Des organisations améliorent les conditions dans les camps de réfugiés syriens

Camps de réfugiés syriensLe Guerre civile syrienne a commencé en mars 2011. Plus d’une décennie plus tard, le monde continue de ressentir les effets de ce conflit. Ce pays autrefois magnifique et culturellement riche s’est transformé en une horrible scène de guerre. La guerre a créé environ 5,5 millions de réfugiés syriens et 6,8 millions supplémentaires déplacés dans leur pays d’origine. Les réfugiés en situation régulière survivent toujours dans des camps et des établissements informels. Beaucoup de ces réfugiés vivent avec leurs familles sous des tentes, dans des conditions de vie surpeuplées et insalubres. Les ressources, les installations médicales et les opportunités d’emploi sont limitées dans ces camps. On estime que plus de 12 millions de Syriens souffrent d’insécurité alimentaire. Parmi les trois organisations qui améliorent les conditions de vie dans les camps de réfugiés syriens figurent la Fondation Karam, le HCR et l’International Medical Corps.

La Fondation Karam

Karam signifie générosité en arabe. La Fondation Karam travaille aux côtés des jeunes syriens déplacés pour responsabiliser et éduquer les individus, redéfinissant ainsi à quoi ressemble le fait d’être un réfugié. L’organisation travaille sur le terrain à Istanbul et à Reyhanli, en Turquie.

Cette fondation croit en l’autosuffisance et adopte une approche radicalement unique en matière d’aide humanitaire. La communauté et le mentorat sont des valeurs fondatrices présentes à la Karam House, un espace sûr où les jeunes et leurs familles peuvent se connecter avec les autres et apprendre à travers des ateliers créatifs et des programmes éducatifs innovants.

Aussi, la Fondation Karam s’efforce d’inspirer la jeunesse syrienne à devenir de futurs leaders, en dotant les individus des compétences dont ils ont besoin pour s’épanouir. Près de 5 000 vies ont été touchées jusqu’à présent ; leur objectif est d’atteindre 10 000 jeunes réfugiés syriens d’ici 2028.

HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés

Situé en Jordanie, le camp de réfugiés de Za’atari est le plus grand camp de réfugiés syriens au monde, accueillant environ 80 000 personnes. Selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés32 organisations et organisations à but non lucratif opèrent actuellement à Za’atari, toutes employées et gérées par le HCR.

Le HCR mène les efforts humanitaires depuis la création du camp en 2012. Il a fourni des tentes aux premiers réfugiés et les a depuis remplacées par 25 000 abris préfabriqués. En 2017, une centrale solaire a été installée, alimentant le camp en électricité entre neuf et douze heures par jour.

Cette organisation mondiale fournit également aux réfugiés de l’argent chaque trimestre pour les aider à répondre à leurs besoins fondamentaux.

Corps médical international

En tant que premier intervenant mondial, l’International Medical Corps est une autre organisation importante qui améliore les conditions dans les camps de réfugiés syriens. Son équipe internationale répond aux personnes touchées par la guerre, les catastrophes naturelles et les maladies, où qu’elles se trouvent.

Depuis sa création en 1984, le Corps Médical International a apporté de l’aide à des personnes dans plus de 80 pays. L’organisation valorise l’autonomie et forme ainsi les communautés à la réponse médicale, renforçant ainsi les systèmes de santé mondiaux.

Ses opérations de 2022 à Damas ont fourni à elles seules 316 702 consultations de soins de santé primaires, 24 638 dépistages de malnutrition chez les enfants et ont dispensé des activités psychosociales à 6 690 personnes. L’International Medical Corps est également venu en aide à des milliers de personnes ayant besoin d’un soutien en matière de santé mentale en Syrie.

Plusieurs autres organisations et organisations à but non lucratif fournissent une aide humanitaire aux réfugiés syriens, notamment Direct Relief, World Relief, International Rescue Committee et Anera. Chaque organisation fournit un soutien et des ressources vitaux à ceux qui sont pris au piège du conflit en cours.

– Sophie Loizos

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