Engagement envers l’ODD10 : Réduire les inégalités en Afrique du Sud

Réduire les inégalités en Afrique du SudRéduire les inégalités en Afrique du SudLa race reste le principal facteur d’inégalité en Afrique du Sud, façonnée par un héritage qui est resté largement inchangé. Les effets de l’apartheid continuent de saper les progrès vers l’égalité. Depuis des décennies, la Banque mondiale classe l’Afrique du Sud au premier rang pays le plus inégalitaire au monde.

Cette inégalité continue de limiter la mobilité sociale, renforçant un cycle de richesse et de pauvreté. De nombreux individus se voient effectivement attribuer à la naissance un avenir soit « de haillons, soit de richesses ». Alors que Objectif de développement durable 10 vise à réduire les inégalités, les écarts de revenus et d’opportunités élevés persistent en raison d’injustices structurelles de longue date.

Les inégalités en Afrique du Sud peuvent être largement attribuées à trois facteurs clés : la répartition des revenus, l'accès inégal à l'éducation et les disparités salariales.

Distribution avant le revenu

La répartition avant le revenu fait référence aux facteurs qui influencent la richesse et les opportunités avant que le revenu ne soit gagné. Ceux-ci incluent la propriété foncière, l’héritage et la race, qui sont tous « nés » de facteurs qui ne peuvent pas être modifiés, donnant aux individus un avantage ou un désavantage naturel dès la naissance.

En Afrique du Sud, le coefficient de Gini reste à 0,63, avec le les 20 % les plus riches de la population représentent près de 70 % des revenus. En comparaison, les 20 % les plus pauvres se retrouvent avec moins de 5 %. La race reste le facteur déterminant le plus dominant dans la répartition des revenus antérieurs. Cinquante ans après l’apartheid, son impact est toujours évident, laissant des traces durables de l’emprise qu’il exerçait autrefois sur le pays.

Certains progrès ont été réalisés en matière de transparence en matière d’inégalités de revenus. Les récentes modifications apportées à la Loi sur les sociétés exigent désormais que les entreprises divulguent Ratios de rémunération du PDG par rapport aux employés. Le Labour Research Service rapporte que la moyenne actuelle des 40 premières entreprises du JSE est d’environ 1 270 : 1. Cet aspect de l’inégalité a été abordé de la manière la plus efficace grâce aux subventions sociales.

Avec l'un des plus grands systèmes de subventions sociales dans le monde, l’Afrique du Sud a aidé des millions de citoyens vulnérables. Ces subventions ont été largement saluées. En 2011, le nombre de bénéficiaires de subventions avait augmenté de 13,6 millions depuis 1998. Bien que le coefficient de Gini indique toujours des inégalités importantes, les subventions sociales ont contribué à stabiliser les revenus de certains des ménages les plus pauvres du pays, empêchant ainsi les niveaux d'inégalité de s'accroître encore davantage.

Inégalités salariales

Même après avoir surmonté les obstacles à l’emploi, de nombreux Sud-Africains restent confrontés aux inégalités. En moyenne, les femmes en Afrique du Sud gagnent 12 % de moins que leurs homologues masculins. Près de la moitié de cet écart (45 %) est attribuée à l'emploi disproportionné des femmes dans les entreprises les moins bien rémunérées.

Le chômage structurel est un autre contributeur important aux inégalités salariales. Avec une économie en stagnation, le marché du travail souffre. Les emplois eux-mêmes étant difficiles à trouver et peu nombreux, cela constitue un facteur important d’inégalité.

Au cours des dernières années, chômage des jeunes a augmenté à plus de 46%, contribuant à la pauvreté et renforçant la lente croissance économique du pays. Cela a créé un autre obstacle majeur à la réduction des inégalités en Afrique du Sud.

Accès à l'éducation

Les écoles d'Afrique du Sud sont confrontées à d'importantes contraintes de ressources, ce qui entraîne de grandes lacunes dans les compétences fondamentales des élèves. Cela a été souligné en 2021, lorsqu’il a été constaté que environ 80 % des élèves de 4e année les apprenants ne pouvaient pas lire pour comprendre, ni comprendre ou extraire des informations du texte. Ce résultat découle d’un manque plus large de ressources.

Les infrastructures et les enseignants qualifiés restent rares, en particulier dans les communautés rurales les plus pauvres. Toujours aux prises avec les conséquences de son passé, les inégalités spatiales continuent de limiter l’accès à l’éducation. « L'héritage du colonialisme et de l'apartheid, enraciné dans la ségrégation raciale et spatiale, continue de renforcer les inégalités », a déclaré le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme.

Les inégalités spatiales ont été fortement influencées par Loi sur les zones de groupe de 1950. L’initiative a éloigné les familles noires des zones urbaines et les a relocalisées dans des villes rurales sous-développées. Alors que les familles étaient contraintes de s’installer dans ces nouvelles zones désignées, des générations plus tard, la ségrégation spatiale persistait.

Manquant d'infrastructures, ces zones étaient grevées de nombreuses charges, permettant aux familles qui y vivaient de prendre du retard par rapport à leurs pairs des banlieues prospères. Ce contraste frappant demeure, notamment dans les banlieues et les townships de Johannesburg.

Conclusion

Les injustices structurelles généralisées héritées de l’apartheid persistent, malgré les progrès stupéfiants réalisés dans la réduction des inégalités en Afrique du Sud. Le pays a néanmoins fait des progrès impressionnants vers la réalisation de l’ODD 10. Il s’agit notamment de subventions sociales et d’amendements législatifs exigeant la transparence sur les disparités salariales, perpétuant ainsi la pression et la responsabilité.

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