
Le CDC définit la mortalité maternelle comme « le décès d’une femme pendant la grossesse, à l’accouchement ou peu après l’accouchement ». Alors que les risques de mourir pendant l’accouchement ou la grossesse ont considérablement diminué au fil des ans, de nombreux pays dans le monde, en particulier les pays en proie à des conflits ou à la pauvreté, ont tendance à lutter pour réduire les taux de mortalité maternelle. L’Inde est un excellent exemple de pays où les femmes sont exposées à un risque élevé de mortalité maternelle.
Mortalité maternelle en Inde
En 2017, l’Inde avait le deuxième taux de mortalité maternelle le plus élevé, juste derrière le Nigéria. L’Inde a relevé 35 000 décès maternels en 2017. En effet, « les complications liées à la grossesse sont la première cause de décès chez les filles entre 15 et 19 ans » en Inde, selon l’UNICEF.
Pour commencer, ces statistiques sont dues en partie au grand nombre de bébés nés en Inde. La population de l’Inde dépasse de loin celle des États-Unis ou du Royaume-Uni, par exemple, il va donc de soi que l’Inde connaîtrait un nombre plus élevé de décès maternels. Pourtant, pour la période 2016-2018, le taux de mortalité maternelle en Inde s’élevait à 113 pour 100 000 naissances vivantes, contre seulement 17,4 sur 100 000 naissances vivantes en 2018 aux États-Unis. Cela signifie que les femmes en Inde sont plus de cinq fois plus susceptibles de mourir pendant l’accouchement ou la grossesse.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « les femmes meurent des suites de complications pendant et après la grossesse et l’accouchement. La plupart de ces complications se développent pendant la grossesse et la plupart sont évitables ou traitables. Il dit en outre que « le nombre élevé de décès maternels dans certaines régions du monde reflète les inégalités d’accès à des services de santé de qualité et met en évidence l’écart entre les riches et les pauvres ».
Les complications spécifiques, telles que les saignements excessifs, l’hypertension artérielle, les infections et les complications de l’accouchement, représentent 75 % des décès maternels dans le monde.
Comment réduire la mortalité maternelle
Comme le souligne l’OMS, la plupart des décès maternels sont évitables. L’accès à des services de santé de qualité pendant la grossesse, pendant le travail et après l’accouchement est essentiel. « Il est particulièrement important que toutes les naissances soient assistées par des professionnels de la santé qualifiés, car une prise en charge et un traitement rapides peuvent faire la différence entre la vie et la mort pour la mère ainsi que pour le bébé », explique l’OMS.
L’Inde dispose d’un système de santé universel, mais il existe des différences significatives dans la qualité des soins de santé dans les zones urbaines et rurales, les zones rurales ayant généralement des soins de santé de moindre qualité et moins d’options. Il existe également une disparité entre les hôpitaux privés et les hôpitaux qui fonctionnent sur le plan universel. Généralement, les hôpitaux privés en Inde offrent de meilleurs soins mais sont plus chers. Ce paradigme signifie que les femmes à faible revenu et les femmes qui vivent dans les zones rurales sont désavantagées lorsqu’il s’agit de recevoir des soins prénatals et post-partum opportuns et de haute qualité.
L’UNICEF et le gouvernement indien luttent contre la mortalité maternelle
Malgré ces sombres statistiques, le gouvernement indien, avec l’UNICEF, a fait des progrès vers la réduction de la mortalité maternelle. En l’espace de trois ans seulement, l’Inde a réduit le nombre de femmes décédées pendant l’accouchement de 130 sur 100 000 (2014-2016) à 113 sur 100 000 (2016-2018).
Selon l’UNICEF, « la mortalité maternelle est considérée comme un indicateur de santé clé et les causes directes des décès maternels sont bien connues et largement évitables et traitables ». En fait, l’UNICEF travaille avec le gouvernement indien pour mettre en œuvre des politiques d’accouchement standardisées que les prestataires de soins d’accouchement doivent suivre. Par exemple, dans le cadre de l’initiative Reaching Every Mother, l’UNICEF aide le ministère de la santé à mettre en œuvre une politique selon laquelle chaque naissance doit avoir lieu dans un centre de santé en présence d’un professionnel de la santé qualifié.
En outre, l’UNICEF soutient le programme Pradhan Mantri Surakshit Matritva Abhiyan (PMSMA) qui, selon le site Web de l’UNICEF, « fournit un jour fixe pour des soins prénatals assurés, complets et de qualité, gratuitement, aux femmes enceintes du [the] Le 9 de chaque mois. L’initiative vise à «renforcer la détection et le suivi des soins prénatals des grossesses à haut risque» tout en réduisant la prévalence de la mortalité maternelle en Inde.
Les efforts du gouvernement indien et d’organisations telles que l’UNICEF ont déjà entraîné une diminution spectaculaire de la mortalité maternelle en Inde et, espérons-le, à l’avenir, ces chiffres continueront de baisser à mesure que les gens prendront davantage de mesures pour assurer la sécurité et la santé des mères pendant leurs grossesses et les livraisons.
– Evelyne Breitbach
Photo : Flickr
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