Lutter contre les inégalités salariales entre les sexes en Ouganda

Lutter contre les inégalités salariales entre les sexes en OugandaBien que l'Ouganda ait fait des progrès significatifs en matière de participation des femmes à la population active, les disparités salariales continuent de refléter des inégalités plus larges entre les sexes au sein de la main-d'œuvre du pays. En Ouganda, les femmes sont confrontées à d'importantes disparités salariales par rapport aux hommes, les femmes gagnant mensuellement 32,3 % de moins que les hommes. Cette dure réalité met en évidence le problème persistant de l’inégalité salariale en Ouganda.

Dynamique des ménages et état matrimonial

En Ouganda, la participation au marché du travail varie considérablement entre les hommes et les femmes, selon le type de ménage et l'état civil. Les hommes ont systématiquement des taux d’emploi plus élevés dans toutes les catégories. L’écart entre les sexes en matière d’emploi est le plus faible dans les ménages composés d’une seule personne, à 3,9 points de pourcentage (pp). Cet écart augmente légèrement pour atteindre 4,1 pp pour les ménages avec un enfant et 4,6 pp pour ceux avec deux enfants. La plus grande disparité se produit dans les ménages comptant plus d'un adulte et sans enfants, où l'écart s'élargit jusqu'à 10,8 pp. responsabilités familiales. En outre, l’écart entre les sexes en matière d’emploi se creuse parmi les individus ayant fait des études secondaires et supérieures, en particulier à mesure que le nombre d’enfants dans le ménage augmente. Cette complexité est une autre facette des inégalités salariales en Ouganda.

Horaires de travail et éducation

L’analyse révèle que les femmes ont tendance à travailler moins d’heures que les hommes, quel que soit le niveau d’éducation. Alors que les femmes âgées de 15 à 24 ans travaillent plus d'heures, l'écart se creuse à mesure qu'elles entrent dans des tranches d'âge plus élevées, les femmes âgées de 25 à 64 ans travaillant beaucoup moins d'heures. En outre, la ségrégation professionnelle est particulièrement prononcée parmi les individus ayant fait des études secondaires, où plus de la moitié des femmes et des hommes devraient échanger leurs emplois pour atteindre la parité professionnelle.

Ségrégation professionnelle

La ségrégation professionnelle joue un rôle important dans la perpétuation des disparités salariales entre hommes et femmes. En Ouganda, les femmes travaillent souvent dans des secteurs moins bien rémunérés tels que l'agriculture et le commerce informel. et le travail domestique. Les hommes, en revanche, dominent les secteurs les mieux rémunérés comme l’industrie manufacturière, la construction et la technologie. Dans le groupe professionnel le plus qualifié, qui comprend les législateurs et les cadres, les femmes sont également sous-représentées dans toutes les catégories. Il est intéressant de noter que dans ce groupe, les femmes gagnent en moyenne 8,5 % de plus que les hommes. Cependant, il existe un plafond de verre évident, dans la mesure où l’écart salarial entre hommes et femmes est plus important parmi les 10 % des salariés les plus riches.

Efforts du gouvernement pour lutter contre les inégalités salariales entre les sexes

Bien que le gouvernement ait fait des progrès significatifs en faveur de l’égalité des sexes grâce à ses politiques, l’inégalité entre les sexes persiste. L'Ouganda a formulé des politiques et des stratégies sensibles au genre pour renforcer l'égalité des sexes et autonomiser les femmes et les filles, conformément à la constitution, qui interdit la discrimination et promeut les droits des femmes.

Les principales initiatives comprennent :

  • Plan de développement national (NDP II) (2015-2020). Met l’accent sur l’action positive et l’égalité des sexes dans la planification nationale.
  • Politique nationale de genre (2007) et Plan d'action national sur les femmes (2007). Guider l’intégration du genre dans tous les secteurs.
  • Intégration des objectifs de développement durable (ODD) de l’Agenda mondial 2030. En se concentrant particulièrement sur l’ODD 5, qui vise à parvenir à l’égalité des sexes et à autonomiser toutes les femmes et les filles.

Des décideurs politiques de haut niveau ont élaboré et approuvé un ensemble complet d’indicateurs prioritaires en matière de genre, connus sous le nom d’indicateurs prioritaires nationaux pour l’égalité entre les sexes (NPGEI). Ces indicateurs, alignés sur les engagements mondiaux, s'intègrent dans le cadre d'indicateurs standard national pour suivre systématiquement les progrès en matière d'égalité des sexes.

Recommandations de la Banque mondiale

La Banque mondiale a proposé que pour réduire les écarts entre les sexes en matière d’autonomisation économique, des mesures politiques soient prises dans trois domaines clés :

  • Fourniture d'un soutien aux entreprises orientées vers la croissance. Il s’agit de soutenir les femmes entrepreneures pour les aider à passer de micro-entreprises à des entreprises plus grandes et plus rentables.
  • Lutter contre la pauvreté temporelle des femmes. Il est essentiel d’élargir l’accès aux programmes d’éducation de la petite enfance et de mettre en œuvre des modèles de garde d’enfants appropriés pour alléger le fardeau des soins qui pèsent sur les femmes, leur permettant ainsi de terminer leurs études, d’acquérir des compétences commercialisables et de travailler en dehors du foyer.
  • Réorienter les programmes d'emploi. Une agence gouvernementale dédiée devrait se concentrer sur la transition des femmes d’un travail de subsistance vers des secteurs plus axés sur la croissance. Cela nécessite des stratégies nationales qui reconnaissent les diverses compétences des femmes, fixent des objectifs de participation clairs et incluent un champion de haut niveau pour guider ces efforts.

Avoir hâte de

L'engagement de l'Ouganda à réduire l'écart salarial entre hommes et femmes est prometteur pour un développement économique plus équitable. Des politiques ciblées et des initiatives en cours visant à soutenir les femmes sur le marché du travail pourraient favoriser des progrès significatifs dans la lutte contre les inégalités salariales en Ouganda. Avec un soutien continu du gouvernement et de la communauté, les femmes ougandaises peuvent potentiellement atteindre une plus grande autonomisation économique et contribuer plus pleinement à la prospérité du pays.

Teniola est basée au Royaume-Uni et se concentre sur les bonnes nouvelles pour le projet Borgen.

*