Dans les coulisses du Sommet du G20 2025

Dans les coulisses du Sommet du G20 2025Dans les coulisses du Sommet du G20 2025Le sommet du G20 de Johannesburg en 2025 a marqué un moment important dans l’histoire. C'était la première fois que le sommet se tenait en Afrique, la présidence mettant intentionnellement en avant les priorités de développement de l'Afrique. En l'absence des États-Unis, les dirigeants se sont engagés à s'engager à relever certains des défis de longue durée du continent, tels que la résilience climatique, la dette, l'accès à l'énergie et la gouvernance équitable des ressources. Le sommet a soulevé la question de savoir si les ambitions du G20 pour 2025 peuvent se traduire par des résultats qui changeront la vie des Africains.

Mission 300 et le déficit énergétique

L'un des héritages les plus importants du sommet du G20 de 2025 est la Mission 300, qui promet de connecter 300 millions d'Africains à l'électricité d'ici 2030. La Banque mondiale et la Banque africaine de développement soutiennent cette initiative, qui vise à lutter contre la pauvreté énergétique persistante de l'Afrique grâce à l'expansion des réseaux, aux mini-réseaux et à l'énergie solaire hors réseau.

Actuellement, plus de 600 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité et environ 1 milliard d’entre eux dépendent de combustibles de cuisson dangereux, associés à plus de 2 millions de décès prématurés chaque année. Malgré l’accord sur l’urgence de la situation, de nombreux défis demeurent. Le financement durable continue de poser un problème majeur. La participation du secteur privé, le transfert de technologie et des cadres réglementaires solides seront essentiels pour transformer les engagements en infrastructures. Sans un financement et un soutien politique prévisibles, les critiques préviennent que les progrès pourraient être en deçà des objectifs.

Action climatique et lutte contre la dette

Le sommet du G20 de 2025 a eu lieu à peu près en même temps que les négociations sur le climat de la COP30, augmentant ainsi la surveillance mondiale des engagements climatiques. Le sommet a réaffirmé son soutien à la résilience climatique et à l’augmentation des capacités en matière d’énergies renouvelables, s’alignant sur des appels plus larges à la justice climatique.

Cependant, de nombreux aspects controversés de la politique climatique mondiale restent en suspens. Lors de la COP30, les négociateurs n’ont pas réussi à parvenir à un accord sur l’élimination progressive des combustibles fossiles ni à garantir un financement climatique significatif. Bien que les dirigeants du G20 aient exprimé leur ambition de mobiliser des financements supplémentaires pour le climat, l’absence de plusieurs pays plus riches à Johannesburg a limité les engagements concrets.

La viabilité de la dette était également un sujet central du sommet. Les dirigeants ont reconnu les lacunes en matière de gestion de la dette, de transparence et de capacité budgétaire, en particulier dans les économies à faible revenu, ainsi que la nécessité de réformes de l'architecture financière mondiale.

Les économistes suggèrent qu’un allègement efficace de la dette devrait être lié à des investissements verts vérifiables. L'absence des États-Unis a compliqué les négociations, laissant un vide dans les engagements financiers qui pourrait affaiblir l'influence du G20 sur les réformes financières mondiales.

Minéraux critiques : transformer la dette en développement

La gouvernance des ressources est également apparue comme un sujet clé. L'Afrique détient une part importante des minéraux essentiels de la planète, notamment le cobalt, le lithium et les terres rares, qui sont vitaux pour les technologies renouvelables et l'infrastructure numérique.

Le cadre du G20 pour les minéraux critiques vise à promouvoir des chaînes d'approvisionnement durables et des normes de gouvernance plus strictes. S’il est largement mis en œuvre, ce cadre pourrait permettre aux pays de ne plus dépendre des exportations de matières premières et de s’orienter vers des partenariats plus équitables sur les marchés mondiaux. Toutefois, le cadre reste volontaire et non contraignant.

De la promesse à la mise en œuvre

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a déclaré que le sommet de Johannesburg avait démontré la capacité de l'Afrique à diriger et à influencer les débats mondiaux. Les pays du Sud, en particulier les pays africains, ont gagné en visibilité en fixant des priorités en matière de climat, de développement et de mondialisation. La pérennité de cet élan dépend de sa mise en œuvre par les gouvernements, les partenaires du secteur privé et la société civile.

Le sommet du G20 a défini des objectifs en matière d’accès à l’énergie, de résilience climatique, de gouvernance équitable des ressources et de réforme de la dette. Ces objectifs signalent une évolution vers une priorisation des besoins des pays du Sud et du programme de développement de l'Afrique. Pour que l’Afrique puisse en bénéficier, ces cadres doivent être assortis d’un financement et d’une volonté politique. Même si Johannesburg a fourni un modèle, le véritable test réside dans l’exécution.

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