Dans les collines et les villes de l'Ouganda, une révolution tranquille se déroule sur les ondes. À travers l'Afrique, les émissions de radio interactives ont longtemps permis aux citoyens d'exprimer leurs préoccupations, mais en Ouganda, une organisation technologique pour bonne qualité appelée TracFM va plus loin. C'est pionnier d'un programme qui maintient la conversation, transformant les commentaires du public en réalité.
L'innovation clé de l'organisme à but non lucratif n'est pas l'émission de radio elle-même. Il dispose d'un logiciel qui transforme des milliers d'opinions dispersées à partir de messages SMS en données claires et structurées, offrant aux décideurs les preuves indéniables des besoins des citoyens.
En collectant et en analysant systématiquement ces données générées par les citoyens, TRACFM amplifie les voix pour réduire la pauvreté d'une manière mesurable, ciblée et impossible à ignorer. Cette approche basée sur les données crée une nouvelle relation plus réactive entre le peuple ougandais et leurs dirigeants.
Quantification de l'invisibilité: données sur l'identité
L'un des obstacles les plus profonds à l'échappement de la pauvreté est l'invisibilité. Ce manque de reconnaissance juridique a des conséquences tangibles, interdisant aux individus de s'inscrire à l'école, d'accéder aux programmes de santé du gouvernement ou même d'obtenir un emploi officiel. Reconnaissant cela, TracFM Campagne de voix abordé la question en engageant les citoyens sur l'importance de l'enregistrement civil.
La campagne a fait plus que parler; Ses sondages ont généré des données quantifiables, révélant des problèmes concrets tels que des connaissances limitées sur l'enregistrement civil et ses avantages. Ces données produisent des changements au niveau sous-régional, permettant aux gouvernements locaux de déployer des unités d'enregistrement avec une plus grande précision, passant le problème d'une collection d'anecdotes à un défi politique fondé sur des preuves.
Ces nouvelles données d'enregistrement civil soutiendront sans aucun doute les dirigeants africains et le groupe de la Banque mondiale dans leur objectif de garantir que chaque citoyen a une identité numérique d'ici 2030. Ils croient que l'identification appropriée permet «l'inclusion financière, l'amélioration de la gouvernance et l'autonomisation des femmes et des filles». Il débloque également un large éventail d'avantages supplémentaires.
De l'identité aux droits d'un individu
Une autre campagne de TracFM cible la question complexe de la gouvernance et des droits de l'homme. Sans une compréhension claire de leurs droits fondamentaux, les citoyens peuvent avoir peur de parler ou de se réunir. Tracfm Sensibilisation aux droits de l'homme La campagne, connue sous le nom de Sauti Stream, l'a directement confronté en éduquant les gens sur leurs droits à la liberté d'expression, d'association et d'assemblée.
Les données des sondages SMS ont créé une boucle de rétroaction vitale, essentiellement un rapport sur l'état de l'alphabétisation civique, « avec 64% des répondants ignorant leurs droits ou manquant d'accès à l'information. » Des données supplémentaires des rapports offrent aux éducateurs et aux groupes de la société civile un aperçu des droits les moins compris, les aidant à adapter leurs programmes de sensibilisation en conséquence.
Ce processus est une application de base des principes défendus par le programme de développement des Nations Unies (PNUD) « Approche du développement fondé sur les droits de l'homme. » L'approche fait valoir que le développement est le plus efficace lorsque les gens sont des agents habilités du changement.
Un regard sur la propriété foncière
Armés d'une identité et d'une connaissance de leurs droits, les citoyens peuvent s'attaquer aux questions économiques fondamentales comme la terre. Les droits fonciers peu sûrs sont un principal moteur de la pauvreté et des conflits, en particulier pour les femmes et les agriculteurs. Tracfm Droits fonciers en Ouganda La campagne s'est abordé en interrogeant les citoyens sur leur connaissance des lois foncières et leurs expériences avec la gestion des terres locales.
Ces sondages ont développé des données qui ont souligné où la littératie juridique était la plus faible et où les citoyens se sentaient les plus impuissants. Étonnamment, seulement 18% des répondants ont déclaré avoir enregistré leurs terres, déclarant que le processus est «trop cher ou compliqué». Environ 68% des répondants pensaient que leur enregistrement ne profiterait que l'élite et qu'ils n'étaient pas induits en erreur dans leurs hypothèses.
Compte tenu de leur accès réduit à un conseiller juridique et à des informations, le citoyen moyen est vulnérable à la fraude foncière et à la corruption. Ces problèmes indiquent un besoin clair d'une plus grande transparence et d'une collecte d'informations plus responsable. Le concept de données générées par les citoyens pour améliorer la stabilité économique est à la pointe du développement mondial. Le rapport de la Banque mondiale en 2021, «Données pour une vie meilleure», Docute comment ces données peuvent aider à concevoir des services publics plus efficaces, y compris les programmes d’enregistrement foncier qui garantissent les droits de propriété pour les personnes qui éprouvent la pauvreté. Ce modèle basé sur les données s’aligne également sur les tendances mondiales de la gouvernance.
Conclusion
En fin de compte, le pouvoir de TracFM réside dans son processus: il capture la voix humaine, la traduit dans le langage des données et la présente comme une preuve claire. Cela prouve que les données produisent des changements et que les informations axées sur les citoyens sont plus efficaces lorsque les voix ne sont pas seulement entendues, mais comptées et en poids.
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