2 organisations aidant les femmes en Inde

Les femmes en IndeLe traitement réservé aux femmes par une civilisation reflète sa stature. Parmi les nombreuses raisons pour lesquelles la culture ancienne de l’Inde est admirée, l’une des principales est la position élevée accordée aux femmes. Manu, le célèbre législateur, a déclaré : « Là où les femmes sont respectées, les dieux habitent. » Le statut des femmes dans l’Inde moderne est considérablement inférieur. En 2021, la Banque mondiale a rapporté que moins d’une femme sur cinq avait un emploi formel – un chiffre comparable à celui de l’Afghanistan d’avant les talibans. Il est préoccupant de constater que, bien que l’Inde soit plus libérale et plus développée, la participation des femmes au marché du travail reste à ce niveau.

Ces statistiques reflètent un nombre croissant de femmes indiennes qui quittent l’emploi formel, alors même que l’économie se développe. Les principaux facteurs qui contribuent à ces statistiques comprennent :

  • Environnements de travail dangereux ou inaccessibles.
  • Travail sous-payé.
  • Manque de formation ou de compétences professionnelles.
  • Exigences du travail domestique.
  • Croyance conservatrice selon laquelle les femmes ne devraient pas travailler à l’extérieur de la maison.

Classe MasterG

Lancé en 2015, MasterG est La première organisation indienne de conception de vêtements et de développement des compétences entièrement féminine. Sa fondatrice, Gayatri Jolly, a étudié le design de mode à Parsons aux États-Unis, puis est retournée en Inde pour perfectionner la formation des femmes dans le domaine de la mode. Le design de mode en Inde est une industrie dominée par les hommes, excluant socialement les femmes de la fabrication de vêtements.

Dans un entretien avec Global Connections Television en 2015, Jolly a défini la mode comme un moyen d’autonomiser et de soutenir les femmes et d’aider les personnes pauvres du monde entier. MasterG propose un programme d’entrepreneuriat qui vise à former les personnes vivant dans des bidonvilles urbains de manière à les rendre immédiatement employables. Il enseigne six mois de techniques de confection de vêtements et se termine par le don d’une machine à coudre à chaque stagiaire.

Après avoir travaillé avec de grands labels tels que Doodlage et NorBlack NorWhite, MasterG lance un label indépendant appelé Heimat — le mot allemand pour appartenance. Ce label interne fait passer l’organisation d’une organisation caritative à une organisation axée sur le marché, augmentant les compétences des stagiaires au-delà de la conception et de la construction pour inclure le marketing et les ventes.

MasterG a également lancé des programmes d’apprentissage numérique dans les langues régionales via Coursera, afin d’élargir sa portée dans le pays. À la fin du programme, les stagiaires ont diverses possibilités d’emploi, notamment travailler dans des maisons de design ou d’exportation, ouvrir de petites boutiques de couture et de confection et devenir enseignants. Ils acquièrent des compétences dans l’utilisation des smartphones à des fins éducatives et exploitent des plateformes comme Instagram pour présenter et vendre leurs vêtements en ligne.

Fondation SEWA

Créé en 1972, le Association des femmes travailleuses indépendantes (SEWA) est le plus grand syndicat central en Inde, avec plus de 2,5 millions de membres en 2023.

Sa fondatrice, Ela Bhatt, a étudié le droit et a passé le début de sa carrière à travailler au sein de l’Association des ouvriers du textile. Cette expérience l’a inspirée à se concentrer sur l’organisation et la coordination comme moyen d’aider les pauvres de manière durable. Dans les années 1970, 90 % de la main-d’œuvre indienne était constituée de travailleurs non protégés, pour la plupart des femmes effectuant des travaux domestiques ou agricoles à la maison, ou vendant des produits sur les marchés. SEWA a été créée pour redéfinir l’emploi au-delà d’une relation employeur-employé et fournir des protections de base à ces femmes.

Grâce à des approches décentralisées et abordables, SEWA rend les services essentiels facilement accessibles, garantissant ainsi la viabilité financière des systèmes de soutien. Il s’agit notamment de la banque SEWA, des services de santé, de l’assurance nationale, de la gestion d’écoles, d’un centre de formation et de recherche et du Mahila Housing Trust.

En 2021, SEWA a orchestré Femmes, travail et systèmes alimentaires : voix du terrain. Ce dialogue national a fourni une plate-forme aux travailleuses du secteur informel en Inde pour partager leurs problèmes, défis et solutions, en les intégrant dans les axes de travail du Forum des Nations Unies sur les normes de durabilité (UNFSS). Le dialogue s’est concentré sur l’amélioration de la visibilité, de l’identité et des moyens de subsistance des travailleuses de l’industrie alimentaire.

Parmi ses réalisations, SEWA a créé RUDI, une entreprise agroalimentaire entièrement détenue et gérée par les agricultrices du Gujarat. SEWA a également organisé 600 femmes dans la vallée du Jammu-Cachemire et leur a enseigné de nouvelles techniques et technologies agricoles, des compétences en communication, en marketing, en leadership et en gestion. Cela leur a permis de vendre leurs produits directement sur les marchés, même pendant la pandémie de COVID-19.

Conclusion

Un rapport d’Indian Express suggère qu’une participation accrue des femmes à l’entrepreneuriat pourrait augmenter le PIB de l’Inde de 700 milliards de dollars d’ici 2025. En créant et en gérant des entreprises, les femmes entrepreneures offrent non seulement des opportunités d’emploi à leurs collègues femmes, mais servent également d’inspiration à d’autres pour rejoindre le marché du travail, contribuant ainsi à une croissance économique substantielle. Grâce à des organisations qui apportent de la valeur et de la reconnaissance au travail des femmes, ainsi qu’à des formations professionnelles, les femmes de toutes les couches de la société bénéficient d’un avenir meilleur.

– Asra Mairaj

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