
Le Zimbabwe est un pays situé en Afrique australe. Il partage ses frontières avec l'Afrique du Sud au sud, la Zambie au nord, le Mozambique à l'est et le Botswana à l'ouest. Harare, la plus grande ville et en même temps la capitale, se trouve dans la partie nord-est du pays.
La population du Zimbabwe est d'environ 17 millions d'habitants, l'âge moyen des citoyens étant de 18 ans. Le système politique est une démocratie constitutionnelle et la plupart de sa population pratique le christianisme. Malgré sa vaste étendue, sa beauté naturelle et son riche patrimoine culturel, le VIH au Zimbabwe reste un défi de santé publique important.
La prévalence du VIH
Le VIH au Zimbabwe devient un problème de plus en plus grave. En 2024, environ 1,3 million de personnes vivaient avec le virus, dont la plupart étaient des adultes. Les femmes représentaient notamment une part nettement plus importante des personnes touchées, avec 740 000 cas contre 490 000 chez les hommes.
Malgré les progrès réalisés en matière de prévention et de traitement, l'instabilité économique et le financement limité de la santé publique continuent de menacer la réponse du pays au VIH. La dévaluation de la monnaie nationale et la hausse de l'inflation ont réduit les budgets de santé et entraîné des pénuries de médicaments dans certaines régions.
Début 2025, coupe et congèle des financements internationaux, y compris une suspension temporaire du soutien économique, est entrée en vigueur. En conséquence, plusieurs cliniques VIH ont fermé leurs portes et l’approvisionnement en ARV a été interrompu, laissant des milliers de personnes sans aide. Les experts et les organisations de santé ont averti que de telles perturbations pourraient annuler des années de progrès en matière de contrôle du VIH et d’observance du traitement.
Populations clés
Au Zimbabwe, les populations clés, en particulier les travailleuses du sexe, supportent un fardeau du VIH nettement plus élevé que la population générale. Environ la moitié de travailleuses du sexe ont le VIH au Zimbabwe. La prévention est difficile car de nombreux membres de la population clé ne connaissent même pas leur statut sérologique, ce qui propage davantage la maladie.
Les femmes et les filles, malgré les progrès réalisés dans certains domaines de l’éducation, restent sous-représentées dans l’emploi formel et sont plus exposées à la pauvreté. De nombreuses femmes dépendent du secteur informel pour leurs revenus, comme la vente dans la rue et les petits boulots, qui génèrent souvent des revenus irréguliers, ce qui rend difficile l'accès aux soins de santé, au transport en clinique ou à un traitement régulier. Dans certains cas, l’urgence de subvenir aux besoins des personnes à charge conduit à des « relations sexuelles de survie » ou à des relations transactionnelles informelles.
Combattre le VIH
Le Zimbabwe a réalisé des progrès significatifs dans la lutte contre le VIH, avec le fort soutien du Fonds mondial, du PEPFAR, du PNUD et des groupes locaux de la société civile. Selon des rapports récents, environ 93 % des personnes vivant avec le VIH au Zimbabwe connaissent leur statut, 98 % des personnes diagnostiquées reçoivent un traitement antirétroviral (TAR) et 95 % de celles qui sont sous TAR ont atteint une suppression virale. Toutefois, maintenir ces acquis reste un défi.
Malgré un soutien extérieur substantiel, le Zimbabwe est confronté à un déficit de financement d'environ 133 millions de dollars en 2024 pour répondre pleinement aux besoins en ressources décrits dans son plan stratégique de lutte contre le VIH. Les récents gels et réductions du financement des donateurs, notamment de l'USAID, ont soulevé de sérieuses inquiétudes quant au maintien des services, des cliniques, de l'approvisionnement en TAR et de la sensibilisation, en particulier pour les groupes vulnérables et marginalisés.
Grâce à l’engagement continu et ciblé des partenaires internationaux et à l’augmentation des investissements nationaux, le Zimbabwe vise à maintenir et à renforcer les services de prévention et de traitement du VIH. Les éléments clés comprennent l’expansion des sources de financement locales, la garantie que les services destinés aux populations clés restent prioritaires, le maintien des chaînes d’approvisionnement en TAR et l’intensification des innovations en matière de dépistage, de prévention et de soins.
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