
Dans la ville rurale de Thantikandh, au Népal, les femmes étaient autrefois assises au bout de l'eau et des décisions sanitaires. Maintenant, ils mènent efforts pour apporter de l’eau potable et des toilettes à leur communauté. Soutenu par l'organisation de développement SNV Pays-Bas, le comité local de coordination WASH est reconnu pour avoir inclus les femmes et les personnes handicapées du Népal dans ses postes de direction. En seulement 18 mois, la région a connu une augmentation soudaine de la participation à la planification des programmes d’accès à l’eau potable et de propreté.
Le président du WASH-CC, M. Dhir Bahadur Shahi, déclare : « Auparavant, nous avions peu de connaissances sur les besoins particuliers en WASH des personnes handicapées et des femmes. La formation sur le développement inclusif du handicap (DID), l'évaluation inclusive WASH et plusieurs activités organisées par le projet WfW-BFL nous ont sensibilisés. Celles-ci nous ont motivés à inclure les personnes handicapées et les femmes dans le WASH-CC à [both] au niveau des municipalités rurales et des quartiers.
Les femmes aux commandes
Partout au Népal, les femmes mènent une révolution silencieuse mais puissante dans les domaines de l’eau et de l’assainissement. Dans l'un des programmes soutenus par la SNV, 20 des 24 hameaux (tole) du Népal sont désormais géré par des femmes Comités WASH. En fait, ces groupes supervisent tout, depuis la sécurité de l’eau jusqu’aux programmes d’hygiène menstruelle et aux toilettes publiques.
Depuis que les femmes sont responsables de la prise de décision, les projets ont connu un meilleur suivi et des résultats plus durables. Ce qui était autrefois considéré comme du « travail domestique » est désormais devenu un leadership communautaire, alors que ces femmes guident un avenir axé sur la réduction des maladies, le gain de temps et l’amélioration des moyens de subsistance.
Le lien entre l’eau et la pauvreté
Même si l’accès à l’eau au Népal s’est considérablement amélioré, des défis subsistent. L'UNICEF rapporte que 95 % des Népalais utilisent désormais un source d'eau améliorée; cependant, 71 % de toutes les sources d'eau et plus de 90 % de celles utilisées par les groupes les plus vulnérables sont contaminées par la bactérie Escherichia coli. Par ailleurs, un étude récente de BMC Public Health parmi les autochtones Kumal communauté a révélé que 40 % des ménages utilisent l’eau de surface comme principale source d’eau.
Une eau insalubre entraîne directement des maladies et un manque à gagner, car les femmes supportent souvent le fardeau le plus lourd et les longues distances à parcourir pour obtenir de l'eau potable peuvent encore rendre les familles malades.
Des solutions en mouvement
Pour combler ces écarts, des programmes inclusifs modifient la manière dont les projets liés à l’eau sont gérés. Le partenariat du Water for Women Fund avec la SNV a permis d'atteindre plus de 52 800 personnes au Népal grâce à des programmes communautaires d'approvisionnement en eau et d'assainissement. Ces projets donnent la priorité à l’égalité des genres et à l’inclusion sociale (GESI), en veillant à ce que les femmes, les personnes handicapées et les groupes marginalisés montrent la voie.
Dans le district de Sarlahi, les femmes dirigent désormais 20 des 24 comités locaux de gestion de l'eau. Leurs tâches incluent la supervision des campagnes d’assainissement, la gestion de la facturation de l’eau et la promotion de l’hygiène menstruelle dans les écoles. Ces systèmes ont réorienté les efforts WASH d’une aide temporaire vers des solutions durables et locales.
Au-delà de l’accès à une véritable autonomisation
L’accès à l’eau n’est qu’une partie de l’histoire, tandis que l’autonomisation remplit le reste. En effet, grâce à des programmes tels que l'initiative « Leadership familial » de la SNV, les femmes président désormais les comités WASH locaux et dirigent la sensibilisation communautaire. Dans plusieurs communautés autochtones du Népal, les femmes gèrent les systèmes sanitaires, entretiennent les toilettes et animent des ateliers de santé qui touchent des centaines de ménages.
Ce leadership a instauré une confiance significative au sein des communautés et renforcé la capacité des gouvernements locaux à pérenniser les progrès. Comme le notent les rapports de terrain de la SNV, la participation des femmes a transformé le travail WASH d'un effort imposé du haut vers le bas en un mouvement piloté par la communauté.
Vue d'ensemble
Le cheminement du Népal vers l'eau potable et l'assainissement est autant une question d'équité que d'infrastructure. Grâce au WASH dirigé par les femmes au Népal, le pays améliore la santé, l'éducation et les opportunités économiques, en particulier pour ceux qui ont longtemps été exclus de la prise de décision. De Thantikandh à Sarlahi, les femmes ont démontré que l’accès à l’eau potable peut également ouvrir des opportunités de pouvoir, de dignité et de changement. Les progrès du Népal offrent un modèle montrant comment un leadership inclusif peut devenir fondamental.
*