L'insécurité alimentaire est devenue l'un des défis les plus urgents du Liban. Des années d'effondrement économique, d'instabilité politique et de hausse des prix mondiaux des produits de base ont laissé des millions de personnes qui ont du mal à accéder à la nutrition de base. Les estimations montrent que 42% de la population était confrontée à une forte insécurité alimentaire aiguë au début de 2023. Cette crise est particulièrement grave dans les zones urbaines comme Tripoli, où une densité de population élevée, un chômage et un recours coûteux à des communautés coûteuses laissent les communautés vulnérables aux chocs de marché. Dans le quartier Shalfeh d'Abou Samra, une nouvelle initiative relève ce défi par une solution enracinée dans la durabilité et l'agriculture urbaine.
Changer le système
Lancé par Un Habitat et financé par le gouvernement du Japon, le projet Al-Marjeh intègre la production alimentaire, les énergies renouvelables et l'accès à l'eau propre pour renforcer la résilience communautaire et combattre l'insécurité alimentaire du Liban.
Le programme a formé 100 femmes et 50 jeunes à la plantation, à la récolte, au compostage, à l'emballage et à la commercialisation. Les participants acquièrent à la fois des connaissances techniques et des compétences commerciales, leur permettant de produire et de vendre des produits frais localement.
Pour soutenir ce changement, le projet a installé des systèmes d'énergie renouvelable et des unités de filtration dans l'eau dans deux écoles publiques et un dispensaire pour la santé, au profit des résidents. Ces améliorations améliorent les installations d'hygiène, réduisent le risque de maladies d'origine hydrique comme le choléra et assure un accès durable à l'eau potable – une composante essentielle de l'agriculture urbaine.
Réduire la pauvreté et la construction de moyens de subsistance
Les avantages du projet Al-Marjeh s'étendent au-delà de la récolte. De nombreux diplômés ont reçu des boîtes à outils agricoles pour continuer la production à la maison, réduisant les coûts alimentaires des ménages tout en générant des revenus à partir de ventes excédentaires. D'autres ont rejoint des initiatives de trésorerie pour le travail, élargissant la culture sur des parcelles plus importantes et renforçant les chaînes d'approvisionnement alimentaire locales.
Pour les résidents, la formation a été transformatrice. En apprenant à cultiver leurs propres récoltes, les citoyens se sont réduits de la dépendance à l'égard des légumes importés coûteux et ont construit des sources de revenus plus stables. Des exemples comme Omar, un jeune participant, qui applique maintenant sa formation aux jardins communautaires et aide les voisins à adopter des techniques de culture durables, mettent en évidence l'impact transformateur.
Cet impact reflète une tendance plus large: l'agriculture urbaine favorise l'autonomie, réduit la dépendance à l'égard des marchés volatils et crée des espaces pour la coopération communautaire qui fonctionne ensemble pour inverser l'insécurité alimentaire du Liban. En liant la production alimentaire directement aux résidents urbains, l'initiative pourrait raccourcir les chaînes d'approvisionnement, réduit les coûts de transport et améliorer l'accès aux produits frais dans les quartiers qui s'appuient depuis longtemps sur des importations limitées et coûteuses.
Impact de développement à long terme
L'agriculture urbaine au Liban est également une stratégie de résilience climatique. Avec des terres arables rares et des conditions météorologiques extrêmes intensifiant les pressions environnementales, l'agriculture localisée offre un moyen de répondre à des besoins alimentaires de manière durable. Le projet Al-Marjeh favorise les pratiques d'irrigation et de compostage économes en eau, réduisant la tension environnementale tout en maintenant la productivité.
L'Un-Habitat souligne que ces projets renforcent la cohésion sociale en impliquant divers membres de la communauté dans les objectifs collectifs. La combinaison de la durabilité environnementale, des opportunités économiques et de l'amélioration de la nutrition fournit un plan pour la mise à l'échelle d'initiatives similaires dans d'autres centres urbains confrontés à des problèmes similaires à l'insécurité alimentaire du Liban.
En avant
Alors que le Liban continue de naviguer sur les crises économiques et politiques qui se chevauchent, l'agriculture urbaine offre une réponse pratique et stimulante. En équipant les résidents des compétences, des ressources et des infrastructures pour produire leur propre nourriture, des projets comme Al-Marjeh réduisent la vulnérabilité aux chocs externes et jettent les bases d'une croissance durable et durable. Dans le quartier Shalfeh de Tripoli, une idée simple – la croissance locale – aide à construire un avenir plus résilient.
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