
Selon L’UNICEF, L’Inde perd chaque année plus de 600 millions de dollars à cause des maladies d’origine hydrique. De plus, ce n’est pas seulement l’eau potable qui manque à la population indienne. L’UNICEF ajoute que près des deux tiers des districts indiens sont confrontés à un épuisement extrême des ressources en eau. Avec un écart aussi immense entre les besoins en eau et les ressources disponibles, une question se pose. Qu’est-ce qui limite l’eau potable en Inde ?
Limites de l’eau potable en Inde
De nombreuses zones rurales manquent d’infrastructures d’approvisionnement en eau. Quatre-vingt-cinq pour cent de l’eau potable dans les zones rurales provient des eaux souterraines. Pour les locaux, même si cette source n’est peut-être pas aussi propre, elle est pratique et constitue jusqu’à présent la seule option fiable. Les fuites dans les canalisations, le manque d’installations de traitement de l’eau et une mauvaise gestion de l’eau constituent des obstacles aux zones rurales. Ils ne peuvent pas accéder à l’eau de la même manière que leurs homologues urbains. Cependant, le gouvernement indien a pris des mesures pour améliorer l’accès à l’eau, et de nouveaux objectifs législatifs en matière de développement durable devraient améliorer l’accessibilité aux installations de traitement de l’eau dans les années à venir.
Pollution des sources d’eau
Selon une étude du National Institution of Transforming India (un groupe de réflexion gouvernemental), près de 70 % de l’eau indienne est contaminée. Même si les eaux souterraines restent la principale source d’eau pour la plupart des gens, les puits et les aquifères s’épuisent à l’échelle nationale. Cela oblige les gens à se tourner vers une eau potable insalubre. Ces circonstances dévastatrices rendent des millions de personnes malades.
Les enfants sont particulièrement à risque, avec 1,5 million d’enfants qui meurent chaque année de diarrhée directement due au manque d’eau potable en Inde. La pollution de l’eau en Inde provient d’un manque d’infrastructures pour l’élimination des déchets et d’une compréhension de la manière dont les activités humaines endommagent les ressources en eau. Des initiatives récentes ont visé à lutter contre le problème de la pollution par création de stations d’épuration et étudier la technologie qui pourrait potentiellement recycler les eaux usées à grande échelle.
Un manque d’éducation sur les ressources en eau
Lorsque les zones rurales ont connu une augmentation accessibilité à l’eau potable, il s’est avéré que moins de la moitié des habitants utilisaient ces nouveaux systèmes d’eau. S’il est essentiel de fournir de l’eau, l’éducation du public sur son importance est également cruciale pour son adoption. De plus, une autre étape importante consiste à changer le récit autour de certains courants sacrés. Par exemple, le Gange, un fleuve sacré en Inde, connaît 3 millions de litres d’eaux usées tous les jours. Cette rivière étant la principale source d’eau pour des millions de personnes, elle devient crucial pour prévenir la contamination.
Plusieurs organisations à but non lucratif, comme le projet GANGES, s’associent au gouvernement indien pour sensibiliser à l’importance de l’eau propre. Le projet a démarré au début des années 2000. L’Institut National des Hautes Etudes a appris que la quantité de pollution dans la rivière devenait toxique. Depuis son lancement, le projet a fait d’énormes progrès en collectant davantage de données sur le débit de l’eau et sa relation avec la pollution. Les membres de l’équipe font pression pour des changements de politique, donnent aux dirigeants communautaires les moyens de changer le mode de vie des habitants le long de la rivière et lancent des campagnes pour pratiquer une bonne gestion des déchets.
Bien que le gouvernement indien ait plusieurs obstacles à surmonter, il a réalisé des progrès. En établissant des infrastructures et en travaillant avec des organisations extérieures, l’accès à l’eau potable en Inde devient de plus en plus possible. À chaque étape, des milliers de personnes peuvent accéder à de l’eau potable en Inde et de nombreux vecteurs de maladies seront éliminés.
-Aman Chaudhary
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