent que le ZBNF puisse exploiter les nutriments de la matière organique du sol, entraînant une dégradation à long terme du sol, une réduction des rendements des cultures et un effondrement potentiel de la production alimentaire s'il est largement adopté sans recherche appropriée.
En avant
Cela met en évidence la nécessité de recherches futures pour réévaluer les effets à long terme du ZBNF afin que les pays utilisant cette pratique puissent prospérer à court terme et à long terme. La bonne nouvelle est qu'avec une évaluation scientifique et rapide et une adaptation minutieuse, le ZBNF a le potentiel d'évoluer en un modèle d'agriculture résilient et durable qui profite à la fois aux agriculteurs et à l'environnement.
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