La Grande Muraille Verte et son impact en Éthiopie

Grande Muraille VerteLes arbres pourraient être la clé pour relever les défis de l’insécurité alimentaire, des difficultés économiques et de la vulnérabilité climatique de l’Afrique, comme l’a démontré la création du Initiative de la Grande Muraille Verte en 2007. Ce projet ambitieux, initié par l’Union africaine (UA), vise à restaurer 100 millions d’hectares de terres, à capter 250 millions de tonnes de carbone et à générer 10 millions d’emplois en créant un mur végétal vivant d’arbres à travers l’Afrique. L’UA a mis en œuvre le programme dans 22 pays africains, dont l’Éthiopie.

L’Éthiopie, un pays à faible revenu aux prises avec une grave déforestation, est devenue participante à l’initiative de la Grande Muraille Verte en 2011. Cet engagement reflète l’engagement du pays à reboiser et à relever des défis tels que la désertification et la détérioration des terres. Tant qu’il reste du travail, le Grande Muraille Verte en Ethiopie a connu de nombreux succès au fil des années.

Réalisations de la Grande Muraille Verte en Ethiopie

Les efforts de la Grande Muraille Verte en Éthiopie se concentrent sur 58 Woredas ou districts, s’étendant à travers le nord du pays. L’initiative a généré cinq milliards de plantes et de graines. Environ un million d’hectares de terres ont été restaurés, dont plus de 150 000 hectares de forêts. Les efforts ont également abouti à la création de 240 hectares de jardins multifonctionnels, des parcelles de terrain où poussent de nombreuses espèces végétales.

Un autre succès de l’initiative en Ethiopie crée 91 kilomètres de brise-vent ou de rangées d’arbres ou d’arbustes. En réduisant la vitesse du vent, les brise-vent améliorent la qualité des sols, favorisent la croissance agricole et protègent les personnes et les animaux. Les efforts ont également considérablement amélioré la gestion des bassins versants. Les bassins versants sont des zones terrestres qui drainent l’eau et leur gestion soutient la restauration des terres et l’agriculture.

La création d’opportunités d’emploi est en partie attribuée aux arbres nouvellement plantés. Plus précisément, la culture de Boswellia papyrifera, une plante indigène connue pour produire de l’encens, permet aux communautés de vendre de l’encens et gagner un revenu. Il est important de noter que le processus de récolte de l’encens n’implique pas l’abattage d’arbres, ce qui favorise l’entretien durable des forêts.

L’avenir

En 2021, près de 15 ans après le lancement de la Grande Muraille Verte, les responsables ont annoncé sa prochaine phase, appelée la Accélérateur de la Grande Muraille Verte. Dans la prochaine phase, qui s’étend jusqu’en 2030, les parties prenantes espèrent améliorer leur coordination entre elles et accroître leur impact. L’accent s’est limité à la création de paysages dans 11 pays, dont l’Éthiopie.

L’Alliance of Bioversity International et le Centre international d’agriculture tropicale ont publié en janvier 2023 un examen des étapes et des défis de la Grande Muraille Verte en Éthiopie. Le rapport appelle à une organisation et un suivi accrus des projets de restauration du pays. Cela souligne également la nécessité d’une communication financière, car les sources de financement et les allocations ne sont pas transparentes pour toutes les parties. Ces améliorations peuvent aider à mettre en œuvre les connaissances acquises jusqu’à présent et à intensifier les efforts futurs.

-Kelly Carroll

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