Appel à l’action du Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO

Appel à l’action du Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO Tout au long de notre histoire humaine, l’éducation a toujours été un pilier fondamental du progrès, de l’équité et de l’autonomisation. Cependant, à mesure que nous avançons dans le XXIe siècle, un gouffre formidable apparaît, qui menace de mettre en péril les fondements mêmes de cette pierre angulaire. L'appel à l'action du Rapport mondial de suivi sur l'éducation de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) constitue un rappel crucial de la nécessité urgente de combler ce fossé.

En fait, le Rapport mondial de suivi sur l'éducation de l'UNESCO met en évidence une préoccupation majeure : un déficit de financement de 97 milliards de dollars, nécessaire pour atteindre l'ambitieux Objectif de développement durable 4 (ODD 4) d'ici 2030. Cette analyse approfondit la nécessité cruciale de combler ce déficit de financement de l'éducation. et les défis complexes introduits par la pandémie de COVID-19, en identifiant des stratégies clés pour créer un avenir plus équitable dans le domaine de l’éducation.

La question à 97 milliards de dollars

Le Rapport mondial de suivi sur l'éducation 2023 de l'UNESCO met en lumière un déficit financier important qui fait obstacle à la réalisation des objectifs éducatifs mondiaux d'ici 2030. Garantir l'accès universel à une éducation de qualité aux niveaux préscolaire, primaire et secondaire dans les pays à revenu faible et intermédiaire inférieur à partir de 2023. d’ici 2030, un financement supplémentaire de 97 milliards de dollars sera nécessaire. Ce chiffre est particulièrement préoccupant par rapport au déficit de financement annuel initial de 39 milliards de dollars estimé pour la période 2015 à 2030.

Ce déficit risque de laisser de nombreux pays à la traîne dans leur engagement en faveur de l’ODD 4. Cette situation financière désastreuse nécessite une réévaluation complète de la manière dont l’éducation est financée à l’échelle mondiale, l’Afrique subsaharienne étant la plus démunie, confrontée à un déficit annuel de 70 milliards de dollars pour répondre à ses besoins. besoins éducatifs : on estime qu'environ 20 % des enfants en âge de fréquenter l'école primaire et près de 60 % des enfants en âge de fréquenter l'école secondaire supérieure ne sont actuellement pas scolarisés.

Une crise dans la crise

L’assaut de la pandémie de COVID-19 a aggravé les inégalités éducatives préexistantes, mettant au premier plan des complexités supplémentaires en matière de financement et d’accès à l’éducation. En plus du rapport GEM, les informations de l'UNESCO et de la Banque mondiale mettent en lumière les conséquences considérables de la pandémie sur les résultats scolaires, avec des projections indiquant des pertes potentielles s'élevant actuellement à 21 000 milliards de dollars de revenus à vie pour les apprenants.

Ce scénario alarmant souligne la nécessité cruciale d’une augmentation substantielle du personnel enseignant du préscolaire dans les pays économiquement défavorisés et d’un effort concerté pour remédier aux déficits d’apprentissage généralisés apparus à l’échelle mondiale à la suite de la pandémie.

Un cri de ralliement pour l’action

En réponse aux crises émergentes, la Banque mondiale a défini une stratégie en cinq piliers pour revitaliser l’éducation mondiale. Cette stratégie se concentre sur la préparation et la motivation des apprenants, l’amélioration des compétences des enseignants, l’amélioration de la pertinence et de la disponibilité des ressources d’apprentissage, la création d’écoles sûres et inclusives et la gestion efficace des systèmes éducatifs.

Ce plan démontre l'engagement de la Banque en faveur d'une réforme systémique et de méthodes basées sur les résultats, fournissant un guide pour relever les défis actuels vers un avenir où chacun aura accès à une éducation de qualité.

En outre, le Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO souligne le rôle crucial de la technologie pour libérer tout le potentiel des systèmes éducatifs du monde entier. Cela comprend des plateformes d’apprentissage numérique, des ressources en ligne et une formation des enseignants aux TIC, dans le but de réduire jusqu’à 75 % le déficit de financement induit par la pandémie.

Il met en évidence trois piliers fondamentaux nécessaires à l’intégration efficace de la technologie dans l’éducation :

  1. Accès à la technologie : Garantir l’accès universel aux outils numériques et à Internet est fondamental. En fait, sans un accès généralisé, les avantages de la technologie éducative ne peuvent être pleinement exploités, ce qui perpétue les inégalités existantes.
  2. Gouvernance et réglementation : La mise en place de cadres de gouvernance et de mécanismes de régulation solides est essentielle pour guider l’utilisation et l’intégration de la technologie dans les milieux éducatifs. Ces cadres devraient répondre aux préoccupations d’assurance qualité, de confidentialité des données et d’équité.
  3. Préparation des enseignants : les enseignants sont au cœur de la transformation éducative, et il est essentiel de les préparer avec les compétences et les ressources nécessaires pour intégrer la technologie dans les pratiques pédagogiques. Cela comprend une formation aux pédagogies numériques et l’offre d’opportunités de développement professionnel continu.

Investir dans l'avenir

Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO met en lumière un parcours semé d’embûches mais plein d’opportunités de réformes transformatrices. S’attaquer à ces obstacles nécessite une élaboration de politiques fondées sur des données probantes et une coopération internationale renforcée, aujourd’hui plus cruciales que jamais.

Ces actions représentent un engagement mondial pour garantir que l’éducation soit un droit inaliénable, accessible à tous, quel que soit son statut socio-économique.

– Mathilde Liboni

*