L'agriculture coopérative des femmes lutte contre la pauvreté en Gambie

La pauvreté en GambieLes femmes jouent un rôle clé dans l'agriculture en Gambie, en particulier dans les communautés rurales où la pauvreté reste un problème quotidien. Plus de 60% des Gambiens dépendent de l'agriculture pour leur gagne-pain. Les femmes représentent plus de la moitié de la main-d’œuvre agricole et produisent environ 40 % de la production totale.

L'agriculture contribue à environ 20 % du PIB du pays. Environ 74 % des résidents ruraux vivent en dessous du seuil de pauvreté, ce qui accroît la vulnérabilité des ménages agricoles. De nombreuses femmes dépendent de l’agriculture à petite échelle pour leur alimentation et leurs revenus ; cependant, un accès limité à la terre, aux ressources et aux marchés restreint souvent leurs opportunités économiques.

Obstacles rencontrés par les agricultrices

Les femmes gambiennes sont confrontées à des obstacles tacites qui limitent leur capacité à augmenter leurs revenus et à réduire la pauvreté. Ils ont des opportunités limitées en matière d’éducation, de propriété foncière ou d’accès aux intrants productifs, ce qui réduit à la fois la productivité et les revenus des ménages. L’accès limité aux semences, aux outils, aux engrais et aux services financiers ralentit encore davantage la productivité agricole des agricultrices.

Ces obstacles contribuent à la pauvreté et à l’insécurité alimentaire persistantes parmi les femmes et leurs ménages.

Les projets agricoles coopératifs des femmes comme solution

L'agriculture coopérative féminine est devenue une solution efficace aux défis économiques auxquels sont confrontées les agricultrices en Gambie. Les coopératives sont le moyen par lequel les femmes ont accès à des ressources telles que des semences, des outils et des engrais. Ces structures collectives leur permettent de vendre leurs produits sur les marchés locaux et régionaux et de négocier des prix plus justes.

Par exemple, un programme vise pour atteindre environ 40 000 ménages (plus de 10 % de la population). Les femmes représentent environ 80 % des participants, ce qui stimule la productivité, la disponibilité alimentaire, l'accès aux marchés et la stabilité des revenus. Les coopératives de femmes sont devenues un atout clé pour améliorer les moyens de subsistance des ménages et réduire la pauvreté dans les communautés rurales gambiennes.

Programmes de la FAO pour une agriculture intelligente face au climat

L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) renforce la résilience des agricultrices grâce à une agriculture durable et intelligente face au climat. Grâce à ces initiatives, des formations sont dispensées aux techniques agricoles durables et à la gestion des sols. Cela aide les femmes à acquérir les connaissances et le soutien nécessaires pour accroître leur productivité tout en s’adaptant aux défis climatiques.

Les ateliers pratiques sont essentiels pour améliorer les compétences pratiques et la sécurité alimentaire. Les femmes qui participent à ces programmes reçoivent une éducation et des conseils pour générer un revenu stable et réduire la pauvreté.

Coopératives de femmes appuyées par le FIDA

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) soutient l'agriculture coopérative de femmes en Gambie en aidant créer des jardins communautairesdévelopper des chaînes de valeur et fournir un accès inclusif aux microcrédits. Les programmes du FIDA aident les femmes à obtenir de meilleurs prix pour leurs produits sur le marché. Grâce à ces initiatives, les communautés participantes connaissent une augmentation des revenus des ménages et une réduction durable de la pauvreté.

Pour aider à protéger les ménages ruraux, le FIDA finance le projet national de développement de la gestion des terres agricoles et de l'eau (NEMA) par le biais de son Programme d'adaptation pour l'agriculture paysanne (ASAP). Il vise à accroître la résilience climatique des petits exploitants agricoles et à améliorer la gestion locale des urgences climatiques.

NEMA a augmenté la productivité agricole et les revenus des ménages en améliorant l’accès à l’irrigation, à la terre et aux marchés. Aussi, Projets horticoles soutenus par la FAO fournir des formations, des outils et des semences, renforçant ainsi la sécurité alimentaire et la génération de revenus pour les communautés rurales.

Projet ActionAid SAPOF

ActionAid International La Gambie a un projet intitulé Renforcement du soutien et du plaidoyer des organisations de la société civile pour une production durable (SAPOF), financé par l'Union européenne. SAPOF a créé des potagers de femmes dans plusieurs communautés. Il a formé plus de 100 femmes, jeunes et personnes handicapées à production d'engrais organiques/compost et les pratiques agricoles durables.

Grâce à ces jardins, de nombreuses agricultrices bénéficient d’une production agricole et d’une formation aux pratiques résilientes au climat. Des participants de tout le pays ont rapporté que les jardins ont amélioré leur qualité de vie et la nutrition des ménages et ont contribué à réduire la dépendance économique et l'insécurité alimentaire.

Impact sur les femmes, les ménages et les communautés

Ces initiatives agricoles ont un impact énorme sur la réduction de la pauvreté en Gambie en augmentant la participation économique des femmes aux revenus du ménage. Les femmes impliquées dans de telles initiatives font état d’une meilleure nutrition, d’un revenu stable et d’un pouvoir de décision encore plus grand au sein de leurs communautés. Il s'agit d'un moyen de renforcer le rôle des femmes dans les projets agricoles, ce qui contribue également à la chaîne d'approvisionnement alimentaire locale et profite aux ménages où la pauvreté et l'insécurité alimentaire restent les plus élevées.

Pourquoi l'agriculture coopérative des femmes est importante

Les projets agricoles coopératifs de femmes en Gambie jouent un rôle clé dans la lutte contre la pauvreté et l'insécurité alimentaire. Soutenir les agricultrices est essentiel pour améliorer le bien-être, la nutrition et le développement durable des ménages et pour réduire la pauvreté dans les régions rurales de Gambie. Tout cela est possible avec l’accès aux ressources, aux marchés et à la terre.

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