La malnutrition chronique ou retard de croissance touche plus de 26 % des enfants au Mali. « Le retard de croissance a des effets à long terme sur le développement physique et cognitif d'un enfant, ce qui le rend plus susceptible aux maladies et entraîne de mauvais résultats scolaires. » En tant que pays confronté à un fardeau important de malnutrition, l’intégration de l’éducation nutritionnelle dans les programmes scolaires peut constituer une approche proactive pour favoriser des habitudes alimentaires saines et donner aux élèves les connaissances essentielles sur une alimentation équilibrée.
Causes profondes du manque d’éducation nutritionnelle au Mali
Un problème fondamental réside dans l’allocation limitée de ressources aux programmes éducatifs axés sur la nutrition. Des fonds supplémentaires sont nécessaires pour garantir la mise en œuvre de programmes complets intégrant harmonieusement l’éducation nutritionnelle dans le système scolaire. Dans les pays du Sahel, l’état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans reste préoccupant. De plus, les faibles précipitations de 2017 pourraient aggraver la situation pendant la période de soudure.
Au Sahel, environ 1,6 million d’enfants ont souffert de malnutrition aiguë sévère en 2018, soit une augmentation de 50 % par rapport à la précédente crise nutritionnelle importante survenue en 2012. Depuis 2020, le nombre d’enfants défavorisés a augmenté d’au moins 1,5 million. Par conséquent, environ cinq millions d'enfants au Mali ont cruellement besoin d’une aide humanitaire, notamment d’un accès à des services adéquats d’eau, de santé, de nutrition, d’éducation et de protection.
De plus, le manque d’éducateurs qualifiés exacerbe le problème, car seuls quelques-uns possèdent les connaissances et les compétences nécessaires pour enseigner les concepts de nutrition aux étudiants. Il faut de l’argent pour soutenir les services médicaux, comme l’achat de carburant pour garder les vaccins au froid et davantage de biens humanitaires comme des médicaments vitaux pour les enfants souffrant de malnutrition, ainsi que pour fournir une aide alimentaire d’urgence à ceux qui en ont besoin.
De plus, dans un contexte de problèmes culturels et de conflits internes, les écoles ne donnent pas la priorité à l’éducation nutritionnelle au Mali, ce qui conduit à négliger les structures scolaires formelles. Les Nations Unies (ONU) ont confirmé 1 024 violations graves des droits de l'enfant dans le pays en 2022, notamment le recrutement et l'utilisation d'enfants par des forces et groupes armés, ainsi que des meurtres et des mutilations.
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Plus de 1 700 écoles ont dû fermer en raison du conflit et du manque de ressources, privant au moins un demi-million d’élèves d’éducation. Près de 25 % des Maliens connaissent une insécurité alimentaire modérée à sévère en raison d'un conflit intérieur. Entre-temps, plus de 2 500 personnes, principalement des enfants, risquent de mourir de faim dans le district de Menaka, touché par la crise, pour la première fois dans le pays.
Le Mali est confronté à un défi de santé important, avec environ 2 780 médecins, ce qui correspond à seulement 0,12 médecin pour 1 000 habitants, bien en dessous de la norme mondiale de 1,70 médecin pour 1 000 habitants. Malgré la garantie constitutionnelle du droit à une bonne santé, le Mali consacre seulement environ 2,9 % de son PIB aux soins de santé, contribuant ainsi à une incidence élevée de diverses maladies. De plus, les ressources limitées en matière de soins de santé sont disproportionnellement concentré dans la capitaleBamako, où plus de 4 000 agents de santé s'efforcent de maintenir le bien-être de 1,8 million de personnes.
Solutions pour remédier au manque d’éducation nutritionnelle au Mali
- Programme alimentaire mondial (PAM) : Créé en 1961 en tant qu'agence humanitaire, le PAM vise à sauver des vies dans les situations d'urgence et à utiliser son aide pour aider les communautés à devenir autosuffisantes et résilientes face aux chocs. Après avoir reçu le prix Nobel de la paix en 2020, le PAM a fourni une aide alimentaire et nutritionnelle d'urgence à 3,8 millions de personnes au Mali. Cela comprenait une aide à 650 000 personnes pendant la période de soudure (mars à mai) et un soutien à 1,2 million de personnes en situation d'insécurité alimentaire tout au long de la période de soudure de juin à septembre.
- Mise en œuvre d’une formation en nutrition de premier cycle : Les établissements d’enseignement ont mis en œuvre des programmes d’études en nutrition pour lutter contre la bonne nutrition, la surnutrition et la sécurité nutritionnelle, y compris l’agriculture et l’assainissement alimentaire. En mettant l'accent sur l'amélioration de l'accès à l'éducation nutritionnelle, ces instituts d'enseignement croient en la mise à jour des programmes avec des programmes de formation en nutrition.
Conclusion
Le manque d’éducation nutritionnelle au Mali exacerbe la crise de malnutrition chronique, affectant plus de 26 % des enfants. Les ressources limitées et le manque d’éducateurs qualifiés entravent l’intégration de l’éducation nutritionnelle dans les programmes scolaires, perpétuant ainsi le cycle de la mauvaise santé et du sous-développement. Cependant, plusieurs organisations, dont le PAM, s'efforcent de remédier au manque d'éducation nutritionnelle au Mali.
– Mahima Bhat
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