Lumières, caméra : l’industrie cinématographique africaine peut mettre fin à la pauvreté

L'industrie cinématographique africaine peut mettre fin à la pauvretéL'industrie cinématographique africaine peut mettre fin à la pauvretéL'économie cinématographique et créative de l'Afrique, qui comprend la production cinématographique et télévisuelle, l'animation et les médias numériques, la musique et l'ingénierie sonore ainsi que la distribution numérique, est de plus en plus reconnue comme un moteur de croissance économique et d'emploi. Sur tout le continent, l'industrie cinématographique africaine peut contribuer à mettre fin à la pauvreté en générant des emplois, en soutenant les petites entreprises et en développant le contenu créatif exportable. Le premier Sommet du cinéma africain à Accra a abordé les obstacles à la croissance et exploré des stratégies pour exploiter le potentiel du secteur. L'UNESCO évalue le marché du cinéma africain à plus de 20 milliards de dollars.

Effort international

La collaboration du Nigeria avec la Chine démontre comment la coopération internationale peut accélérer le développement des compétences, le financement et le transfert de technologies tout en créant des emplois pour un bénéfice mutuel. Lors du sommet, la Chine a présenté le documentaire Voix du front : la guerre de la Chine contre la pauvretéqui documente le succès de la Chine à sortir plus de 800 millions de personnes de la pauvreté en 40 ans. Les responsables nigérians ont pris en compte ces leçons pour comprendre comment l'industrie cinématographique africaine peut contribuer à mettre fin à la pauvreté en tirant parti des secteurs créatifs comme moteurs de croissance socio-économique.

IFC et la BAD soutiennent l'industrie cinématographique africaine

La Société financière internationale (IFC) et la Banque africaine de développement (BAD) se sont associées à EbonyLife Media, la principale société de médias du Nigeria, pour explorer la création d'un véhicule d'investissement panafricain pour le secteur cinématographique. L’initiative vise à améliorer l’accès au financement pour les productions qui présentent des histoires africaines à l’échelle mondiale et à soutenir la création d’emplois au niveau national, en particulier parmi les jeunes. EbonyLife Media a produit certains des films les plus rentables de la région et entretient des partenariats avec Sony Pictures Television, Westbrook Studios, Stars, Macro Film Studios et 22 Summers d'Idris Elba.

L'Afrique a la population la plus jeune au monde, avec 70 % des Africains subsahariens ayant moins de 30 ans. D'ici 2030, les jeunes Africains devraient représenter 42 % de la jeunesse mondiale, créant ainsi un vaste vivier de talents et un public élargi pour le contenu cinématographique et médiatique. Les initiatives qui montrent comment l'industrie cinématographique africaine peut contribuer à mettre fin à la pauvreté doivent cibler ce groupe démographique pour garantir une croissance économique durable.

Impact économique

L'industrie cinématographique sud-africaine démontre un impact économique mesurable. En 2016-2017, les dépenses opérationnelles de 4,4 milliards de rands ont contribué à une production économique totale d'environ 12,2 milliards de rands, avec un multiplicateur d'emploi de 4,9, ce qui signifie que près de deux personnes supplémentaires ont bénéficié pour chaque R1 investi.

La société nigériane Nollywood produit environ 50 films par semaine, génère environ 8,1 milliards de rands par an et se classe au deuxième rang des employeurs du pays après l'agriculture. Le Kenya produit des films plus coûteux et de meilleure qualité, mais les faibles revenus par film limitent les investissements et l'échelle.

Succès récents, dont le thriller nigérian Netflix Le livre noirqui a atteint 5,6 millions de vues en deux jours et s'est classée troisième au niveau mondial, illustre comment l'industrie cinématographique africaine peut contribuer à mettre fin à la pauvreté en touchant le public mondial et en créant des opportunités économiques pour les créateurs locaux.

Avoir hâte de

Les investissements dans le développement des compétences, les infrastructures de production, les services de soutien aux entreprises et la réforme politique transformeront les talents créatifs de l'Afrique en résultats économiques durables. Les efforts coordonnés des gouvernements, des institutions de financement du développement et des investisseurs privés restent essentiels pour comprendre comment l'industrie cinématographique africaine peut contribuer à mettre fin à la pauvreté, à développer l'emploi et à promouvoir une croissance économique inclusive.

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