Investissements pour mettre fin à la pauvreté: énergie renouvelable au Nigéria

Énergies renouvelables au NigériaLe Nigéria abrite plus de 220 millions de personnes, mais plus de 85 millions de personnes vivent toujours sans accès à l'électricité. Selon la Banque mondiale, cela place le Nigéria parmi les pays avec les plus grands déficits d'accès à l'énergie dans le monde. Pour y remédier, le gouvernement fédéral a introduit un budget d'énergie renouvelable de 450 milliards de nairas (environ 290 millions de dollars) visant à réduire la pauvreté et à stimuler le développement inclusif.

L'accès à l'électricité influence presque tous les aspects de la vie quotidienne, des communications et des opérations commerciales à la fréquentation scolaire et aux résultats des soins de santé. Dans le Nigéria rural, le manque de pouvoir fiable oblige souvent les cliniques de santé à s'appuyer sur des générateurs de chandelles ou de diesel, qui sont coûteux et inefficaces. Les étudiants des communautés hors réseau ont du mal à étudier après le coucher du soleil, tandis que les agriculteurs rencontrent des difficultés de stockage de biens périssables pour le marché. Sans intervention, cet écart d'électricité renforce les inégalités existantes.

Accès à l'énergie et réduction de la pauvreté

L'initiative des énergies renouvelables du gouvernement vise à réduire la pauvreté en élargissant l'accès à une électricité fiable dans les régions rurales et mal desservies au Nigéria. Selon le ministre du Nigéria des affaires humanitaires et de la réduction de la pauvreté, le professeur Nentawe Yilwatda, la pauvreté énergétique contribue à des inégalités plus larges, limite le niveau de scolarité et entrave la prestation des services de santé. L'amélioration de l'accès à l'électricité peut soutenir les petites entreprises, stimuler le traitement des cultures et réduire la dépendance des ménages à des générateurs coûteux et polluants. À l'appui de cette stratégie, la Global Energy Alliance for People and Planet (GEAPP) s'est associée à des agences nigérianes pour augmenter les solutions distribuées aux énergies renouvelables et mettre en œuvre des infrastructures à faible teneur en carbone à travers le pays.

L'infrastructure énergétique en évolution du Nigéria

La transition énergétique actuelle du pays comprend des composants solaires, éoliens, géothermiques et hydroélectriques. Ces sources d'énergie renouvelables au Nigéria devraient remplacer les systèmes à base de combustibles fossiles vieillissants, ce qui permet une réduction des émissions et la création de nouvelles opportunités économiques. Selon Konrad Adenauer Stiftung, cette transition soutient l'ambition plus large du Nigéria de réaliser des émissions de zéro nettes d'ici 2060. Les infrastructures mises à jour pourraient également générer jusqu'à 340 000 nouveaux emplois d'ici 2030 à travers les secteurs renouvelables de l'efficacité énergétique et de l'énergie, selon l'Agence internationale des énergies renouvelables.

Potentiel régional et implications mondiales

La poussée du Nigéria pour les énergies renouvelables distribuées fait partie d'un effort continental plus large pour lutter contre la pauvreté énergétique. La Banque mondiale estime que la mise à l'échelle des systèmes de l'énergie renouvelable à l'accès distribué (DARES) pourrait bénéficier à plus de 200 millions de personnes à travers l'Afrique. Le modèle du Nigéria – focalisé sur l'abordabilité, la décentralisation et les capacités locales – prévoit un cadre que d'autres pays à faible revenu pourraient adopter.

En avant

Alors que le Nigéria fait avancer son plan d'électrification national, les efforts futurs pourraient se concentrer sur l'amélioration de la résilience des grilles, en élargissant les réseaux communautaires de mini-réseau et en favorisant la collaboration du secteur privé. La rationalisation des cadres réglementaires et l'offre d'incitations à la fabrication locale de composants renouvelables peuvent réduire les coûts du projet et promouvoir l'autosuffisance. L'élargissement des programmes de formation technique pourrait également aider à répondre aux pénuries de compétences sur le marché du travail de l'énergie propre.

Selon l'International Energy Agency (AIE), l'Afrique subsaharienne nécessite plus de 25 milliards de dollars par an en investissements énergétiques pour atteindre les objectifs d'accès universels d'ici 2030. Un engagement politique soutenu et un suivi efficace pourraient être essentiels pour garantir que ces investissements se traduisent par des progrès durables et inclusifs pour tous les Nigérians.

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