Au Mexique, 38,5 millions de personnes vivaient dans une pauvreté multidimensionnelle en 2024, et plus de 8,3 millions de personnes sont récemment sorties de la pauvreté entre 2022 et 2024. Si ces chiffres sont alarmants, la propagation inégale de la pauvreté est peut-être plus préoccupante. Les communautés autochtones continuent d’être confrontées à une exclusion encore plus profonde, et à Mexico, la pression devient concrète lorsque les écoles, les refuges et les systèmes de soutien ne sont pas équipés pour rencontrer les gens dans leur langue. Pour les migrants autochtones de Mexico, la langue est liée au logement, à l'école, aux formalités administratives et à la possibilité de demander de l'aide.
Programme de soutien à l’éducation autochtone
Le Programme de soutien à l’éducation autochtone vise à résoudre ce problème. Il offre un hébergement, de la nourriture et un soutien éducatif aux enfants et jeunes autochtones et afro-mexicains, tout en renforçant l’identité culturelle. Il s'adresse en partie aux étudiants qui n'ont pas la possibilité de poursuivre leurs études dans leur propre communauté. Dans une ville où la langue peut devenir une autre ligne d’exclusion, un tel soutien peut permettre de maintenir les jeunes à l’école tout en préservant les liens avec la communauté et l’identité que la vie urbaine peut rapidement éroder.
Soutien aux abris
La même pression apparaît dans les refuges. Le rapport du Groupe de travail sur l'Amérique latine décrit la manière dont CAFEMIN travaille avec les femmes, les enfants et les groupes familiaux arrivant à Mexico dans des conditions de plus en plus difficiles. Un coordinateur des refuges décrit les arrivées actuelles comme une « migration forcée » motivée par la violence plutôt que par un simple besoin économique. Cette phrase illustre bien la pression que subissent de nombreuses familles avant même d’arriver en ville. De nombreuses familles sont non seulement pauvres à leur arrivée, mais elles ont aussi été déracinées, et l'instabilité qui les suit dans la ville peut transformer toute forme, question et fonction en une autre barrière. Dans ces conditions, des conseils juridiques, des soins quotidiens et une aide pour les démarches administratives sont essentiels pour que les personnes trouvent leur place.
SOS Villages d'Enfants
Un exemple mesurable peut être trouvé chez SOS Villages d'Enfants Mexico, qui travaille dans la ville depuis 1971. Selon l'organisation, 40 enfants et jeunes grandissent sous ses soins, 20 jeunes sont accompagnés sur le chemin de l'indépendance et 30 personnes peuvent participer à ses différents programmes de formation. Son travail s'étend au-delà des interventions d'urgence et comprend l'éducation, la formation et le soutien familial destinés à maintenir l'unité des ménages. Pour les familles qui tentent déjà de se déplacer dans la ville en situation d’insécurité, une aide de ce type peut réduire la distance entre une famille et les services auxquels elle tente d’accéder.
Regarder vers l'avenir
Aucun de ces efforts n’efface les obstacles auxquels sont confrontés les migrants autochtones à Mexico, et aucun ne résout à lui seul la pauvreté. Pourtant, ils facilitent la navigation dans la ville. Un lieu d'hébergement, une aide pour rester à l'école et un soutien qui traite les familles comme plus qu'un simple dossier peuvent atténuer la force des barrières linguistiques, même lorsque ces barrières persistent. La ville de Mexico reste une ville difficile pour de nombreuses familles sous-représentées, mais les programmes en place suggèrent que les services ne doivent pas nécessairement rester distants ou impersonnels. Ils peuvent être rendus plus accessibles, plus lisibles et plus humains.
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