
Hypertensionsouvent appelé le tueur silencieux, fait son apparition dans toute l’Afrique subsaharienne à mesure que les villes se développent et que les régimes alimentaires changent. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) affirme que plus d'un tiers des adultes de la région souffrent d'hypertension artérielle. Pourtant, beaucoup ne savent pas qu’ils en sont atteints jusqu’à ce qu’ils subissent une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral ou une insuffisance rénale.
Contrairement aux maladies infectieuses aux symptômes évidents, l’hypertension peut passer inaperçue pendant des années. Les cliniques rurales peuvent être situées à des kilomètres et manquent souvent de brassards de tensiomètre fiables. Même dans les villes, les dépistages de routine sont rares en dehors des hôpitaux. La pauvreté aggrave le problème.
De nombreux patients sautent les examens en raison des frais de déplacement ou de la perte de salaire, et les médicaments peuvent être difficiles à trouver ou trop chers.
Les agents de santé communautaire prennent les devants
Les gouvernements et les groupes humanitaires se forment agents de santé communautaires pour filtrer les résidents là où ils vivent. Au Kenya et au Ghana, des équipes mobiles se sont installées sur les marchés et dans les églises pour vérifier gratuitement la tension artérielle. Lorsqu’ils découvrent une hypertension chez un individu, les agents de santé donnent des conseils sur le mode de vie et orientent les patients vers des médicaments génériques bon marché.
Ces programmes sont peu coûteux et faciles à étendre, ne coûtant souvent que quelques dollars par patient et chaque année.
MLa médecine est importante, mais la prévention dépend d’un changement plus large. Des campagnes publiques incitent les gens à réduire leur consommation de sel, à manger davantage de fruits et de légumes et à faire régulièrement de l'exercice. En Tanzanie, des programmes radiophoniques et des rappels par SMS encouragent une cuisine plus saine et des promenades quotidiennes. Les urbanistes du Nigeria et d’Afrique du Sud ajoutent des sentiers pédestres et des parcs pour rendre l’activité physique plus sûre et plus facile.
Partenariats et dynamique politique
L'OMS Initiative COEURS a été déployé dans plusieurs pays à revenu faible ou intermédiaire pour normaliser les protocoles de soins de l'hypertension et renforcer les systèmes de prestation de soins primaires. De même, des organismes régionaux tels que la Société Panafricaine de Cardiologie (PASCAR) ont collaboré avec l’OMS pour produire le «Feuille de route pour parvenir à un contrôle de 25 % de l’hypertension en Afrique d’ici 2025», guidant les politiques nationales en matière d’hypertension.
Les gouvernements nationaux ont adopté des cadres de partage des tâches et des lignes directrices sous la pression des groupes de défense mondiaux. En Afrique, la stratégie Épidémiologie innovante et écosystème dynamique (ACHIEVE) définit 10 actions stratégiques pour intégrer la lutte contre l’hypertension dans la politique des systèmes de santé. En outre, les agences donatrices et les ONG internationales, notamment Décidez de sauver des viessoutenir l’achat de médicaments abordables, offrir des formations et fournir une assistance technique aux gouvernements qui lancent des programmes de contrôle de l’hypertension.
En Afrique, les plans stratégiques des Centers for Disease Control (CDC) mettent l'accent sur le renforcement des partenariats, le développement de la main-d'œuvre et la coordination institutionnelle entre les États membres. Ces efforts visent à intégrer la lutte contre les maladies non transmissibles (MNT), notamment l’hypertension, dans des systèmes de santé plus vastes.
Une étape vitale vers des systèmes de santé plus solides
La lutte contre l’hypertension en Afrique subsaharienne renforce les services de santé dans leur ensemble. Les contrôles de routine de la tension artérielle créent des chances de détecter le diabète et d’autres maladies chroniques. Des chaînes d’approvisionnement fiables en médicaments contre l’hypertension améliorent l’accès à d’autres médicaments essentiels. En luttant contre une maladie silencieuse mais mortelle, l’Afrique subsaharienne peut éviter d’innombrables décès prématurés et bâtir une population plus saine et plus productive. Cela montre que la lutte contre les maladies chroniques est aussi importante pour le développement que la lutte contre les maladies infectieuses.
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