En Afrique, où de nombreuses communautés luttent contre la pauvreté et ont peu accès aux commodités essentielles, les décharges apportent une réponse non conventionnelle à ce problème répandu. Ces décharges, qui sont généralement considérées comme une nuisance environnementale et un risque pour la santé, ont un potentiel non exploité qui pourrait améliorer considérablement la vie des citoyens les plus pauvres du continent.
Cet article analyse la possibilité révolutionnaire de brûler les déchets africains pour produire de l’électricité et comment cette pratique peut contribuer à réduire la pauvreté mondiale.
Décharges
Les décharges africaines représentent les difficultés rencontrées par les pays émergents. Ils débordent fréquemment de déchets, provoquant une dégradation de l’environnement, des risques pour la santé publique et un sentiment général de négligence.
La proximité des décharges dans les quartiers pauvres entraîne des problèmes de santé. Ceci est dû au manque d’hygiène, au contact direct avec des substances toxiques et à la présence de parasites. Les familles sont obligées de consacrer une plus grande part de leurs ressources déjà limitées aux soins de santé, ce qui réduit le montant qui autrement serait alloué à la croissance économique ou à l’éducation.
Les décharges découragent également les investisseurs potentiels, limitent le tourisme et restreignent l’expansion des petites entreprises locales. La perception négative de ces zones comme étant « dégueulasses » alimente un cercle vicieux de pauvreté.
Pauvreté énergétique
Un autre problème est que de nombreux Africains souffrent de pauvreté énergétique, c’est-à-dire d’un manque d’accès fiable aux sources d’énergie pour répondre à leurs nécessités absolues. Ceux-ci peuvent inclure l’éclairage, le chauffage, la cuisine et le fonctionnement des appareils nécessaires. Lutter contre la précarité énergétique est essentiel pour lutter contre la pauvreté mondiale.
Nouvelles possibilités de production d’énergie
Les décharges et la pauvreté énergétique sont deux nuisances importantes au progrès de l’Afrique. Cependant, une nouvelle technologie pourrait promettre au continent une solution à ces deux problèmes liés à la pauvreté. L’Afrique pourrait être en mesure de répondre à une grande partie de sa demande en électricité en brûlant les déchets des décharges avec des méthodes contrôlées et respectueuses de l’environnement.
Le brûlage des déchets des décharges entraîne une diminution considérable du volume de déchets solides, ce qui facilite la gestion des décharges et améliore l’assainissement et l’hygiène généraux de la région tout en réduisant le risque de maladies infectieuses. Garder les décharges propres et bien entretenues rend l’environnement local plus sain. Bien que l’on puisse penser que cette combustion libère trop de particules (PM), l’EPA affirme que plus de 99 % des PM peuvent être éliminées par des filtres.
Le développement de projets de valorisation énergétique des décharges offre aux habitants des zones sous-développées des opportunités d’emploi. Ces programmes, allant de la collecte et du tri des déchets à l’exploitation de machines produisant de l’énergie, peuvent offrir une source de revenus aux personnes et aux familles confrontées à la pauvreté.
Les décharges en Afrique ont le potentiel de représenter un espoir pour les populations défavorisées. L’Afrique pourrait produire jusqu’à 20 % de sa propre électricité en libérant l’énergie emprisonnée dans ces tas de déchets. En plus de lutter contre la pauvreté énergétique, l’incinération des déchets africains offre également des conditions d’hygiène plus hygiéniques, des perspectives d’emploi et des avantages environnementaux. L’Afrique peut transformer les déchets en trésor et faire un grand pas vers un avenir meilleur et plus durable pour tous ses citoyens grâce aux investissements, aux politiques et à la participation communautaire appropriés. Le continent peut lutter contre la pauvreté en transformant ses déchets en sources d’énergie précieuses.
– Advait K. Mishra
Photo : Flickr
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