La mission de l'ONU pour éradiquer l'extrême pauvreté mondiale

extrême pauvreté mondialeLa couverture médiatique présente souvent l’instabilité mondiale comme inévitable, propageant l’idée que les conditions de la pauvreté mondiale sont hors de portée des politiques et des actions. Cependant, des organisations comme les Nations Unies (ONU) et la Banque mondiale proposent une approche plus optimiste sur cette question. L'ONU a créé une mission pour mettre fin à la pauvreté appelée Objectif de développement durable 1dans le but d’éradiquer l’extrême pauvreté d’ici 2030. Depuis sa création en 2015, elle est passée d’une initiative caritative à un projet systématique essentiel pour l’économie mondiale.

La base

Pendant de nombreuses années, la réussite d’un pays a souvent été définie par son produit intérieur brut (PIB). Pourtant, comme l'indique le rapport Beyond GDP, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, souligne que lorsque les gens examinent la croissance d'un pays, ils ignorent les gens que la croissance est en réalité censée aider. L'ONU a récemment lancé le Tableau de bord globalqui mesure les progrès d’une approche environnementale et des droits de l’homme. En d’autres termes, la croissance d’un pays ne repose pas simplement sur ses usines mais sur l’accès des citoyens à l’égalité des sexes, à la technologie et à l’eau potable.

Réalisation en matière de protection sociale

Cette année, une réalisation historique a été confirmée par l'Organisation internationale du Travail (OIT). Selon Problèmes mondiaux, plus que la moitié de la population mondiale bénéficie désormais d’au moins une forme de prestation de protection sociale pour la première fois. Ces prestations de protection sociale vont des allocations familiales pour les familles en difficulté aux pensions pour les personnes vivant dans les villages ruraux. L'ONU s'efforce d'étendre cette protection sociale et souligne que la sécurité financière n'est pas un luxe mais un droit humain essentiel. L'ONU Rapport Pacte pour l'avenir définit des objectifs tels que la promotion d’une couverture sanitaire universelle, l’augmentation de l’accès à une éducation inclusive et de qualité et l’amélioration des opportunités de travail décent et de l’accès universel à la protection sociale.

Cette étape est particulièrement importante en Afrique subsaharienne, où la mise en œuvre de la protection sociale a toujours été plus lente et moins efficace que dans d’autres régions. Des pays comme le Ghana, l’Éthiopie et le Kenya ont étendu leurs programmes de transferts monétaires au fil des années, atteignant ainsi des millions de familles.

Une nouvelle approche de l’extrême pauvreté mondiale

La Banque mondiale a récemment mis à jour sa mesure de pauvreté multidimensionnelle (MPM) dans le but de définir l'extrême pauvreté non pas par le revenu mais par l'accès. Selon un Rapport de l'ONUle seuil de pauvreté international a été relevé de 2,15 dollars en parité de pouvoir d'achat de 2017 à 3,00 dollars en parité de pouvoir d'achat de 2021, ce qui signifie que toute personne vivant avec moins de 3,00 dollars par jour est considérée comme extrêmement pauvre. La nouvelle norme exhorte les pays à élargir l'accès à l'éducation, à l'assainissement et à l'électricité, en mettant fortement l'accent sur le niveau de vie.

Le nouveau cadre accroît la pression sur les gouvernements d’Afrique subsaharienne pour qu’ils développent les services de base tels que l’électricité, l’assainissement et l’éducation, plutôt que de se concentrer uniquement sur les niveaux de revenus.

Regarder vers l'avenir

La Banque mondiale montre que le taux d’extrême pauvreté mondiale est d’environ 10 %, une baisse significative par rapport au passé, même si des centaines de millions de personnes continuent de lutter. Les cadres établis par la Banque mondiale et l'ONU représentent de nouvelles approches pour remédier à ces disparités et offrent une feuille de route pour des progrès durables dans les années à venir.

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