Atténuer la pauvreté autochtone mondiale pour la préservation des cultures

Dans un monde en évolution rapide où la modernisation et la mondialisation remodèlent constamment les sociétés, les cultures autochtones sont confrontées au défi de taille de préserver leurs traditions, leurs langues et leur mode de vie uniques. Profondément enracinées dans des terres ancestrales, ces civilisations détiennent une sagesse inestimable qui enrichit le patrimoine de l’humanité. Pourtant, ces personnes font également partie des populations les plus vulnérables. Reconnaître le lien essentiel entre la réduction de la pauvreté et la préservation des cultures autochtones est impératif pour construire un avenir plus inclusif et plus durable.

Les peuples autochtones connaissent partout des niveaux de pauvreté plus élevés

Partout dans le monde, les communautés autochtones sont confrontées disproportionnellement élevé niveaux de pauvreté. Cette triste réalité transcende les frontières géographiques et affecte les populations autochtones de diverses régions. Des Amériques à l’Afrique, de l’Asie aux îles du Pacifique, la pauvreté autochtone frappe les groupes marginalisés qui sont considérablement désavantagés en termes de stabilité économique.

Plusieurs facteurs interconnectés contribuer à l’augmentation des niveaux de pauvreté autochtone. Les injustices historiques, à savoir la colonisation et l’assimilation forcée, ont des impacts profonds et durables sur les sociétés autochtones, perturbant les moyens de subsistance et les pratiques culturelles traditionnelles, conduisant souvent à la marginalisation économique et à la perte de l’autodétermination. En outre, les peuples autochtones se heurtent fréquemment à des obstacles systématiques qui entravent leur progrès économique et ne font qu’exacerber les taux de pauvreté. Ces personnes résident dans des zones éloignées ou géographiquement isolées, ce qui limite leur accès aux services essentiels et aux opportunités économiques.

Peuple autochtone de Guam : CHAmorus

Imaginez la beauté d’une carte postale, des mers tranquilles et des jungles luxuriantes : des images d’une époque révolue à Guam. Au plus profond de l’océan Pacifique se trouve le charmant territoire américain de Guam, une île où la culture et les traditions dynamiques du peuple CHAmoru ont prospéré pendant des milliers d’années, incarnant la dynamique complexe de la mondialisation, de l’histoire coloniale et de la résilience culturelle, toutes se croisant dans un délicat équilibre. Cependant, comme de nombreuses communautés autochtones à travers le monde, le peuple CHAmoru est confronté aux défis pressants de la pauvreté et de l’érosion culturelle face aux influences extérieures.

Les CHAmoru sont aux prises avec une dépossession historique de leurs terres, ressources et territoires traditionnels, et cette perte de contrôle sur leurs terres ancestrales limite les opportunités économiques et le contrôle sur les ressources, alors que la disponibilité économique est déjà limitée dans les régions où résident les communautés autochtones. Simultanément, l’érosion culturelle et la marginalisation peuvent survenir lorsque les communautés autochtones sont confrontées à des défis socio-économiques, exacerbant encore davantage la pauvreté autochtone.

La pauvreté oblige à donner la priorité aux besoins immédiats de survie plutôt qu’aux pratiques et traditions culturelles, conduisant inévitablement à la perte de l’identité culturelle et à un affaiblissement de la transmission intergénérationnelle des connaissances. Ce tissu social profond des communautés autochtones érode le sentiment d’identité et de fierté, et cette perte de capital culturel contribue à l’exclusion sociale, à une cohésion sociale réduite et à des opportunités limitées de développement et d’autonomisation des communautés.

Lutter contre la pauvreté autochtone

Lutter contre la pauvreté autochtone pour CHAmorus nécessite une approche globale et multidimensionnelle qui prend en compte les besoins et les défis uniques auxquels la communauté est confrontée. Voici quelques initiatives clés qui ont réussi à aider les personnes touchées par la pauvreté autochtone à Guam.

Commission de fiducie foncière CHAmoru (CLTC)

Le CLTC a été créée à Guam en 1975 par la promulgation de la loi CHAmoru Land Trust, qui a contribué à restituer les terres aux familles et aux communautés CHAmoru. La mission de cette agence gouvernementale est de lutter contre la pauvreté autochtone en fournissant des terres aux candidats CHAmoru qualifiés à un coût abordable, rendant les terres accessibles à diverses fins, notamment un usage résidentiel, agricole et commercial. En offrant des terres à un coût considérablement réduit par rapport au marché libre, le CLTC donne aux familles autochtones CHAmoru la possibilité de propriété foncière. De plus, en intégrant des exigences de préservation culturelle dans les baux fonciers, le CLTC a renforcé l’identité et le patrimoine de CHAmoru, garantissant ainsi le dynamisme continu de la culture autochtone.

Réforme politique

Les Reconnaissances des droits fonciers soutiennent que les systèmes gouvernementaux devraient donner la priorité à la reconnaissance et à la protection des droits fonciers autochtones, en garantissant la sécurité du régime foncier et en soutenant les pratiques de gestion durable. Outre les efforts de restitution et de rapatriement des terres, les initiatives politiques ont également cherché à promouvoir les opportunités économiques et l’amélioration de l’éducation et des soins de santé pour les CHAmorus autochtones. Le contexte historique et géopolitique unique de Guam en tant que territoire américain façonne le paysage politique et les efforts visant à lutter contre la pauvreté autochtone.

La Commission sur la décolonisation

L’expérience historique de la colonisation a eu un impact profond sur la pauvreté autochtone, exacerbant les disparités et limitant l’autodétermination tout en réduisant au silence l’autonomisation politique du peuple de Guam. Décolonisation représente un changement transformateur, permettant la formulation de politiques et de pratiques qui s’attaquent directement à la pauvreté autochtone et rompent le cycle qui perpétue les inégalités économiques et sociales. Pour les peuples autochtones de Guam, la décolonisation constitue la pierre angulaire d’un effort plus vaste visant à affronter et à remédier aux défis profondément enracinés de la pauvreté au sein de la population autochtone de Guam.

Avril Kim

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