La République de Pologne, située en Europe centrale, est l’un des nombreux pays européens touchés par la traite des êtres humains. La traite des êtres humains est un problème mondial complexe qui est extrêmement difficile à éliminer car il est souvent invisible et difficile à suivre pour les autorités. En Pologne, les enfants et les femmes sont des cibles communes pour les trafiquants. Les victimes viennent souvent de quartiers défavorisés et bénéficient d’une faible protection juridique, ce qui permet aux trafiquants de transporter plus facilement les victimes vers et depuis la Pologne. Afin d’éliminer la traite des êtres humains en Pologne, le pays doit s’attaquer à des problèmes sous-jacents, tels que la pauvreté.
Problèmes sous-jacents
Les femmes et les enfants sont les victimes les plus courantes de la traite des êtres humains dans le monde. Environ 70 % des victimes de la traite sont des femmes et 50 % des victimes de la traite sont des enfants. De plus, des estimations indiquent que les trafiquants trafiquent 84 % des victimes dans le monde dans le but de les exploiter sexuellement. L’exploitation sexuelle est également la forme la plus courante de traite des êtres humains en Pologne. Les victimes de la traite peuvent avoir une éducation limitée, ne pas être conscientes des signes de la traite et peuvent se trouver dans des situations où elles cherchent désespérément à aider financièrement leur famille. En conséquence, ils peuvent être vulnérables aux trafiquants.
La pauvreté a un lien important avec la traite. En 2020, environ 5% des citoyens polonais vivaient dans un état d’extrême pauvreté. Les personnes et les familles qui vivent dans l’extrême pauvreté sont les plus susceptibles d’être victimes de la traite des êtres humains en Pologne. Ils ont souvent désespérément besoin de sources de revenus supplémentaires et les trafiquants profitent souvent de ce désespoir. Les trafiquants font souvent de fausses promesses afin d’attirer ces groupes vulnérables, par exemple en disant qu’ils ont un lieu de travail pour eux qui leur rapporte une somme d’argent substantielle.
L’influence de COVID-19 sur la traite des êtres humains
Les disparités économiques dues à la pandémie de COVID-19 ont eu un impact significatif sur la Pologne. La moyenne du taux de chômage polonais était d’environ 6% de 2020 à 2021, reflétant une forte augmentation par rapport au taux de chômage moyen de la Pologne de 3,2% avant la pandémie de COVID-19 en 2019. En raison du fait que la traite des êtres humains est invisible et sous-déclarée, l’exact le nombre de victimes dans le monde est difficile à déterminer. Cependant, les estimations indiquent qu’il y a 109 216 victimes de la traite dans le monde. La pandémie de COVID-19 peut avoir influencé la sous-déclaration en raison d’un manque d’accès aux ressources pour informer les rapports.
De plus, le désespoir économique de la pandémie de COVID-19 a indirectement influencé une augmentation des dangers de la traite des êtres humains. Les trafiquants sont plus susceptibles de placer leurs victimes dans des situations plus dangereuses et violentes afin qu’elles puissent faire des profits. De plus, le fait que les fermetures aient confiné les familles à la maison a rendu difficile pour les gens de remarquer et de signaler les cas potentiels d’abus et de traite. En conséquence, les victimes sont plus vulnérables qu’auparavant, car les fermetures ont permis aux trafiquants de dissimuler plus facilement leurs crimes déjà cachés.
Les efforts de la Pologne pour réduire la traite des êtres humains
Le gouvernement polonais a activement pris des mesures pour réduire la traite des êtres humains en Pologne ces dernières années. Cela a impliqué l’adoption de lois qui criminalisent la traite des êtres humains ainsi que la mise en œuvre de diverses stratégies qui agissent contre la traite. Parmi les exemples de telles stratégies, citons le fait de déployer davantage d’efforts pour identifier les victimes et les trafiquants et de fournir une formation plus approfondie aux autorités afin qu’elles puissent apprendre les signes de la traite. En outre, le gouvernement polonais a mis en œuvre des projets nationaux de lutte contre la traite dans tout le pays. Ces projets visent à éduquer les personnes vulnérables, en particulier les enfants polonais, sur les signes de la traite des êtres humains et sur ce qu’il faut faire s’ils entrent dans une situation menaçante.
Des organisations non gouvernementales polonaises ont travaillé à la création de centres de consultation et d’intervention pour aider les victimes de la traite. La Fondation La Strada contre la traite et l’esclavage et l’Association Po MOC sont deux organisations de premier plan qui ont mené à bien le travail du Centre national polonais de consultation et d’intervention pour les victimes de la traite. Ces organisations ont mis en place avec succès deux refuges pour les femmes victimes de la traite et une aide à l’intervention pour les questions physiques, mentales et juridiques. Ensemble, ces organisations ont aidé 630 citoyens polonais et 746 étrangers de 2011 à 2017.
Le gouvernement polonais a travaillé activement à mettre fin à la traite des êtres humains en Pologne par la création d’organisations qui aident les victimes, des lois qui criminalisent la traite des êtres humains et la mise en œuvre de projets de lutte contre la traite. Grâce à ces efforts de sensibilisation à la prévalence de la traite des êtres humains, les individus peuvent devenir plus conscients des signes avant-coureurs et des dangers de la traite des êtres humains en Pologne et dans le monde.
– Francesca Giuliano
Photo : Flickr
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