
Quand on pense à la question des enfants de la rue, les Comores viennent rarement, voire jamais,. Pourtant, la visibilité des enfants travaillant et vivant dans la rue est une réalité croissante à travers les trois îles du pays: Anjouan, Mohéli et Grand Comore. Pour de nombreux comoristes, rencontrer des groupes d'enfants vendant des marchandises ou sollicitant de l'argent et des cigarettes dans les rues est devenu de plus en plus courant.
Malgré cela, les politiques institutionnelles, les données gouvernementales et les rapports internationaux sur ces enfants vulnérables restent absents. Bien que quelques programmes gouvernementaux aient été mis en œuvre en 2021 ciblant le travail des enfants et l'éducation, ils restent insuffisants et ne parviennent pas à aborder le phénomène croissant des enfants de la rue. De même, les organisations internationales dirigent principalement leurs efforts pour lutter contre le travail des enfants et s'attaquer à la décolleté, laissant les enfants de la rue, en particulier ceux sans soutien familial, largement négligées.
Street Enfants et pauvreté
Les causes derrière la question des enfants de rue dans les comores sont multiples. Cependant, l'extrême pauvreté se démarque comme le principal facteur. Dans un pays où plus de 40% des La population éprouve la pauvretéde nombreux enfants recourent au travail de rue pour assurer une subsistance de base ou aider à nourrir leur famille. La plupart d'entre eux ont quitté le système scolaire, qui, bien que obligatoire jusqu'à l'âge de 15 ans, manque de mécanismes d'application solides pour vérifier et faire respecter la fréquentation scolaire. En 2023, plus de 20% des enfants d'âge primaire étaient hors de l'école dans les comores, à l'exclusion des taux élevés d'absentéisme.
Les enfants de la rue et la migration parentale
Une autre cause majeure contribuant à ce problème, étroitement liée à l'extrême pauvreté, est la migration de nombreux parents comoriens vers l'île française de Mayotte. Cette migration de masse laisse de nombreux enfants sans abri car leurs parents recherchent de meilleures opportunités économiques.
Enfants de la rue et santé mentale
Les enfants handicapés et les problèmes de santé mentale sont confrontés à des risques plus élevés de vivre et de travailler dans les rues. Cela est dû à un manque de soins psychiatriques appropriés, exacerbés par la présence d'un seul psychiatre dans le pays et au coût élevé des médicaments, parallèlement à l'exclusion éducative. Selon le plus à jour Rapport de l'UNICEF À partir de 2015, 73% de ces enfants n'ont pas fréquenté l'école secondaire et seulement 2,9% ont progressé au-delà de l'enseignement secondaire, illustrant l'exclusion que les enfants handicapés rencontrent.
Vulnérabilités fondées sur le genre
Les filles et les jeunes femmes sont affectées de manière disproportionnée par l'exclusion éducative et les normes sociétales qui favorisent la soumission à l'autorité masculine. Cela conduit souvent à des mauvais traitements, à des abus sexuels, à une activité sexuelle précoce à partir de 12 ans et à des grossesses indésirables. Ces facteurs contribuent de manière significative au nombre croissant de jeunes femmes vivant dans la rue, car certains parents relèvent leurs filles qui ont interrompu des grossesses indésirables.
La vie dans les rues équivaut à la survie
Une fois que les enfants sont dans la rue, qu'ils rentrent chez eux après avoir travaillé ou les deux travaillent et y vivent, la survie devient l'objectif principal. L'absence de logements fiables expose les jeunes à la violence physique, sexuelle et émotionnelle. Les problèmes de santé tels que les maladies parasitaires, la pneumonie, les maladies sexuellement transmissibles et le VIH sont courants, aggravés par un traumatisme passé et présent. Sans soutien adéquat, les enfants deviennent les cibles parfaites pour les trafiquants de drogue, à la fois en tant que consommateurs et vendeurs.
L'absence de systèmes complets et de données officielles exacerbe leur sort. Les Comores manquent de structures sociales pour abriter les enfants de la rue, avec peu de familles d'accueil compétentes. Les juges des enfants les placent rarement sous ces familles et il n'y a pas assez d'inspecteurs pour suivre. L'absence de données officielles et internationales sur le nombre d'enfants vivant et travaillant dans la rue dans les Comores aggrave également la situation, car leurs abus restent sans papiers et non reconnus, laissant les enfants vulnérables aux agresseurs qui peuvent commettre des crimes en toute impunité et beaucoup de disparition sans personne remarquer.
Efforts vers l'autonomisation
Malgré la situation alarmante, certaines organisations comme Ticket to Life et Maecha travaillent à relever ces défis, offrant de l'espoir pour les enfants de rue dans les comoros. Billet pour la vie Fournit une formation professionnelle et une éducation aux enfants de la rue, aux enfants handicapés, aux réfugiés et à tous ceux qui souffrent de pauvreté. Depuis sa création en 2022, il a aidé 400 enfants à la formation de scouts et de couture. Cela a permis à certains étudiants d'ouvrir leurs ateliers de couture et de faire partie intégrante de leurs communautés locales, transformant leur avenir. D'ici 2026, Ticket to Life a l'intention d'aider 2 000 autres enfants.
Maecha opère à Anjouans et se concentre sur l'égalité de l'éducation et le soutien aux enfants isolés par le biais de son programme d'éducation, de soins, de soutien et d'inclusion (ECMA). Son centre d'insertion professionnelle aide les enfants hors scolarisation, y compris ceux qui risquent d'impliquer la rue en raison de la rupture ou de l'abandon de la famille. Il offre une formation professionnelle professionnelle dans plusieurs domaines, tels que l'agriculture, la couture, l'électronique, la menuiserie et les arts culinaires, ciblant environ 60 enfants par an. Il est soutenu par des partenariats avec des organisations françaises et européennes favorisant les apprentissages et les certifications.
Conclusion
Le phénomène des enfants de la rue dans les comores est un problème multiforme enraciné dans la pauvreté systémique, les structures sociales inadéquates et la violence. Travailler et / ou vivre dans la rue expose les enfants à la violence sexuelle, physique et émotionnelle. Alors que Ticket to Life et Maecha font des progrès pour fournir un soutien et une action gouvernementale complète, l'implication des organisations internationales axées sur cette question et l'aide américaine aiderait à aborder les causes profondes des enfants de la rue. Cela aiderait également à protéger les droits et l'avenir des enfants comoriens, d'autant plus qu'un nombre croissant d'entre eux tentent de rejoindre l'île française de Mayotte, souvent au péril de leur vie.
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