L’impact mondial du COVID-19 a perturbé la vie de milliards de personnes dans le monde. Cela a entraîné de nombreuses pertes d’emplois et de vies humaines, des crises économiques et des troubles sociétaux. Face à ces défis sans précédent, le secteur à but non lucratif est devenu une force cruciale. Les organisations non gouvernementales (ONG) contribuent activement dans des domaines tels que l’aide humanitaire, la diplomatie, le plaidoyer et la gouvernance mondiale. Alors que le monde a reconnu le rôle central joué par les ONG pendant la pandémie, un aspect notable est l’impact du COVID-19 sur les ONG en Inde. Le projet Borgen a interviewé le chef de l’ONG Sri Gopalakrishnan, fondateur de KindKart, pour recueillir des informations sur l’état et la croissance des ONG en Inde.
Manque de fonds et d’infrastructures – le plus grand défi pour les ONG en Inde
La pandémie a gravement touché le secteur social indien, redirigeant les fonds vers les secours d’urgence et provoquant des difficultés financières pour les ONG. Environ 33 % des ONG indiennes ont été confrontées à une crise de survie de six mois en raison d’un manque de fonds. Comme Sri Gopalakrishnan l’a souligné à juste titre, même si les besoins spécifiques des ONG ont pu évoluer, répondre aux besoins fondamentaux continue d’être le principal moteur de plusieurs organisations caritatives locales en Inde, alors que la virulence du COVID-19 continue de se transformer depuis le début.
Le manque de soutien du gouvernement et les pratiques contraires à l’éthique de certaines ONG non enregistrées entraînent généralement une perte de confiance des investisseurs et du public et un refus des dons, exacerbant ainsi l’impact du COVID-19 sur les ONG en Inde. De plus, activités de collecte de fonds publiques se sont déplacés vers des événements en ligne et des campagnes sur les réseaux sociaux en raison du COVID-19, obligeant les ONG à réduire leurs opérations.
Les pertes d’emplois et les perturbations dans les écoles impactent les ONG
La fermeture des écoles, des entreprises et des lieux de travail a entraîné des pertes d’emplois et de revenus pour les personnes employées et des perturbations pour les enfants. Environ 10 millions d’Indiens ont perdu leur emploi lors de la deuxième vague de la pandémie. L’impact du COVID-19 sur les ONG les a obligées à se tourner vers le travail à distance, ce qui a eu un impact sur les opérations et a créé des difficultés pour équilibrer le travail sur le terrain et les tâches numériques.
Le taux de chômage mondial a atteint 6,5 %, alors que 33 millions de personnes supplémentaires ont perdu leur emploi en 2020, portant le nombre total de chômeurs dans le monde à 220 millions. La crise économique déclenchée par la pandémie a limité la capacité des donateurs, ce qui a entraîné une baisse des revenus volontaires des ONG.
La collaboration permet de tracer la voie pour les ONG
En 2021, dans le cadre du programme Pradhan Mantri Garib Kalyan Yojana (PMGKY) institué par le Premier ministre indien, le Approuvé par la Banque mondiale 500 millions de dollars pour améliorer la réponse à la protection sociale. Cela a permis à l’État et aux organisations du gouvernement central de définir un système de protection sociale plus adaptatif, atteignant davantage de groupes en fonction des besoins individuels.
Selon les données actuellesil existe plus de 190 000 ONG enregistrées en Inde, selon les informations du portail des ONG Darpan, une plateforme qui offre un espace de collaboration entre les ONG et les principaux ministères et départements du gouvernement.
Responsabilité sociale des entreprises (RSE) et influence de la technologie
Au milieu de la crise, il existe une opportunité de remodeler les relations entre le secteur social, les entreprises et le gouvernement, la RSE jouant un rôle clé. Le gouvernement oblige les entreprises à allouer 2% de leurs bénéfices aux projets RSE. L’augmentation des engagements en matière de RSE et l’exploitation de la technologie par le biais d’entreprises socio-technologiques peuvent apporter des changements significatifs pour relever les vastes défis socio-économiques de l’Inde pour les organisations à but non lucratif.
Les changements politiques, la gouvernance et la technologie marquent l’avenir
Plusieurs rapports, dont les statistiques du Centre de surveillance de l’économie indienne (CMIE), ont révélé 10 millions de pertes d’emplois lors de la deuxième vague de la pandémie. Le gouvernement a donc besoin du soutien du secteur social indien pour parvenir à des changements positifs significatifs dans les domaines de la santé, de l’économie et de la société.
Au cours de la dernière décennie, la Banque mondiale a collaboré avec des fournisseurs de technologie, des fondations, des groupes de réflexion et des agences indiennes pour développer des systèmes de protection sociale. Cette initiative a engagé des experts pour améliorer l’architecture de protection sociale de l’Inde. Pour éviter de tomber dans le piège de la crise économique mondiale, le gouvernement indien doit élaborer une stratégie pour ses objectifs, introduire de nombreux changements politiques et renforcer la stature du pays dans les relations internationales.
– Sudha Krishnaswami
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