Le système d’enseignement supérieur en Guinée équatoriale

Système d'enseignement supérieur en Guinée équatorialeL’amélioration du système d’enseignement supérieur en Guinée équatoriale est devenue de plus en plus importante à mesure que le pays s’efforce de développer son économie. Cependant, le système reste confronté à des défis tels qu'un manque de ressources et un manque d'enseignants qualifiés. Selon un rapport du projet BTI, seuls 12,8 % des jeunes s'inscrivent dans l'enseignement supérieur, ce qui limite les opportunités de carrière à long terme et ralentit le développement de la main-d'œuvre. Alors que la demande de travailleurs qualifiés augmente, l’élargissement de l’accès à l’enseignement supérieur et à la formation professionnelle reste une priorité.

Développement historique de l’enseignement supérieur

Le système d'enseignement supérieur en Guinée équatoriale a subi des changements importants depuis l'indépendance du pays en 1968. Le Portugal a d'abord colonisé le territoire entre 1472 et 1778 avant d'en transférer le contrôle à l'Espagne, qui a dirigé le pays jusqu'à l'indépendance.

Après son indépendance, le système éducatif a souffert sous le règne de Francisco Macías Nguema. Des enseignants et des universitaires ont été arrêtés et certains ont été exécutés. En comparaison, le Cameroun, pays voisin, a créé l’Université de Yaoundé peu après son indépendance en 1962 et a développé son système d’enseignement supérieur tout au long des années 1970. Toutefois, la Guinée équatoriale n’a créé une université nationale qu’en 1995.

Le gouvernement a adopté la loi générale sur l'éducation en 1995 pour promouvoir l'égalité d'accès à l'éducation. Au cours de la même période, l'Université nationale de Guinée équatoriale (UNGE) a été créée et a introduit des cours d'ingénierie, de médecine, de sciences sociales et humaines. Malgré ces réformes, les inscriptions dans l’enseignement supérieur restent faibles. Selon la Banque mondiale, en 2024, seuls 8 151 étudiants étaient inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur.

Améliorations et réformes en cours

  1. Expansion numérique : Le lancement du projet Univ Connect début 2026 vise à connecter 17 universités et établissements d’enseignement supérieur en Afrique via un réseau haut débit. Cela fournira une plate-forme numérique partagée pour l’enseignement et la recherche et devrait bénéficier à 80 000 étudiants.
  2. Renforcement de l'intégration régionale : À partir de 2026, les organisations régionales promeuvent les qualifications mutuellement reconnues, les transferts de crédits et la libre circulation des étudiants et des chercheurs de l’enseignement supérieur afin d’améliorer la qualité de l’enseignement et d’aligner l’apprentissage sur les demandes du marché du travail. L'initiative regroupe six États membres de la CEMAC : le Gabon, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, la République du Congo et la Guinée équatoriale.
  3. S'aligner sur le marché du travail : La Stratégie nationale pour l'emploi 2024 vise également à développer la formation professionnelle et à renforcer les liens entre les universités et les industries telles que l'agriculture et l'écotourisme afin d'augmenter les taux d'emploi. L’objectif est que 80 % des formations se déroulent au sein des entreprises pour y parvenir. En 2025, le Premier ministre s'est fixé un objectif de 100 000 nouveaux emplois dans l'industrie pour réduire le taux de chômage des 15-24 ans.

Des défis persistants dans l’enseignement supérieur

En Guinée équatoriale, il existe actuellement une université, l'UNGE, avec des campus à Bata et Malabo. En outre, il existe actuellement cinq établissements de formation professionnelle spécialisés. En comparaison, le pays voisin, le Cameroun, compte 11 universités. Bien que le taux d'inscription dans l'enseignement supérieur au Cameroun reste relativement faible à 17 %, il dépasse toujours le taux de Guinée équatoriale de 12,8 %.

Ainsi, malgré les réformes récentes, le système d’enseignement supérieur de Guinée équatoriale reste confronté à des défis majeurs tels que l’accessibilité, le financement et la préparation professionnelle. Selon un rapport de la Banque mondiale, les faiblesses du secteur continuent de créer des obstacles à l'emploi en raison du manque de compétences professionnelles pertinentes. Le pays compte une population très jeune, dont 56 % a moins de 25 ans, ce qui rend l'investissement dans l'enseignement supérieur crucial pour le développement du pays.

Conclusion

Le système d’enseignement supérieur en Guinée équatoriale a été confronté à de nombreux défis historiques et structurels. Toutefois, les réformes récentes montrent des progrès en matière d’infrastructure numérique et de préparation de la main-d’œuvre. Un investissement continu dans l’enseignement supérieur pourrait accroître les opportunités d’emploi, renforcer le développement de la main-d’œuvre et encourager les générations futures à poursuivre des études supérieures.

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