La pauvreté menstruelle est un problème croissant dans lequel les personnes en âge de menstruation ne peuvent pas accéder aux fournitures nécessaires, ce qui peut à son tour nuire à la santé. Au Canada, les femmes autochtones ont des difficultés disproportionnellement plus élevées à gérer des soins menstruels adéquats. Des chercheurs de l'Université de la Saskatchewan ont découvert que près de 73 % des femmes autochtones vivant en milieu rural avaient des difficultés à accéder aux soins, et que près de 55 % des femmes vivant en milieu urbain étaient confrontées au même défi. Cependant, à la suite d'un rapport de la Chambre des communes du Canada intitulé « PARLONS-EN, PÉRIODE : ATTEINDRE L'ÉQUITÉ MENSTRUELLE AU CANADA Rapport du Comité permanent de la condition féminine », le gouvernement et la communauté ont fait de grands progrès pour avoir un impact positif sur la pauvreté menstruelle dans les communautés autochtones.. Voici plus d’informations sur la façon dont la pauvreté périodique au Canada est abordée dans les communautés autochtones.
1. Le Fonds d'équité menstruelle du Canada
Le Fonds d'équité menstruelle (MEF) du Canada est un projet en quatre phases qui vise à lutter contre la stigmatisation et les obstacles qui perpétuent la pauvreté menstruelle sous différentes formes. La première phase porte sur la recherche et l'engagement, révélant que la communauté estimait que l'accès, le financement et l'éducation sur la menstruation et les produits menstruels étaient essentiels. Pendant ce temps, la deuxième phase s'est concentrée sur la mise en place d'un programme pilote en fournissant des produits menstruels gratuits dans les communautés à faible revenu, ainsi qu'en établissant des partenariats avec des organisations communautaires plus petites pour fournir une éducation et réduire la stigmatisation. La phase 3 était un appel de propositions de projets auprès de cinq organismes nationaux à but non lucratif, au cours duquel Banques alimentaires Canada a été sélectionnée pour diriger le programme pilote. Entre-temps, la quatrième phase a été mise en œuvre en septembre 2023, menant à 400 sites pilotes et 2 000 centres de distribution dans chaque province et territoire. Le financement a été versé à des organisations capables de fournir une éducation approfondie sur la menstruation et un accès à des produits menstruels gratuits..
2. Donner la priorité à la communauté
Historiquement, la menstruation a été un rite de passage de l’enfance à l’âge adulte, souvent lié à des liens culturels profonds avec les cultures autochtones. Cependant, l’acte de colonisation a effacé de nombreuses pratiques, et il est désormais important de soutenir une croissance menée par la communauté pour promouvoir la diversité et l’inclusion. Days For Girls est une organisation qui vise à lier l'éducation et l'accès aux produits menstruels afin de promouvoir un véritable changement de politique et de plaidoyer. Dans une série de recommandations visant à améliorer la pauvreté menstruelle au sein des communautés autochtones, ils soulignent la nécessité d’une approche dirigée par la communauté plutôt que d’un programme de sensibilisation. Cela impliquerait de soutenir les cérémonies traditionnelles, de fournir l'accès à une variété de produits menstruels et de s'attaquer aux problèmes plus profonds qui ont un impact sur la pauvreté menstruelle, tels que l'accès à l'eau potable et l'élimination des déchets..
3. Fournir une éducation menstruelle à tous
Un élément majeur de la pauvreté menstruelle est le manque d’éducation et la stigmatisation entourant les menstruations, qui peuvent créer de la honte et de l’embarras plutôt qu’un environnement sain. Bien qu'il existe plusieurs organisations qui se consacrent à fournir une éducation approfondie, telles que Monthly Dignity et The Period Purse, le besoin d'une ligne directrice nationale pour fournir une approche globale de l'éducation menstruelle est une nécessité. De plus, la continuité éducative à travers le pays est nécessaire pour garantir que chaque communauté reçoive le même niveau de soins, d’accès et d’éducation. De plus, l'éducation que les gens reçoivent est souvent liée au niveau de confort de l'instructeur concernant la menstruation, résultat de toute stigmatisation qui peut entourer le sujet. Il est essentiel que l’éducation dispensée soit cohérente et constante, contribuant à éliminer la stigmatisation et à fournir des soins adéquats à ceux qui en ont besoin..
Regarder vers l'avenir
Dans l’ensemble, même si la pauvreté menstruelle au Canada peut sembler un problème extrêmement difficile à résoudre, ces trois points soulignent qu’un changement concret et mesurable est possible. Grâce à l’orientation et au plaidoyer communautaires, la pauvreté menstruelle dans les communautés autochtones canadiennes est plus que possible et se produit actuellement.
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