Les agents de santé villageois comblent le déficit de vaccination au Lesotho

Lacune en matière de vaccination au LesothoDans les communautés montagneuses du Lesotho, un vaccin manqué n'est souvent pas simplement un rendez-vous manqué. Cela peut résulter de la distance, des coûts de transport, d’un terrain difficile ou de l’incertitude quant à l’endroit où les services sont disponibles. C’est ce qui fait du déficit de vaccination au Lesotho à la fois un problème de pauvreté et un problème de santé. Lors du mandat du ministère de la Santé campagne nationale contre la rougeole et la rubéole en octobre 2025, les agents de santé villageois ont contribué à réduire ces obstacles en faisant du porte-à-porte. Ils ont dirigé les parents vers les points de vaccination et ont aidé les équipes de santé à atteindre les enfants qui autrement auraient pu passer inaperçus.

Une campagne construite autour de la sensibilisation

Le Lesotho a commencé très tôt à se préparer pour la campagne d’octobre 2025. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que la campagne nationale s'est déroulée du 20 au 24 octobre, suivie d'efforts de nettoyage du 25 au 27 octobre dans les zones à faible couverture. La campagne devait toucher 196 308 enfants âgés de 0 à 59 mois grâce à quatre interventions : vaccin contre la rougeole et la rubéole, vaccin oral contre la polio, vitamine A et comprimés vermifuges.

L'OMS a également déclaré que 85 participants avaient participé à la formation au préalable, parmi lesquels des responsables de la santé des districts et des représentants des secteurs de l'éducation et des collectivités locales. Cette campagne s'est également appuyée sur des progrès antérieurs. Selon le Rapport annuel de l'UNICEF Lesotho 2024la couverture de la première dose de vaccin contre la rougeole est passée de 84 % en 2023 à 93 % en 2024. Le même rapport indique que l'UNICEF a soutenu l'administration de 12 564 vaccins contre la rougeole et la rubéole dans les zones difficiles d'accès pendant la Semaine africaine de vaccination. Il a également souligné les partenariats médiatiques et les efforts de sensibilisation visant à améliorer la confiance dans les vaccins.

Comment les agents de santé villageois ont comblé l’écart

L'écart en matière de vaccination au Lesotho s'est réduit parce que agents de santé villageois effectué un travail pratique et local qu'un système central seul ne pouvait pas réaliser. D’abord, ils allèrent de maison en maison. Le rapport de l'OMS sur Qacha's Nek indiquait que les agents de santé du village expliquaient l'importance de la vaccination directement aux familles et les guidaient vers les sites de vaccination.

Dans les endroits où les ménages sont dispersés sur des terrains escarpés, le porte-à-porte aide les familles qui autrement pourraient manquer complètement la campagne. Cette approche est cruciale pour ceux qui ne savent pas où aller, quand arriveront les vaccinateurs ou qui ne peuvent pas risquer un voyage difficile sans informations claires.

Deuxièmement, ils ont contribué à établir la confiance. L’OMS a rapporté qu’à Mokhotlong, les équipes de santé ont eu recours au dialogue avec les patients et à des informations précises pour parler avec des parents qui hésitaient au départ à l’idée de se faire vacciner. Les agents de santé villageois ont joué un rôle central dans cet effort car ils étaient connus dans leurs communautés et pouvaient parler en tant que voisins de confiance plutôt qu'en tant que fonctionnaires distants.

Troisièmement, ils ont remarqué qui manquait. Un rapport de Gavi VaccinesWork décrit comment un agent de santé du village de Leribe s'est rendu compte que les enfants d'une mère ne s'étaient pas présentés à un point de vaccination temporaire et a alerté le personnel infirmier. Ce suivi a révélé un problème plus profond : la famille avait pris du retard en matière de vaccins infantiles de routine parce que la mère ne pouvait pas se permettre le livret médical de 1,50 $ ou le billet aller-retour d'environ 1,60 $ à l'hôpital de Motebang. Ce cas a montré comment les agents de santé villageois font plus que diffuser des informations. Ils aident les équipes de santé à identifier les enfants dont l'absence est liée à la pauvreté plutôt qu'au refus.

Pourquoi la pauvreté maintient les enfants à distance

Le cas de Leribe montre pourquoi le déficit de vaccination au Lesotho est lié à la pauvreté. Selon la Banque mondiale, Le taux de chômage du Lesotho était de 30,1 % en 2024 et environ 45,7 % de la population vivait avec moins de 3,00 dollars par jour. Dans ce contexte, même des coûts mineurs liés à la santé peuvent devenir de véritables obstacles aux soins de routine. Pour les familles vivant à proximité de la frontière, l’accès dépend non seulement de la disponibilité des vaccins, mais également du coût abordable de leur accès.

Les partenaires ont soutenu l’action locale

Le ministère de la Santé du Lesotho a dirigé la campagne, mais les efforts locaux ont été renforcés par un soutien extérieur. Gavi, l'OMS et l'UNICEF ont fourni un soutien financier et technique pour la planification, la mise en œuvre et le suivi. Le rapport annuel 2024 de l'UNICEF indique également qu'il a élaboré des politiques de santé communautaires et des boîtes à outils de formation standardisées pour les agents de santé villageois, contribuant ainsi à renforcer la qualité des soins au niveau communautaire.

La campagne a montré que l’inclusion est importante. Un rapport de VaccinesWork de décembre 2025 indiquait que le Lesotho imprimé 400 paquets d'informations en braille avant la campagne, c'était la première fois que le système de vaccination du pays rendait disponibles les informations sur les vaccins en braille. Selon le même rapport, 110 733 enfants de moins de 5 ans ont reçu le vaccin contre la rougeole et la rubéole, des gouttes contre la polio, de l'albendazole et de la vitamine A au cours de la campagne du 20 au 24 octobre.

Cela est important car combler le déficit de vaccination au Lesotho ne consiste pas seulement à fournir des vaccins. Il s’agit également de garantir que l’information parvienne aux parents sous des formes qu’ils peuvent utiliser.

Remarques finales

La campagne menée au Lesotho en octobre 2025 n'a pas effacé toutes les barrières structurelles en une seule semaine. Le déficit de vaccination au Lesotho est toujours façonné par la pauvreté, la géographie et les limites de la prestation de services de routine. Mais la campagne a montré à quoi ressemblent les progrès dans la pratique : des agents de santé villageois qui savent quels ménages ont de jeunes enfants, des chefs locaux ouvrant leurs maisons comme sites de vaccination et des équipes de santé qui assurent le suivi lorsque les enfants ne se présentent pas.

Dans les communautés de montagne où l'exclusion peut se produire en douceur, ce type d'effort communautaire rend les soins de santé plus accessibles aux familles les plus susceptibles d'en manquer. Si le Lesotho continue d’investir dans les agents de santé villageois, la sensibilisation et la communication inclusive, davantage d’enfants issus de familles à faible revenu risquent beaucoup moins d’être laissés pour compte.

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