Au Tchad, l’éducation est la voie vers un avenir plus stable, sans difficultés à long terme, mais des millions d’enfants ne sont pas scolarisés. L'éducation ne peut pas attendre a annoncé une subvention de 20 millions de dollars en décembre 2024 pour prolonger son programme pluriannuel de résilience au Tchad, suite à un rapport selon lequel au moins 3,2 millions d'enfants et d'adolescents étaient absents des salles de classe. Ce financement devrait bénéficier à 66 000 apprenants touchés par la crise.
Cela est important dans un pays où des problèmes tels que les retombées des conflits, les chocs climatiques et la pauvreté continuent de perturber l’éducation. Les repas scolaires et l’éducation des réfugiés au Tchad sont essentiels car l’aide alimentaire et l’accès aux salles de classe peuvent fonctionner ensemble en cas d’urgence.
La crise à l’Est du Tchad
La pression n'a fait que s'intensifier depuis que la guerre a éclaté au Soudan voisin en avril 2023. Le Programme alimentaire mondial (PAM) affirme que ce pays d'Afrique centrale est désormais accueille 1,5 million de réfugiés. Parmi eux, 900 000 personnes ont immigré du Soudan, ce qui met encore plus de pression sur les communautés qui connaissent déjà une immense pauvreté et une insécurité alimentaire.
Dans l’est du Tchad, l’UNICEF a signalé en avril 2026 que 900 000 enfants n’étaient pas inscrits dans un établissement scolaire. Le même rapport indique que près de 300 000 enfants réfugiés dans l'est du pays ne sont pas scolarisés.
Pourquoi les repas scolaires sont importants
Les repas scolaires sont l’un des outils les plus efficaces pour aider les enfants à rester en classe. Le PAM affirme que sa réponse d'urgence à ce problème a consisté à fournir des repas scolaires à plus de 125 000 enfants dans les zones d'accueil de réfugiés en 2025. Il soutient également des programmes d'alimentation scolaire locaux qui relient les écoles aux agriculteurs locaux afin que les enfants puissent consommer des repas d'origine locale pendant que les producteurs ruraux obtiennent un marché pour leurs récoltes.
Selon le PAM, cette approche a déjà amélioré les résultats en matière de nutrition et de scolarisation de plus de 110 000 enfants. En situation de crise, un repas à l’école contribue à améliorer l’apprentissage et la sécurité alimentaire des ménages.
Soutien à l’éducation au-delà de l’alimentation
Le soutien à l’éducation s’étend également au-delà des repas. Education Cannot Wait affirme que plus de 40 % des 66 600 enfants ciblés par sa nouvelle subvention seront des réfugiés. Le programme formera également plus de 1 500 enseignants en pédagogie, en soutien psychosocial et en réduction des risques.
Ce travail plus vaste renforce les repas scolaires et l’éducation des réfugiés en combinant l’aide alimentaire avec un meilleur soutien en classe. Ceci est important, car le Tchad a non seulement besoin d’un plus grand nombre d’élèves scolarisés, mais il a également besoin d’écoles capables de gérer les déplacements et la surpopulation. L'UNICEF dit Est du Tchad Il lui reste encore besoin d'environ 5 000 espaces d'apprentissage temporaires et de 10 000 latrines pour répondre aux normes minimales.
Une voie positive à suivre
Ces efforts sont particulièrement importants pour les filles. Dans son plan stratégique pour le Tchad 2024-2028, le PAM a déclaré que l’augmentation de l’alimentation scolaire à base de produits locaux peut contribuer à améliorer la nutrition et la santé tout en maintenant les filles à l’école. Le rapport de l'UNICEF sur l'est du Tchad indique que sans un soutien suffisant en matière d'éducation, 70 000 enfants, y compris les réfugiés, les rapatriés et ceux des communautés d'accueil, pourraient manquer des jours d'école ou abandonner leurs études.
Cela augmente le risque de travail des enfants et de mariage d’enfants. Dans cette situation, les repas scolaires font plus que lutter contre la faim. Ils contribuent à préserver l'avenir des enfants.
Mot de clôture
Les repas scolaires et l’éducation des réfugiés au Tchad sont profondément liés. L’aide alimentaire aide les enfants à se présenter en classe et à rester inscrits, tandis que de nouveaux financements pour l’éducation aident les écoles à répondre plus efficacement aux crises. Malgré cela, le Tchad reste confronté à un déficit important.
Cependant, les programmes actifs du PAM, de l'UNICEF et d'Education Cannot Wait montrent que les investissements peuvent maintenir davantage d'enfants à l'école. Si ces efforts continuent de s’étendre, ils pourraient renforcer l’accès à l’éducation et la résilience à long terme des familles à travers le pays.
–Ashirah Newton
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