En mars 2026, une puissance de deux mégawatts (MW) pilote d'énergie houlomotrice Le projet a été annoncé et lancé à Maurice, une nation insulaire d’Afrique de l’Est. Développé par la société française Seaturns en partenariat avec Taylor Smith Group, une entreprise familiale privée de Maurice, il est conçu pour être connecté au réseau du Central Electricity Board (CEB). Ce projet pilote représente une étape significative dans les essais grandeur nature de l'entreprise prévus en 2026 et 2027.
L'énergie des vagues est une source d’énergie renouvelable à haute densité générée en exploitant le mouvement des vagues de surface des océans. À Maurice, l’énergie des vagues est vitale pour évaluer le potentiel des énergies renouvelables, éclairer la protection des côtes contre l’érosion et planifier les infrastructures marines. Ce projet s’aligne sur les objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies (ONU).
Il contribue à la mise en œuvre de la stratégie européenne, telle que définie dans l'Agenda Stratégique de Recherche et d'Innovation pour les Energies Océanes (SRIA) 2024. Seaturns est également soutenu par le programme FRANCE 2030, porté par Business France. Ce projet vise à maintenir Maurice sur la voie d'un avenir meilleur depuis son accession à l'indépendance.
Rester au-dessus du seuil de pauvreté
Maurice a été au-dessus du seuil de pauvreté depuis la fin des années 80. En modifiant la trajectoire qu’il suivait après son indépendance en 1968, le pays a mis la pauvreté sur la voie de l’éradication. En 2017, l’extrême pauvreté avait été pratiquement éradiquée.
Ces dernières années, la pauvreté est restée relativement stable, autour de 7 %. Seaturns étant développé avec le soutien de l'entreprise locale Taylor Smith Group, le projet vise à créer des opportunités d'emploi locales dans le secteur maritime.
Objectifs de Seaturns
La technologie Seaturns comprend une bouée cylindrique flottante qui exploite le mouvement des vagues pour la production d’énergie. Choisir Maurice était un choix stratégique pour Seaturns. Maurice est un pays insulaire de l’océan Indien, à l’est de Madagascar, doté de ressources en énergie houlomotrice constantes et à fort potentiel, ainsi que d’un engagement en faveur du changement.
Le projet fait partie de l’initiative de l’Agence mauricienne des énergies renouvelables (MARENA). L'initiative soutient l'énergie de l'île Maurice transition, vise à atteindre 10 MW à l’avenir et cherche à faire de Maurice une plaque tournante régionale pour la technologie de l’énergie houlomotrice dans l’océan Indien. En 2025, Maurice émis 6,96 mégatonnes de CO₂e.
Maurice dépend fortement des combustibles fossiles, principalement du pétrole et des produits pétroliers. Rien qu’en 2023, l’approvisionnement total en énergie de Maurice représentait près de 62 %. Seaturns fournissant une solution d'énergie propre, le projet contribue à réduire la dépendance de la nation insulaire à l'égard des combustibles fossiles importés et à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à la production d'électricité. Avec un objectif de réduire les émissions de GES de 40 % d'ici 2030, Seaturns est un tremplin pour que d'autres pays suivent les traces de Maurice.
Les pays ont l’opportunité de tirer les leçons de ce projet pilote à Maurice et de devenir actifs dans la réduction de leurs émissions de GES tout en faisant progresser l’économie bleue.
L'économie bleue
Le économie bleue est l’utilisation durable des ressources océaniques, marines et côtières pour la croissance économique, l’amélioration des moyens de subsistance et de l’emploi tout en préservant la santé des écosystèmes marins. Maurice a rejoint cette économie en 2013 pour devenir un grand État océanique et a actualisé cet objectif en 2023. Étant entourée d'eau, Maurice a une forte dépendance économique à l'égard de l'océan par rapport à sa masse continentale, ce qui a motivé son intérêt pour l'énergie océanique.
Cette économie est vitale pour la réduction de la pauvreté à Maurice, visant à se diversifier au-delà du tourisme et du sucre en tirant parti de sa vaste zone économique exclusive. Le Economie océanique mauricienne a contribué à hauteur de 10 à 12 % du PIB en 2026. Étant donné que l’économie océanique est relativement nouvelle, Maurice saisit l’opportunité de se développer dans une direction positive.
Alors que l’économie océanique a été multipliée par 2,5 depuis 1995, dépassant ainsi les autres secteurs mondiaux, l’énergie houlomotrice constitue une nouvelle étape vers la lutte contre l’instabilité climatique. L’énergie des vagues fournit une source d’électricité constante, renouvelable et sans émissions.
Remarques finales
L’énergie océanique est une source d’énergie renouvelable relativement nouvelle et inexploitée. Elle a le potentiel de réduire les émissions de GES jusqu’à 3,60 gigatonnes par an d’ici 2050. Alors que les pays mettent en œuvre des mesures plus strictes pour limiter les émissions de GES, l’utilisation de ressources renouvelables est un élément clé pour un avenir meilleur.
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