Combattre l’ère de la faillite mondiale de l’eau

Faillite mondiale de l’eauDébut 2026, le monde est entré dans une ère de « faillite mondiale de l’eau », avec 2,2 milliards de personnes privées d’eau potable et 4 milliards confrontées à une grave pénurie, selon l’Université des Nations Unies. Le Freshwater Challenge s’efforce de lutter contre cette crise de ressources en eau épuisées et d’effondrement des écosystèmes en initiant une restauration à grande échelle des écosystèmes aquatiques.

Faillite mondiale de l’eau

L’Institut de l’Université des Nations Unies pour l’eau, l’environnement et la santé (UNU-INWEH) affirme qu’un langage plus courant, comme celui de « crise de l’eau », ne représente pas avec précision la véritable nature de ce qui se passe dans de nombreux endroits du monde.

Dans son rapport le plus récent, l'UNU-INWEH propose des recommandations actualisées et plus affinées aux gouvernements afin que leurs lignes directrices soient adaptées à l'état actuel de l'eau dans le monde. Le rapport sert de conseil aux décideurs politiques pour qu'ils fassent de l'eau une priorité absolue. En mettant l’accent sur l’eau, les gouvernements peuvent promouvoir la coopération pour relever les défis critiques de sécurité, de paix, de liberté, d’aménagement du territoire et de durabilité.

Le message principal du rapport est que le monde est entré dans l’ère de la faillite mondiale de l’eau. Il s'agit d'un terme que les Nations Unies (ONU) ont adopté lors de la mise à jour de leur langage pour refléter la réalité dans les endroits souffrant d'un accès inéquitable à l'eau ou d'un accès inexistant à l'eau douce.

Ce problème continue de s’aggraver à mesure que l’utilisation excessive de l’eau, la détérioration des terres, la déforestation, l’épuisement des eaux souterraines et la pollution globale s’aggravent à l’échelle mondiale, ce qui a poussé l’ONU à adopter ce nouveau terme.

Le Journal of Water Resources Management a initialement développé ce langage, le définissant comme le prélèvement excessif persistant d’eau par rapport aux apports renouvelables et aux niveaux d’épuisement sûrs, ainsi que la perte irréversible ou d’un coût prohibitif du capital naturel lié à l’eau qui en résulte.

Le défi de l'eau douce

Initialement lancé en 2023 lors de la Conférence des Nations Unies sur l'eau, le Freshwater Challenge est devenu la plus grande initiative mondiale dédiée à la restauration et à la protection des rivières, lacs et zones humides dégradés. Son objectif est de répondre à l’aggravation des crises de l’eau, du climat et de la nature, connues sous le nom de faillite mondiale de l’eau.

Le Freshwater Challenge prévoit de servir les pays pauvres en restaurant les rivières et les zones humides, ce qui améliorera l’accès à l’eau potable et réduira les risques climatiques. En effet, en restaurant les écosystèmes, l'initiative renforcera la sécurité alimentaire locale, créera des moyens de subsistance durables pour les populations et protégera les communautés vulnérables des risques liés à l'eau comme les sécheresses et les inondations, conformément aux objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies.

L’initiative cible les sources d’eau douce dégradées, qui sont cruciales pour l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène dans les zones en développement. Cela aidera les communautés qui dépendent actuellement d’une eau insalubre. La restauration des eaux intérieures contribuera également à accroître les populations de poissons et à soutenir l’agriculture locale, essentielles à la nutrition des communautés pauvres.

Le travail du Freshwater Challenge pour soutenir ces communautés contribue à attirer des financements pour mettre en œuvre des améliorations des systèmes nationaux de gestion de l'eau, dans des régions comme la Zambie et la Sierra Leone, en comblant les lacunes en matière de données et en améliorant la gestion de l'eau. Dans l’ensemble, l’initiative implique 54 pays et l’Union européenne, qui se sont unis pour inverser la panne des systèmes d’approvisionnement en eau critiques.

Perspectives d'avenir

L'initiative a annoncé un nouvel objectif visant à restaurer 300 000 kilomètres de rivières et 350 millions d'hectares de zones humides d'ici 2030, essentiels au maintien de l'eau potable et de l'assainissement, en particulier dans les régions où l'eau est très rare, comme le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

En plus de cette restauration, le Freshwater Challenge prévoit de travailler à la conservation des écosystèmes aquatiques actuellement intacts. En anticipant les problèmes futurs, l’initiative peut renforcer l’impact de son travail.

Regarder vers l'avenir

Même si l’état des ressources en eau continue de se dégrader en raison du changement climatique et de l’impact humain, le Freshwater Challenge s’efforce de soutenir les personnes dans le besoin. L'initiative poursuivra ses efforts pour protéger les ressources mondiales en eau douce par la restauration, la conservation et la coopération internationale.

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