Améliorer les soins de santé mentale au Laos

Soins de santé mentale au LaosÀ l’échelle mondiale, les problèmes de santé mentale représentent 14 % de la charge totale de morbidité et, au Laos, environ 210 000 personnes sont aux prises avec divers problèmes mentaux, neurologiques ou liés à la toxicomanie, notamment la dépression et l’anxiété. Malheureusement, de nombreuses personnes touchées n’ont pas accès aux services essentiels de santé mentale, en particulier dans les zones rurales, ce qui entraîne une crise cachée. Cette situation a été considérablement aggravée par la pandémie.

Malgré une décennie d’améliorations globales de la santé, services de santé mentale au Laos n’ont pas progressé au même rythme. Seulement 0,3 % du budget total de la santé est alloué à la santé mentale, ce qui illustre clairement les défis, puisque 95 % des personnes souffrant de maladies mentales graves ne sont pas traitées. Cependant, les collaborations transformatrices avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) marquent un changement positif, en responsabilisant les prestataires de soins de santé et en intensifiant les initiatives en matière de santé mentale à l’échelle nationale. Ce paysage en évolution reflète une nation déterminée à considérer la santé mentale comme un élément essentiel du bien-être général, marquant un tournant prometteur pour les soins de santé mentale au Laos.

Renforcer les services de santé mentale

Des efforts pour relever ces défis sont en cours grâce à une collaboration avec l’OMS dans le cadre du partenariat CSU. Cette initiative conjointe envisage l’intégration de la santé mentale et du soutien psychosocial dans le système de santé général, en mettant l’accent sur les soins de santé primaires en tant que plate-forme essentielle pour l’intervention au niveau communautaire. De vastes programmes de formation ont été mis en œuvre, ciblant les agents de santé aux niveaux central et provincial, y compris ceux directement touchés par des événements tels que la rupture du barrage d’Attapeu. Cette formation stratégique permet aux prestataires de soins primaires d’offrir un soutien essentiel en matière de santé mentale, favorisant une compréhension plus approfondie des troubles mentaux et luttant contre la stigmatisation qui y est associée.

Une étape cruciale a été franchie par le ministère de la Santé, en collaboration avec l’OMS, dans l’élaboration et la mise à l’essai sur le terrain de lignes directrices nationales en matière de conseils en matière de santé mentale et de soutien psychosocial. Cette entreprise importante implique une formation dispensée par des agents de santé de district et des comités de village, garantissant une approche populaire des soins de santé mentale. L’objectif est de créer un plan d’action inclusif pour intensifier les initiatives à l’échelle nationale, garantissant l’accessibilité aux soins de santé mentale pour tous, y compris ceux résidant dans les zones reculées.

La santé mentale au milieu de la pandémie

La composition effet de la pandémie de COVID-19 sur la santé mentale au Laos est soulignée par l’OMS. La détresse accrue, en particulier dans les zones rurales, où environ 75 % de la population n’a pas accès aux services de santé mentale, est aggravée par les difficultés économiques et les maladies directes liées au COVID-19.

L’UNFPA a mis en œuvre des interventions axées sur les jeunes, en fournissant un soutien psychosocial à travers initiatives tels que des lignes d’assistance téléphonique, des équipements de protection individuelle (EPI) pour les travailleurs de la santé et des ressources en ligne, soulignant une approche globale pour faire face aux implications de la pandémie sur la santé mentale.

Le Laos est confronté à d’importants défis en matière de soins de santé mentale en raison des ressources limitées, des disparités géographiques et de l’impact de la pandémie de COVID-19. Les initiatives de collaboration menées par des organisations internationales comme l’OMS et le FNUAP, ainsi que l’engagement du gouvernement laotien, s’attaquent systématiquement à ces défis. Des avancées positives, notamment le renforcement des services de santé mentale, l’intégration de la formation dans les soins primaires et l’élaboration de lignes directrices complètes, signifient des progrès vers un système de soins de santé mentale plus inclusif et plus accessible. Même si les défis persistent, il y a de l’espoir pour un avenir dans lequel les soins de santé mentale au Laos seront prioritaires et pourront atteindre chaque individu, quel que soit son emplacement ou son statut socio-économique.

– Marnie Woodford-Venables

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