5 faits sur la mortalité infantile en Somalie

Mortalité infantile en SomalieLa Somalie est un pays de la Corne de l’Afrique. Malgré l’identité culturelle globalement homogène de la Somalie, la violence politique menace depuis longtemps ses efforts vers la stabilité. En 1960, les territoires d’une colonie italienne et d’un ancien protectorat britannique se regroupent pour former la République de Somalie. Cependant, peu de temps après la création de la république, Mohamed Sian Barre a renversé son président élu par le peuple pour installer une dictature socialiste, régnant jusqu’à son renversement soudain en 1991.

Malgré les efforts de maintien de la paix soutenus par les États-Unis, une guerre civile sanglante persisterait pendant des décennies, détruisant le gouvernement centralisé de la Somalie. En 2012, une mission africaine de maintien de la paix a déployé des troupes de l’Éthiopie voisine, rétablissant provisoirement un ordre centralisé. Cependant, les Somaliens sont toujours aux prises avec les conséquences considérables de la guerre. Parmi sa population sur 17 millions de personnes, près de 70 % vivent en dessous du seuil de pauvreté. Les enfants, en particulier, supportent un fardeau disproportionné, confrontés à des soins de santé inadéquats, à la malnutrition et à un conflit en cours qui menace la mortalité infantile en Somalie. Pour 1 000 naissances, 62 les nourrissons meurent prématurément et un enfant sur huit meurt avant d’atteindre l’âge de cinq ans. Voici cinq faits sur la mortalité infantile en Somalie.

1. Le déplacement menace les familles somaliennes

Malgré les efforts déployés en faveur de la stabilité politique, les groupes terroristes islamistes continuent de constituer une menace à la fois pour le gouvernement somalien et pour ses citoyens les plus vulnérables. Al-Shabaab est une faction d’insurgés islamiques active depuis le déclenchement de la guerre civile en Somalie. Bien que principalement concentrés en Somalie, al-Shabaab a été associé à de nombreuses attaques terroristes à travers l’Afrique de l’Est, mettant en péril les civils et les obligeant à se déplacer.

Plus plus de 3,8 millions de Somaliens ont été déplacées, entreprenant souvent de longs voyages avec leurs enfants. De nombreux enfants sont morts en chemin, succombant souvent à la faim ou à la maladie. Les enfants déplacés sont souvent séparés de leur famille ou se lancent volontairement dans des voyages à la recherche de ressources ou d’opportunités essentielles. Malheureusement, ces enfants deviennent souvent vulnérables aux mutilations, à la violence sexuelle ou recrutement dans les organisations militaires.

2. Les forces armées recrutent des enfants somaliens

En 2020, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a publié un rapport détaillant la prévalence des enfants soldats dans diverses organisations militaires somaliennes. Selon le rapport, les groupes armés ont recruté près de 1 500 enfants pour leurs causes respectives, certaines recrues n’ayant que huit ans.

Al-Shabaab est apparu comme le principal recruteur, tandis que des organisations gouvernementales telles que la police somalienne ont également enrôlé des enfants soldats. Selon un rapport similaire de l’ONU publié en juin 2022, environ 800 enfants ont été tués ou mutilés en raison de leur association avec des groupes armés. Poussé à l’action, le gouvernement somalien a mis en œuvre des tactiques anti-recrutement, telles que le contrôle du personnel militaire et l’organisation de campagnes de sensibilisation.

3. Les crises alimentaires augmentent la mortalité infantile en Somalie

La Somalie souffre de sa pire sécheresse depuis 40 ans. Bien qu’autrefois riche en agriculture, cinq saisons de pluies ratées ont gravement entravé la production alimentaire, endommageant les récoltes et tuant le bétail. De même, la guerre en Ukraine a bloqué les importations de céréales. La crise alimentaire qui en a résulté a particulièrement mis en danger les enfants somaliens. plus de 1,4 million d’enfants susceptibles de souffrir de malnutrition aiguë. Les enfants malnutris connaissent un retard de croissance, un retard de développement cognitif et un système immunitaire affaibli. De la même manière, les enfants malnutris sont 11 fois plus susceptibles de mourir de diarrhée ou de rougeole que les enfants nourris.

4. De mauvais soins de santé mettent en danger les nouveau-nés somaliens

Le conflit en cours et les infrastructures mises à rude épreuve ont paralysé le système de santé somalien, laissant seulement un tiers des établissements de santé actuellement opérationnels. Cette pénurie a limité l’accès des nouvelles et futures mères à des sages-femmes qualifiées, à de l’eau potable et à des soins postnatals appropriés. De même, alors que les organisations extrémistes continuent de perturber la vie civile, de nombreuses mères ont du mal à accéder aux établissements médicaux et à assurer une vaccination adéquate de leurs nourrissons. Les enfants non vaccinés sont vulnérables à une multitude de maladies transmissibles, notamment la rougeole, la polio et la coqueluche. Par conséquent, quatre enfants somaliens sur 100 ne survivent pas à leur premier mois de vie.

5. Les efforts humanitaires luttent contre la mortalité infantile en Somalie

Plus de 8,25 millions Les Somaliens ont besoin d’une aide humanitaire, ce qui a incité une large communauté internationale à agir. Rien qu’en 2023, l’Union européenne (UE) a alloué 85,3 millions d’euros pour améliorer les soins de santé, faciliter les transferts monétaires et mettre en œuvre des systèmes d’alerte en cas de catastrophe. De même, pour mieux protéger la santé des enfants, l’UNICEF s’est associé à l’OMS et au gouvernement somalien pour mettre en œuvre des programmes de vaccination. En proposant des vaccins principalement aux enfants et à d’autres populations vulnérables, l’UNICEF et ses partenaires visent à promouvoir l’immunité collective au fil du temps.

Regarder vers l’avant

La mortalité infantile en Somalie continue de compliquer sa tentative de stabilité. Vulnérables à la violence quotidienne, aux pénuries alimentaires et à un système de santé en difficulté, les enfants somaliens ne parviennent souvent pas à atteindre l’âge adulte, ni même l’adolescence. Même si le conflit en cours a entravé l’amélioration des infrastructures civiles et de la qualité de vie, une communauté internationale engagée continue de s’efforcer de garantir à chaque enfant une chance de vivre.

–Sydney Verdi

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