Efforts en faveur des demandeurs d’asile au Mexique

Demandeurs d'asile au MexiqueConfrontés aux problèmes imminents de violence des gangs, de chômage et de pauvreté, les individus et les familles doivent quitter leur foyer en Amérique centrale. Le rapport Panorama social réalisé en 2022 indiquait que 201 millions de Latino-Américains vivent dans la pauvreté et 82 millions de personnes vivent dans une pauvreté extrême. Le rapport souligne la nécessité de changements politiques transformateurs pour accroître l’éducation et rouvrir les établissements d’enseignement. Voici quelques informations générales sur la migration des personnes en Amérique centrale et les efforts visant à aider les demandeurs d’asile au Mexique en particulier.

La situation

Les catastrophes naturelles ont également touché la population du Honduras. Soumis à de fortes pluies et à la sécheresse, la disponibilité alimentaire est limitée. Un rapport de 2022 prévoyait que 2,6 millions de personnes pourraient être confrontées à l’insécurité alimentaire et à la destruction de leurs maisons et de leurs communautés.

À la recherche d’une vie meilleure, on estime aujourd’hui qu’il y a environ 597 000 réfugiés et demandeurs d’asile du Salvador, du Guatemala et du Honduras.

Les communautés voisines et d’autres pays latins reçoivent d’énormes afflux de demandeurs d’asile. Ce problème a fait du Mexique l’un des principaux pays d’accueil de personnes déracinées, troisième seulement derrière les États-Unis et l’Allemagne.

Depuis décembre 2022, le nombre de demandeurs d’asile a rapidement augmenté. Le Mexique a reçu 118 800 nouvelles demandes d’asile, ce qui a entraîné une mise à rude épreuve des services de santé et des services sociaux, déjà exacerbée par la pandémie. Le long de la frontière mexicaine, dans des localités comme Tapachula, l’accès au droit au travail est limité. Non seulement les individus entreprennent de longs voyages, parfois périlleux, pour atteindre le pays, mais ils sont également confrontés à la pauvreté et à un faible niveau de vie à leur arrivée.

Défis pour les demandeurs d’asile au Mexique

La mobilité rapide des réfugiés vers le Mexique se heurte à des délais de traitement élevés et à un accès limité à l’emploi et à l’éducation. Entre 2018 et 2019 seulement, l’agence mexicaine pour l’asile (COMAR) a accepté 11 % des demandes d’asile et en a rejeté 2,7 %, laissant 70,6% de candidatures non prises en considération.

Des régions comme Tapachula deviennent surpeuplées, ce qui exacerbe les problèmes sociaux que les demandeurs d’asile tentent de fuir, tels que la discrimination, le manque de logement, l’instabilité et la peur d’être détenus.

Les gouvernements américains sont de plus en plus conscients de ce problème. Le gouvernement mexicain a mis en œuvre Le Cadre régional global de protection et de solutions (MIRPS) pour organiser des solutions efficaces à la crise des réfugiés. Les organisations se sont engagées à fournir une protection, des emplois et des moyens de subsistance, une protection sociale, des soins de santé et une éducation aux personnes déplacées.

Le Programme d’Éducation Sectorielle et le Plan National de Développement

S’aligner sur des stratégies telles que le programme d’éducation sectoriel 2019-2024 et le plan national de développement 2018-2024, qui promeuvent des « communautés éducatives inclusives et résilientes ». Imposant des sanctions plus strictes aux élèves qui manquent l’école, formant les enseignants au soutien psychologique et intervenant sur les normes sanitaires des écoles, les initiatives se multiplient et garantissent la fréquentation scolaire. Un tournant législatif, l’accent mis par le gouvernement sur l’amélioration de la stabilité des communautés est une étape essentielle dans améliorer le vies des demandeurs d’asile au Mexique.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés

Cette politique adoptée de responsabilité partagée mobilise les groupes pour assurer la stabilité de la vie des gens. Par exemple, le Agence des Nations Unies pour les réfugiés travaille aux côtés de 70 gouvernements et associés pour distribuer des services d’hébergement et de protection, de la nourriture, des kits d’hygiène et une aide en espèces. Tous ces éléments permettent aux demandeurs d’asile de commencer à reconstruire leur vie.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés mène un travail visant à fournir des informations aux demandeurs d’asile à travers l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale afin de les aider à trouver un environnement sûr pour leurs familles. Par exemple, Nohemi Enamorado et sa jeune fille se trouvent désormais dans un endroit exempt de gangs à Aguascalientes, l’agence ayant identifié une demande croissante de travailleurs dans l’industrie textile. Vivant désormais sans menace de violence ni de migration soudaine, Nohemi et sa fille peuvent vivre sans crainte.

Les organisations sensibilisent à la crise actuelle des réfugiés en Amérique centrale. Les familles et les individus devraient être au centre des politiques visant à alléger les souffrances et la pauvreté auxquelles les demandeurs d’asile au Mexique sont confrontés dans leur quête de sécurité.

Sophie Mégots

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