La pauvreté numérique en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) met en lumière une dure réalité dans le Pacifique, où une géographie difficile composée d'îles isolées et de vastes étendues continentales amplifie les écarts de connectivité. Dans cette région, de nombreuses communautés restent coupées du monde en ligne, ce qui limite l’éducation, les opportunités économiques et les services essentiels. La PNG, en raison de son relief diversifié et de sa population croissante, illustre ces luttes.
Malgré les progrès technologiques, le pays est aux prises avec une faible adoption d’Internet, ce qui souligne à quel point la géographie et l’économie perpétuent l’exclusion. Lutter contre la pauvreté numérique en PNG nécessite des stratégies urgentes et adaptées pour libérer son potentiel.
Qui a Internet et qui ne l'a pas ?
Internet premier accès atteint PNG en 1997. Pourtant, après trois décennies, le pays est loin derrière ses voisins d’Asie-Pacifique en matière de connectivité. Au début, les taux correspondent étroitement à l’accès aux smartphones et environ 60 % des adultes déclarent avoir utilisé Internet au moins une fois. Pourtant, seulement 36 % des personnes disposent d’une connexion mobile. En comparaison, la véritable pénétration d’Internet est limitée à 32 %, ce qui équivaut à 3,3 millions d’utilisateurs.
L'immense superficie de la PNG, son relief montagneux, son réseau routier limité et les coûts de service élevés qui en résultent créent de formidables obstacles. Les régions rurales, où réside 86 % de la population, sont les plus touchées, souvent dépourvues de réseaux électriques et de réseaux. D'autre part, selon un Selon une analyse de la Banque mondiale de 2020, des villes comme Port Moresby et Lae n'hébergent qu'une fraction de la population, même si elles représentent 70 % de tous les internautes.
Smartphone l'accès indique à un histoire similaire : 62 % des adultes peuvent en utiliser un, qu’il soit le leur ou partagé. Mais les disparités sont profondes entre les groupes. Les habitants des zones rurales, les personnes âgées et les ménages à faible revenu sont loin derrière les moyennes nationales en matière de possession d'appareils. Les habitudes Internet reflètent cette situation, avec des différences supplémentaires entre les sexes : seulement 32 % des femmes âgées de 45 à 74 ans et 48 % des femmes rurales se sont connectées, contre 50 % des hommes de ce groupe d'âge et 54 % des hommes ruraux.
La voie du gouvernement vers la numérisation
Ces dernières années, le gouvernement de PNG a poursuivi des réformes ambitieuses pour étendre l'accès à Internet. Des initiatives clés forment une épine dorsale réglementaire tournée vers l’avenir :
- La politique de transformation numérique 2020 présente une feuille de route pour intégrer la technologie dans les services publics, renforçant ainsi l’efficacité, la portée et l’ouverture.
- Le Digital Government Act 2022 établit des règles pour sécuriser les opérations numériques, en donnant la priorité à la confidentialité des données, à l’interopérabilité des systèmes et à la collaboration inter-agences.
- La politique nationale de cybersécurité protège l'infrastructure en ligne, en équipant les entreprises et les fonctionnaires pour contrer les menaces et renforcer la confiance des utilisateurs.
- Le Digital ID Framework déploie une plate-forme d'identité fiable pour rationaliser les services, réduire les escroqueries et faciliter les transactions.
- Le Sommet sur la transformation numérique 2025, un événement de quatre jours axé sur Sevis, une plateforme dirigée par le gouvernement conçue pour faciliter l'utilisation des services publics.
Malgré ces mesures, le paysage des technologies de l’information et de la communication (TIC) reste limité. Les entreprises publiques dominent le marché avec peu de rivalité, contrôlant tout, depuis l'infrastructure jusqu'à la livraison. Cet environnement effraie les acteurs privés et bloque les innovations en matière de rapidité et d’accessibilité.
La Banque mondiale souligne comment ce monopole permet des tactiques qui bloquent les concurrents, créant ainsi une « compression verticale ». Une telle domination compromet l'objectif de la PNG de connecter 70 % de ses citoyens à l'électricité d'ici 2030, ce qui pourrait accroître l'accès à Internet, comme indiqué dans le Plan stratégique de développement de la PNG 2010-2030. Sans une concurrence plus large, la pauvreté numérique persiste en Papouasie-Nouvelle-Guinée, compromettant les objectifs nationaux.
Partenariats public-privé et innovations open source
La résolution de ces problèmes nécessite des approches collaboratives et rentables. UN Analyse du Lowy Institute suggère que les partenariats public-privé (PPP) dans les télécommunications, soutenus par des règles de concurrence strictes et une surveillance des prix, pourraient être une solution. Ces alliances pourraient démanteler les monopoles, réduire les coûts et étendre la couverture aux zones reculées, à l’instar des modèles réussis dans les pays voisins, comme Vanuatu.
Les PPP ne sont cependant pas le seul outil. Les logiciels open source (OSS) offrent des moyens puissants et inclusifs. En offrant un accès gratuit aux logiciels essentiels, l’OSS démocratise les outils numériques dans les domaines de l’éducation, du commerce et de l’administration.
Les options OSS grand public incluent le navigateur Firefox pour une navigation Web sécurisée, Linux pour les systèmes d'exploitation flexibles et LibreOffice pour la productivité. Ce logiciel est sous licence ouverte, permettant aux utilisateurs de le télécharger, de le modifier et de le déployer sans frais. En revanche, des concurrents propriétaires comme Microsoft Office facturent des frais d’abonnement qui peuvent représenter près de 100 heures de salaire minimum par an.
Dans le contexte de la PNG, lorsqu'il est soutenu par le développement d'une infrastructure numérique solide, l'OSS peut éliminer les obstacles pour les écoles des villages des hautes terres et les entrepreneurs des régions côtières, favorisant ainsi l'autonomie. Le succès dépend de la volonté politique, des programmes de formation et des appareils abordables. En donnant la priorité à l’équité, la PNG peut transformer la pauvreté numérique en prospérité numérique, alimentant ainsi une croissance durable.
Le gouvernement de PNG déploie de grands efforts pour résoudre ces problèmes et rapprocher le pays des normes régionales. Toutefois, ce travail nécessitera une plus grande flexibilité et une plus grande collaboration avec des tiers.
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