Le vélo est un moyen de transport fiable, peu coûteux, à haut rendement, peu polluant et résilient. Ils offrent une alternative aux véhicules motorisés pour parcourir des distances trop difficiles à parcourir à pied. Mais l’usage du vélo n’est pas aussi répandu dans le monde.
Alors que des pays comme les Pays-Bas et le Danemark ont fait du vélo l'un de leurs éléments culturels les plus reconnaissables, rouler à vélo n'est pas aussi courant dans d'autres régions du monde, notamment en Afrique subsaharienne. Voici quelques raisons pour lesquelles les vélos pourraient être bénéfiques dans certaines communautés, ainsi que les objectifs de la fondation Sortir de la pauvreté à vélo (Coopérative).
La pauvreté en Afrique subsaharienne rurale
Les zones rurales d'Afrique subsaharienne comptent parmi les régions les plus pauvres du monde. À partir de 2024, environ 67% des Les pauvres du monde vivent en Afrique subsaharienne. Environ 40 % de la population d’Afrique subsaharienne n’a pas accès à l’eau potable, tandis que 70 % des enfants souffrent de privation dans des secteurs vitaux, notamment les soins de santé, l’éducation et la nutrition.
Ce manque systématique d’accès à une éducation de qualité, à des établissements de soins de santé et à des opportunités d’emploi compromet le bien-être de communautés entières.
À propos de Sortir de la pauvreté à vélo
CooP est une organisation qui estime que se concentrer sur la mobilité pourrait être un tournant indispensable pour fournir un accès à d'autres installations aux communautés mal desservies. CooP estime que fournir un accès à des solutions de mobilité alternatives pourrait réduire considérablement les déficits de développement auxquels les communautés locales sont confrontées. Il propose d'utiliser le vélo pour accéder à de meilleurs services, améliorant ainsi les conditions socio-économiques de la région.
Selon un rapport, les vélos peuvent améliorer l'éducation et le développement économique en permettant aux cyclistes d'accéder à des installations dont ils n'auraient pas accès autrement. En 2004, après qu'un tsunami ait frappé la côte sri lankaise, World Bicycle Relief fait don de 24 300 vélos aux personnes touchées par la catastrophe. Un peu plus de deux ans plus tard, 88 % des bénéficiaires dépendaient du vélo comme moyen de subsistance, tandis que 82 % des femmes bénéficiaires ont déclaré que leur vélo était utilisé pour des activités génératrices de revenus.
L'amélioration des sentiers piétonniers et la promotion de l'utilisation de véhicules non motorisés peuvent être un moyen efficace de passer d'une agriculture de subsistance à une production de petit marché, développant ainsi les économies locales. C’est la principale innovation que CooP souhaite introduire. L'organisation estime que les vélos peuvent jouer un rôle indispensable dans le développement des communautés rurales.
En conséquence, elle s'est associée aux entreprises sociales Bikeventures et Greenhub Shops pour apporter davantage de vélos aux communautés rurales d'Ouganda et du Kenya. L’objectif est simple : améliorer les moyens de subsistance des familles africaines en rendant les vélos plus accessibles et plus largement disponibles.
Initiatives pour sortir de la pauvreté à vélo
CooP gère plusieurs branches du projet, notamment Bike4Work, Bike4School et Bike4Care, qui promeuvent respectivement l'entrepreneuriat, l'éducation et les soins de santé. Au-delà de la fourniture de vélos, l'organisme propose également des formations en mécanique et entretien des vélos, ainsi qu'en règles de circulation et en sécurité routière. Si les vélos peuvent être indispensables, des conditions routières sûres et des pratiques responsables sont tout aussi importantes.
L'organisation vise à doter la prochaine génération des connaissances et des outils nécessaires pour reconnaître et défendre leurs besoins en tant que cyclistes, notamment l'amélioration des routes et des conditions de circulation. Il s’agit d’une première étape importante pour aider les communautés à bénéficier pleinement du vélo et à l’utiliser pour améliorer leurs conditions de vie.
Remarques finales
Grâce à ces projets, CooP fait progresser plusieurs objectifs de développement durable (ODD). Avant tout, il soutient l’ODD 1 : Pas de pauvreté, car il a été démontré que les vélos améliorent les conditions socio-économiques de leurs utilisateurs. Grâce à Bike4School, l'organisation contribue également à l'ODD 4 : Éducation de qualité, tandis que Bike4Care soutient l'ODD 3 : Bonne santé et bien-être.
L'initiative répond également à l'ODD 5 : Égalité des sexes, car les femmes ont plus de chances d'accéder à l'emploi et d'atteindre l'indépendance économique lorsqu'elles disposent d'un moyen de transport fiable pour se rendre sur leur lieu de travail. En fin de compte, quelque chose d’aussi simple qu’un vélo peut devenir un puissant outil de changement et de mobilité sociale. Même si ce n’est peut-être pas la solution ultime à la pauvreté mondiale, il offre un moyen pratique et efficace de relever bon nombre des défis quotidiens causés par la pauvreté et le sous-développement.
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