Défis et progrès concernant l'état de droit au Soudan du Sud

État de droit au Soudan du SudAvec des décennies de guerre civile et les lignes floues entre le pouvoir militaire et politique, la corruption a été répandue au Soudan du Sud. Cela a affaibli l'état de droit, qui a laissé des civils sans protection et a conduit à des cycles de violence.

État de droit au Soudan du Sud: la Constitution

La constitution du Soudan du Sud décrit le principe de séparation des pouvoirs (article 48) et l'égalité devant la loi (article 14). Il appelle également un pouvoir judiciaire indépendant (article 122) et établit la Commission anti-corruption et la Commission des droits de l'homme pour aider à maintenir ces principes démocratiques.

Cependant, dans la pratique, ces mécanismes sont souvent inefficaces. Les responsables politiques et militaires sont rarement tenus responsables car ils échappent à des poursuites. L'indépendance du pouvoir judiciaire est également en danger car les responsables ont le pouvoir d'influencer les tribunaux et les résultats juridiques.

De plus, la Constitution elle-même donne l'immunité aux responsables politiques et militaires. Les officiers militaires, par exemple, ne peuvent pas être jugés devant les tribunaux civils. Certaines dispositions accordent également un pouvoir excessif au président, contredisant davantage l'état de droit et la séparation des pouvoirs, selon BTI. La promulgation de la loi sur le gouvernement local, qui a redéfini les chefs des tribunaux en tant qu'acteurs nationaux, a ajouté au problème, car cela a limité leur capacité à représenter la voix du peuple indépendamment.

Mise en œuvre de l'accord de paix revitalisé

Pour renforcer l'état de droit, la présidente Salva Kiir Mayardit et l'ancien premier vice-président Riek Macha ont signé l'accord de paix revitalisé en 2018. Cela comprenait l'obligation d'établir la Cour hybride du Soudan du Sud (HCSS) en coopération avec l'Union africaine, selon BTI. Avec cette implication internationale et l'application des normes juridiques internationales, le HCSS était envisagé d'être plus indépendant pour assurer la justice des crimes graves.

Néanmoins, il y a eu peu de progrès, car les autorités sud-soudanaises ont retardé la création de la Cour. Le budget d'assistance étrangère d'autres pays diminuant ces dernières années a également contribué à des progrès au point mort.

Les autres obligations énoncées dans l'accord de paix revitalisé comprennent la création de la Commission sur la vérité, la réconciliation et la guérison (CTRH) et l'Autorité de rémunération et de réparation (CRA). Sur une note plus prometteuse, le gouvernement soudanais du Sud a adopté une législation en novembre 2024 pour établir ces deux organismes. Leurs principaux rôles sont d'enquêter et de rendre compte des violations des droits de l'homme, de promouvoir la paix et la réconciliation et d'assurer une indemnisation des victimes.

L'assistance de l'ONU

Un autre progrès notable en ce qui concerne l'État de droit au Soudan du Sud est l'exploitation d'un tribunal général martial avec le soutien de l'ONU dans 14 affaires, le tribunal a pu poursuivre les responsables militaires pour des crimes tels que le meurtre et la violence sexuelle. Le tribunal les a condamnés à une prison et leur a ordonné d'indemniser les victimes.

La mission des Nations Unies au Soudan du Sud (UNSISS) a également apporté un soutien aux victimes en fournissant un financement pour des conseils juridiques gratuits, un soutien en santé mentale, une nourriture et un logement. Bien qu'il y ait encore des limites dans cette mission, comme le manque de protection des victimes pendant les procès et se concentre principalement sur les fonctionnaires de faible rang, il indique toujours une étape significative vers la tenue des responsables en vertu de la loi.

Aller de l'avant

Compte tenu de leur environnement politique fragile, il y a encore des défis pour atteindre l'état de droit au Soudan du Sud. Par conséquent, il est crucial que le gouvernement poursuive ses efforts vers la justice transitoire pour briser le cycle du conflit et aborder les causes profondes de la violence. Ce n'est qu'avec l'engagement et l'investissement à long terme que le Soudan du Sud peut construire un avenir où l'état de droit n'est pas seulement un principe sur le papier, mais une réalité pour son peuple.

*