Choses à savoir sur les principes du 8 mars

Principes de marsLe 8 mars 2023, le Comité international de juristes (CIJ) avec l’ONUSIDA et le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) ont lancé un nouvel ensemble de principes de juristes experts appelés les Principes du 8 mars pour guider la mise en œuvre des droits humains internationaux. droit des droits.

Respecter le droit international des droits de l’homme

Le droit international des droits de l’homme promulgue l’engagement des États à respecter, protéger et réaliser les droits fondamentaux de l’homme. Lorsque les États deviennent parties aux traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, les pays acceptent de ne pas entraver la « jouissance des droits de l’homme » et de « protéger les individus et les groupes contre les violations des droits de l’homme » tout en «[taking] une action positive pour faciliter la jouissance des droits humains fondamentaux.

La Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) que l’Assemblée générale des Nations Unies a adoptée le 10 décembre 1948 a été la première à codifier le droit international des droits de l’homme. Aujourd’hui, la DUDH est largement reconnue comme la norme mondiale fondamentale en matière de droits de l’homme. Elle établit des droits civils, sociaux, culturels, politiques et économiques que chaque être humain doit recevoir et que tous les individus et toutes les sociétés ont le devoir de respecter.

La DUDH, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) forment ensemble la Charte internationale des droits de l’homme. Adoptés en 1966, le PIDCP et le PIDESC ont renforcé le droit international des droits de l’homme en définissant davantage les droits auxquels chaque individu a droit.

Selon le HCDH, les États doivent adopter et mettre en œuvre le droit international des droits de l’homme aux niveaux national et international pour en garantir l’efficacité. Parallèlement aux traités, directives et principes internationaux, la plupart des États adoptent des constitutions nationales et d’autres lois, qui reflètent parfois des préoccupations régionales spécifiques, visant à protéger les droits humains fondamentaux.

Les Principes du 8 mars

Introduits à l’occasion de la Journée internationale de la femme 2023, les Principes du 8 mars traitent de la surcriminalisation dans les domaines liés à l’activité sexuelle, à l’identité et à l’expression de genre, au VIH, à la consommation de drogue, à l’itinérance et à la pauvreté. Les principes appliquent le droit international des droits de l’homme pour corriger les injustices des lois pénales qui permettent aux gouvernements de poursuivre des individus et des groupes sur de telles bases.

Les principes sont le résultat d’un atelier organisé en 2018 par l’ONUSIDA, le HCDH et la CIJ pour discuter de l’impact néfaste des lois pénales sur les droits de l’homme. La réunion a clarifié la nécessité d’un ensemble de principes de juristes qui guideraient les tribunaux, les législatures, les avocats et les procureurs dans la lutte contre l’impact préjudiciable sur les droits de l’homme que les lois pénales peuvent avoir. Finalisés en 2022, les principes ont mis plus de cinq ans à se développer.

Malgré leur nom, les Principes du 8 mars comprennent 21 principes répartis en trois catégories : la première partie générale, la deuxième partie générale et la troisième partie spéciale. Les deux premières catégories appliquent les principes généraux du droit pénal et du droit international des droits de l’homme « pour proscrire certains comportements de manière non discriminatoire, dans le respect de l’État de droit ». La troisième partie spéciale applique ces principes pour aborder spécifiquement la criminalisation des comportements liés au sexe et au travail du sexe, à la consommation et à la possession de drogues, au VIH, à l’itinérance et à la pauvreté.

Mise en œuvre et progrès

Selon le directeur des politiques de la CIJ, Ian Seiderman, « le droit pénal est l’un des outils les plus durs » que les États peuvent utiliser « pour exercer un contrôle sur les individus », et devrait donc être « une mesure de dernier recours ». Pourtant, à travers le monde, une « tendance à la surcriminalisation » croissante est notable.

Actuellement, par exemple, plus de 130 pays criminalisent l’exposition, la non-divulgation et la transmission du VIH, selon l’ONUSIDA. Les Principes du 8 mars visent à mettre fin à la discrimination et au déni des droits humains fondamentaux sur ces bases.

Alors que de nombreux États mettent rapidement en œuvre les principes, ceux qui ne sont pas parties aux traités internationaux relatifs aux droits de l’homme ne les ont pas encore adoptés. La pression constante pour mettre en œuvre les Principes du 8 mars aux niveaux national et international fait partie intégrante du progrès mondial. Les principes garantiront qu’aucun individu ou groupe ne subira de discrimination concernant ces questions et respecteront les droits fondamentaux et les protections de chaque être humain.

Brianna Vert
Photo : Flickr

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