Achat de préparations pour nourrissons en Haïti

Achat de préparations pour nourrissons en HaïtiIl est bien connu que l’allaitement maternel est l’un des moyens les plus sûrs de nourrir un nouveau-né. L’allaitement naturel des enfants, de la mère et du nourrisson présente de nombreux avantages. L'acte d'allaiter est lié à la protection d'un enfant contre des maladies potentiellement mortelles. Il favorise le développement sain du cerveau et prévient de nombreuses maladies chroniques maternelles et infantiles. Cela peut à son tour éviter des coûts de soins de santé à long terme.

L’allaitement maternel peut faire la différence entre la vie ou la mort des nouveau-nés dans les pays en développement qui souffrent d’une malnutrition généralisée. Ainsi, lorsqu’une mère ne peut pas produire de lait naturellement, cela peut augmenter le risque de malnutrition et de mortalité infantile.

Défis pour obtenir un BMS

Dans des pays comme Haïti, il peut être difficile d’obtenir des aliments essentiels, sans parler des substituts du lait maternel (BMS). Il est donc crucial pour les gouvernements et les organisations, comme le Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), pour garantir l’allocation appropriée des fonds pour les incitations qui favorisent l’achat accru de BMS essentiels.

Récemment, l'UNICEF a fait un pas en avant significatif en mettant à jour ses directives sur « l'achat et l'utilisation de substituts du lait maternel dans les contextes humanitaires ». Cette révision a entraîné des changements de politique. Il met l’accent stratégique sur le soutien aux nourrissons de moins de 6 ans dans les zones où les besoins humanitaires sont élevés.

Haïti

Haïti est une étude de cas que l'UNICEF a directement soulignée dans un récent rapport sur les questions liées à l'importance de l'approvisionnement en préparations pour nourrissons. En 2021, Haïti a été frappé par un tremblement de terre de magnitude 7,2, entraînant la mort de 2 200 personnes et d'environ 650 000 citoyens ayant besoin d'une aide humanitaire.

Selon un rapport réalisé par l'« Enquête démographique et de santé en Haïti » (EDS) en 2016-17, seuls 40 % des nourrissons âgés de moins de 6 mois étaient exclusivement allaités au sein. A titre de comparaison, 25 % étaient nourris au biberon. Parmi tous les enfants âgés de 6 à 23 mois, seulement 25 % ont reçu un régime alimentaire répondant à la diversité alimentaire minimale, c'est-à-dire un régime contenant les quatre groupes alimentaires. De plus, seulement 11 % de ces enfants recevaient un régime alimentaire minimum acceptable. Il est important de noter que ces données ont été récupérées avant la catastrophe.

Après la catastrophe, de nombreux enfants non allaités ont été considérés comme présentant un risque très élevé. Cela était principalement dû aux systèmes d'eau endommagés. La mort de nombreux parents a rendu leurs enfants particulièrement vulnérables. En outre, le décès d’une mère qui allaite met à rude épreuve le bien-être nutritionnel de son enfant. En conséquence, l’augmentation des taux de malnutrition et de mortalité parmi ces groupes démographiques infantiles suscite désormais de plus grandes inquiétudes.

La réponse de l'UNICEF en Haïti

L'UNICEF est parvenu à intervenir rapidement immédiatement après le séisme. Ceci a été réalisé grâce à un niveau élevé de coopération de la part du gouvernement haïtien, qui a détaillé un plan nutritionnel précis une semaine après la catastrophe. L'approvisionnement en BMS de l'organisation a été rapide et, grâce à des contrôles de qualité internes, a permis la distribution de BMS et de RUIF de haute qualité (Préparation pour nourrissons prête à l'emploi). Une formation approfondie a également été dispensée aux agents de santé pour garantir que les mères, les soignants et les nourrissons bénéficient du soutien approprié.

Cependant, malgré ces réalisations, certains défis majeurs, reconnus par l'UNICEF, doivent être relevés. Malgré une réponse rapide, un certain retard dans la distribution du BMS a été rencontré en raison de contraintes d'expédition. Une situation sécuritaire notable à Port-au-Prince a retardé la formation des agents de santé au niveau national. L'UNICEF décrit dans son rapport bon nombre de ces défis afin qu'ils puissent être analysés et que des solutions soient mises en œuvre. Le rapport rend non seulement compte des interventions vitales menées par l'UNICEF dans des pays comme Haïti, qui ont désespérément besoin d'aide humanitaire, mais souligne également l'importance de l'approvisionnement en préparations pour nourrissons en Haïti et dans le monde en développement.

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