Pauvreté et soins de santé au Kenya

Soins de santé et pauvreté au KenyaDe nombreux facteurs de santé contribuent aux quelque 3,6 millions d’enfants orphelins au Kenya : la maladie, la malnutrition, l’accès aux soins de santé et les disparités entre les sexes. La pauvreté est omniprésente dans chacun de ces domaines et a des effets significatifs sur les femmes et les enfants orphelins qui résident au Kenya, laissant nombre d'entre eux vulnérables au développement de comportements à risque pour la santé. Le manque de soins de santé accessibles est évident au Kenya, avec la prévalence de maladies et les nombreux obstacles auxquels les femmes et les enfants sont confrontés pour pouvoir recevoir des soins. C'est désormais également devenu un problème socio-économique, car le système de santé présente d'extrêmes disparités au sein des principales communautés du Kenya.

Faire face au VIH/SIDA dans la pauvreté

Le VIH/SIDA touche 1,4 million de personnes au Kenya, et 32 ​​% des orphelins sont dus au VIH/SIDA. Cela est dû à l’ampleur de l’étendue du VIH au sein des familles et à la manière dont il affectera directement la main-d’œuvre et le revenu global des familles. Le VIH joue également un rôle majeur dans la santé des parents de la famille, provoquant la mort de l'un ou des deux parents, laissant davantage d'enfants orphelins. La pauvreté a un impact direct sur l’accès aux médicaments antiviraux (ARV)
les citoyens du Kenya dépendent fortement des donateurs. En janvier 2025, les États-Unis ont fermé leur USAID, réduisant ainsi leurs programmes au Kenya de 149 à 30. Cette sortie massive de l’aide humanitaire a entraîné le licenciement de nombreux professionnels de santé et la fermeture d’établissements de santé.

Carences en vitamines chez les femmes enceintes

Au Kenya, de nombreuses femmes enceintes présentent des carences en vitamines dues aux quantités limitées de produits nutritionnels destinés à la santé maternelle ainsi qu'aux aliments nutritifs globaux nécessaires pendant la grossesse. Au Kenya, 26 % des femmes enceintes souffrent d'une carence en fer, créant un taux d'anémie de 42,6 %. Le Kenya dans son ensemble est confronté à une sécheresse qui affecte non seulement ses ressources, mais aussi la capacité des familles à avoir une stabilité, ce qui conduit de nombreux enfants dans des orphelinats. De nombreux orphelins au Kenya ont des parents vivants, mais la pauvreté généralisée les laisse sans ressources substantielles, ce qui conduit les enfants à être placés dans des orphelinats avec l'idée qu'ils vivront une vie meilleure.

Disparités entre les sexes

Seulement 6 % des femmes possèdent des titres fonciers au Kenya. Bien que la propriété soit un droit légal pour elles, les normes sociétales de discrimination à l'égard des femmes ont longtemps été le facteur déterminant de leur incapacité à obtenir et à conserver des biens. Les femmes kényanes risquent d'être victimes d'accaparement de leurs terres, généralement lorsque leurs maris les chassent ou les maltraitent, les obligeant à fuir. Ces femmes se retrouvent dans des situations vulnérables, se sentant obligées d'abandonner leurs enfants dans des orphelinats et les poussent à faire des choix loin d'être idéaux, comme la prostitution. Cela peut entraîner un taux de mortalité plus élevé et, à terme, laisser de nombreux enfants orphelins.

Ressources disponibles

Pour aider à lutter contre ces problèmes, de nombreuses organisations et campagnes, telles que Stand for Her Land et la Kenyan Peasants League, ont commencé à recueillir du soutien et à trouver ces ressources épuisées pour aider la communauté. Stand for Her Land a travaillé sur le plaidoyer pour que les femmes de statut et de revenus inférieurs exercent leurs droits et obtiennent un accès légal à la terre. Parallèlement, la Ligue des Paysans du Kenya rassemble des fonds communautaires pour acheter des terres aux femmes dont les terres ont été usurpées lors des périodes d'accaparement de terres majeures.

Action politique

Le gouvernement a désormais également adopté une position plus ferme sur ces questions, notamment en créant la Stratégie nationale de réforme de la prise en charge des enfants au Kenya. Cette loi spécifique se concentre beaucoup sur les soins familiaux dans la société et veille à ce qu'ils disposent des ressources nécessaires pour continuer dans la société. Cependant, pour briser ce cycle de pauvreté dans son ensemble, les organisations nationales et internationales doivent donner la priorité à des éléments tels que l'accessibilité aux soins de santé, le respect du droit des femmes à posséder des terres et le renforcement général des programmes de protection de l'enfance. De tels changements peuvent probablement améliorer les moyens de subsistance non seulement des enfants du Kenya, mais aussi de la communauté qui les entoure.

Conclusion

En résumé, la pauvreté au Kenya a montré ses effets durables qui ont causé de graves dommages, en particulier aux enfants orphelins du pays. Des études montrent qu’il y aura des effets à long terme sur leurs problèmes de développement globaux qui les suivront probablement jusqu’à l’âge adulte. Afin de répondre correctement à ces questions, des ressources plus accessibles doivent être mises en œuvre.

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