VIH au Tchad : faire une différence en Afrique centrale

Le VIH au Tchad
Le Tchad est le cinquième plus grand pays d’Afrique. Avec une population de plus de 18,5 millions d’habitants, le Tchad compte environ 210 000 personnes vivant avec le VIH. En 2015, seulement 30 % des personnes séropositives au Tchad avaient accès à un traitement antirétroviral. Malgré l’accès limité aux soins liés au VIH, des efforts sont en cours pour accroître l’accessibilité au traitement.

La pauvreté au Tchad a exacerbé l’épidémie de VIH/SIDA. De nombreuses personnes au Tchad n’ont pas accès au logement, à l’eau potable, aux soins de santé et à l’assainissement. Il n’y a qu’environ un médecin pour 38 000 habitants au Tchad. Avec des soins de base mal établis et un manque d’accès à l’éducation de base, le VIH/SIDA reste l’une des principales causes de décès parmi les habitants.

Les organisations intensifient leur lutte contre le VIH au Tchad

Depuis le début de la lutte contre le sida en 1987, l’UNICEF a identifié trois groupes de personnes vivant avec le VIH au Tchad qui ont le plus besoin de soutien. Ces groupes sont les mères, les enfants âgés de 0 à 14 ans et les jeunes et adolescents âgés de 10 à 24 ans. Le VIH peut être transmis de la mère au bébé lors de l’accouchement et de l’allaitement. Seules 75 % des femmes enceintes ont accès au traitement antirétroviral au Tchad. Il est essentiel que les mères reçoivent les soins dont elles ont besoin pour éviter de transmettre le VIH à leurs enfants.

L’UNICEF soutient des programmes et des politiques qui éliminent la transmission mère-enfant du VIH. Il soutient également la Vision 90-90-90 de l’ONUSIDA, qui promeut dépister au moins 90 % des personnes ayant besoin de soins, puis en traiter 90 % et s’assurer que 90 % des personnes traitées n’ont pas de charge virale détectable. L’ONUSIDA œuvre pour mettre fin au VIH/SIDA à l’échelle mondiale depuis 1996.

Le dépistage et la prévention du VIH menés par les communautés se sont révélés être une stratégie efficace pour atteindre des groupes de personnes qui n’avaient pas accès aux soins auparavant. L’ONUSIDA utilise cette méthode pour réduire le nombre de nouvelles infections à VIH chez les enfants et pour fournir des soins et des services aux femmes dans le besoin. Dans les zones où elle travaille, elle a atteint son objectif de ne plus avoir de nouveaux cas de VIH chez les enfants et tous les patients qui sont des enfants reçoivent des soins.

L’ONUSIDA se concentre désormais sur l’investissement dans les communautés, comme certaines régions du Tchad, pour faire la différence dans la lutte contre le VIH. Il souhaite se concentrer sur les personnes vivant avec le VIH au Tchad plutôt que sur la maladie elle-même. Il est important de fournir aux gens des ressources et des services pour avoir le plus grand impact possible. L’adoption de cette « approche centrée sur les personnes » a accéléré le mouvement visant à mettre fin au VIH/SIDA en Afrique centrale.

Se concentrer sur l’avenir

L’ONUSIDA et l’UNICEF se sont engagés à prendre soin des personnes vivant avec le VIH au Tchad et à mettre fin au sida d’ici 2030. Il est essentiel de soutenir des politiques et des interventions capables d’avoir un impact sur les populations d’Afrique centrale. Renforcer les communautés et continuer à servir et à fournir des ressources aux populations donne l’espoir de mettre fin à l’épidémie de VIH au Tchad.

-Jacey Carey
Photo : Flickr

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